L’Algérie justifie son « manque d’empressement au sujet de son adhésion à l’initiative du président français Nicolas Sarkozy d’union méditerranéenne » par la crainte d’être victime de la logique de « tutorat et de paternalisme » chère à la France. La même source a précisé dans une déclaration à El Khabar que l’Algérie n’a réclamé aucun poste dans les structures de l’union pour la Méditerranée, car « elle attend la clarification des visions des responsables du projet, ses objectifs et les moyens d’y parvenir, d’autant plus que le projet a connu une modification de la part de l’Union européenne, même si elle (l’Algérie) accueille positivement n’importe quel espace, du point de vue du principe ». La même source a révélé que les ministres des Affaires étrangères de l’Union maghrébine vont étudier, lors de leur rencontre semi-annuelle, prévue avant la fin juin, l’avant-projet qui sera présenté devant les présidents des pays concernés par l’initiative française le 13 juillet prochain à Paris. Lors de ses entretiens avec les responsables algériens, à leur tête le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, Alain Le Roy, ambassadeur français chargé du projet de l’union pour la Méditerranée, a tenté lors de sa visite en Algérie à la mi-avril, de rassurer ses homologues algériens sur ses objectifs. Comme l’a précisé la source, les Algériens ont été préoccupés par les propos de Le Roy sur l’un des objectifs de l’union pour la Méditerranée, lorsqu’il a souligné que « la France sera le meilleur interlocuteur des pays de la rive sud de la Méditerranée avec les pays de l’union méditerranéenne ».
In El-Khabar
