Le Matin d'Algérie

Paris interpelle Alger sur la répression policière

Après un silence complice qui aura duré plusieurs semaines, les autorités françaises viennent de sortir de leur réserve pour pointer prudemment la situation en Algérie.

Paris se rappelle aux souvenirs d’Alger. Alors que la police a réprimé cette semaine une manifestation d’opposants au président Bouteflika appelant au boycott des élections du 17 avril, la France a exhorté l’Algérie de respecter la liberté d’expression et le droit de manifester.

C’est la première déclaration d’une capitale occidentale sur les dérives policières du régime algérien. Devant la multiplication des interdictions de manifester ou de s’exprimer, la France a pris son courage des deux mains pour tancer diplomatiquement l’Algérie. Paris a appelé l’Algérie, vendredi 14 mars, à respecter la liberté d’expression et le droit de manifester pacifiquement.

« Nous souhaitons que la liberté de la presse, d’expression soit respectée en Algérie comme partout ailleurs dans le monde », a affirmé Romain Nadal, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. « Le droit à manifester pacifiquement fait partie des libertés fondamentales et nous souhaitons le respect des libertés fondamentales en Algérie comme partout ailleurs dans le monde. Cela fait partie des libertés démocratiques et ça fait partie de la démocratie », a-t-il ajouté. « Il appartient aux Algériens d’écrire cette page de leurs histoire », a enfin précisé Romain Nadal.

On sait que les relations se sont réchauffées depuis l’arrivée de François hollande au pouvoir en France, alors les mots sont choisis, amènes et surtout prudent au risque de lever une tempête de réactions à Alger. Paris ne veut pas fâcher alger car il y a de gros intérêts financiers.

R.N /Reuters

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