Le Matin d'Algérie

Yacef Saâdi : vil un jour, vil toujours

Yacef Saadi vient de franchir le Rubicon en s’en prenant vilement à l’une des figures de la Révolution.

Yacef Saâdi n’accède pas à la force des idées. Il ne croît qu’à la force brute. Qu’il débite son flot de conneries, jamais il n’aura la capacité de connaître l’humanité des hommes. Petit souteneur, lie de l’humanité, il lui est impossible d’accéder à la grandeur d’âme d’un révolutionnaire. Vil un jour, vil pour toujours. Il ne faut pas s’étonner que ce baiseur de mains s’attaque aux morts.

Larbi Ben M’hidi l’un des pères fondateurs de l’Algérie ne saurait être souillé par cette lavette. Yacef Saâdi, pauvre frappe, qui s’est mise à table devant les paras n’aura jamais autre chose que l’indécence de la médisance. Mais, l’Histoire dira un jour qui a donné Larbi M’hidi aux paras (*). La même année, 1957, Larbi était étranglé par les paras et Ramdane par les fondateurs du pouvoir despotique qui soumet encore l’Algérie. L’Histoire nous dira si les deux évènements sont si éloignés l’un de l’autre ?

Mohand Bakir

(*) Dans son livre Services spéciaux, le général Aussaresses a écrit en page 194 : « Yacef Saadi parla spontanément, il révéla notamment l’adresse de Ali La Pointe qui se cachait dans une maison fortifiée de la Casbah. La popularité de Ali La Pointe agaçait Yacef ». « Saadi était jaloux de la popularité de Ali La Pointe et l’aurait dénoncé sans même avoir été soumis à la question ».

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