Le multimilliardaire Ali Hadad fait pression sur les chefs d’entreprises du FCE pour lever des fonds au profit de Bouteflika, selon maghreb émergent.
Il n’est un secret pour personne, Ali Hadad roule pour le clan présidentiel. La raison ? le groupe qu’il dirige, ETRHB, est l’un des plus importants bénéficiaires des marchés lancés par Bouteflika depuis 15 ans. Juste retour pour services rendus, diront certains.
Pour faire la quête afin de financer la campagne électorale du convalescent d’El Mouradia, le richissime Ali Hadad a réuni lundi une brochette de chefs d’entreprise affiliés au FCE à l’hôtel El Aurassi.
Au menu de cette réunion informelle, outre les finances, il a question aussi du soutien par le FCE officiellement à la candidature du président pour un quatrième mandat. Car on sait que jusqu’à présent ce syndicat de patrons est partagé entre partisans de Bouteflika et ceux de Benflis. Ce pas de deux, estime Ali Hadad ne peut durer, tout le monde doit se coucher devant Bouteflika à la prochaine assemblée générale prévue le 13 mars.
Selon un membre du FCE rapporte encore notre confrère Maghreb Emergent, l’assemblée générale convoquée pour le 13 mars sera exclusivement consacrée à ces deux points, quitte à provoquer une scission au sein de l’organisation patronale la plus influente dans le pays.
Car pour cette réunion de ce lundi à laquelle 200 membres du FCE ont été invités, seuls une vingtaine d’entre eux ont répondu présents. Parmi eux, Réda Hamiani, Omar Ramdane, Brahim Benabdeslem, et une poignée d’hommes d’affaires à l’instar de Mohamed Laid Benamor, patron du groupe agroalimentaire Benamor et le concessionnaire automobile Mohamed Bairi, patron du groupe Ival. Maghreb Emergent révèle aussi que pour la réunion de lundi, le patron de ETRHB a pris le soin de distribuer des engagements écrits aux membres du FCE, dans lesquels chacun promet de verser un montant qui doit varier «entre 500.000 et 50 millions de DA» pour financer la campagne de Bouteflika. Autant dire une paille pour ces hommes bénis par le règne de Bouteflika.
Yacine K.
