Le Matin d'Algérie

Faute ! M’sieur Hamrouche, ce sont les peuples la base des changements

En « marche » vers une catastrophe annoncée et un chaos inédit, le pays, nous annonce-t-on a acquis près de douze milliards de dollars d’armement, ou de déchets d’armement de la première moitié de la planète. Une démesurée somme sous toutes les pondérations.

Sans compter sur les conditions de ces acquisitions, et les intérêts y afférents, il est question de milliards de centimes dans les escarcelles de ces entrepreneurs et subordonnés de dynamismes occultes. Et puis, qui a dit que c’est les armes et les armes seules qui protégeaient les territoires, la sureté des état-nations est un concept complexe et composée, et sur ce plan, nous ne sommes, hélas, pas en pole position. La sureté des état-nations est complexe et composée, un pays qui ne produit pas ce qu’il mange est un pays faible, aussi armé qu’il soit, pire, c’est un pays qui a échoué

Les peuples se battent, – quand ils se battent – avec les moyens qui leur daignent de leur présence. La guerre de révolution algérienne est l’une des éminentes preuves de ceci. Et puis c’est pour agresser qui, ou se défendre contre qui, ces armements ? Le Mali, le Niger, la Libye, le Maroc.. Ce sont des nations vers lesquelles nous devons nous tourner pour bâtir ensemble et échafauder les structures d’une tranche de ce monde, une tranche Amazigh ou Arabophone, une tranche Nord-Africaine, comme le méditaient les vrais révolutionnaires de ce pays (Avant que l’armée des frontières les isole, les vainc ou les fasse disparaitre). Parce que si c’est en vue de riposter, éventuellement, à la moitié Nord de la planète, il ne faut pas trop y compter.

« Nous allons l’élire, vivant ou mort » !

Les aberrants vont loin, heureusement ! Les aberrants vont drainer le pays au chaos, malheureusement. Ils comptent conduire un paraplégique muet, qui plus est l’anthropopithèque des tromperies, des voles et des mensonges, des liquidations et des coups d’états. Ils comptent installer, par une parodie de campagne, animée par les quarante voleurs vendant et ventant une image figée d’un ‘’président’’ à la fonction suprême, l’intéressé étant des absents et absent.

Un chef d’Etat inanimé et engourdi, comme si l’Algérie n’a jamais enfanté d’hommes et de femmes capables de gérer ce pays, et de ‘’distribuer’’ ses milliards, et que un territoire de deux mille quatre cent kilomètres carrées et de trente neuf millions de propriétaires se résumait à une poignée d’énergumènes, seuls adroits d’arbitrer la rente pétrolière et de la prodiguer au citoyen de seconde zone auquel on fait appel à l’occasion d’une charade électorale.

Faute ! M’sieur Hamrouche 

Si Mouloud se joint à ses semblables – parmi eux Si Ali Benflis qui participe à la mascarade en cours – (dans le constat), pour nous jurer que la situation est plus que jamais empoisonnée et dangereuse, et nous démonter que l’Etat est à moitié effondré, et que l’autre moitié est en dégringolade. C’est excellent, ça ravitaille l’unanimité du constat, maintenant que le dernier des sots et les attardés politiques commencent à décrypter l’impasse algérienne, les grands saints s’y mette enfin, c’est parfait.

Dans ses confidences à la presse, Si Mouloud vient à la solution, et nous explique que la légitimité, la seule est celle de l’armée. Sans compter que cette armée dans parle si Mouloud est le résidu de l’armée des frontière, le commandement de l’armée, bien entendu et non pas l’armée dans son corps, ou son cadavre devrait-je dire. Si Mouloud, lui, entends la poignée de généraux à la prescription de cette armée. Sans compter que cette armée triomphant aujourd’hui est celle qui a fait tombé des géants parmi ceux qui ont fait face à l’empire armé français, qui a exécuté le colonel Chaabani en 1964, pour ne citer que celui là.

Le peuple algérien, M’sieur Hamrouche, a aujourd’hui besoin et envie de décider de son devenir et de prendre enfin son droit à l’autodétermination, avec tout ce que peut englober cette représentation. Ce mandat, M’sieur Hamrouche, et vous le savez très bien, n’est possible que parce que Paris et Washington le veulent bien, comme tout les mandats précédents d’ailleurs, et avec la complicité de cette même armée dont vous parlez (la trentaine de têtes), ceux là sont sur une planète autre.

« A ceux qui m’accusent je dis, sur qui on s’appuie dans tout changement ? », l’armée ! Faute, M’sieur Hamrouche, ce sont les peuples la base de tout changement. Vous n’allez tout de même pas rejoindre Sellal et autre Benyounès dans la course à l’insulte de ce peuple ! Ce même peuple, seul héros au lendemain d’une indépendance cher payée.

Mohand (H) Arezki

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