Le Matin d'Algérie

Le Mouvement Barakat dénonce la répression policière à Alger

Nous publions intégralement le communiqué n°2 du mouvement Barakat qui s’oppose à la candidature du président convalescent à la drôle de présidentielle.

L’action de protestation organisée ce samedi 1er mars 2014 devant la Fac Centrale, A Alger, s’est soldée par des dizaines d’interpellations de citoyens qui ont pris part à ce rassemblement, et qui entendaient simplement exprimer leur opinion d’une manière pacifique, un droit garanti par la Constitution.

Selon les premières informations recueillies par le Mouvement « BARAKAT! », les personnes appréhendées ont été dispatchées sur plusieurs commissariats:

Baraki: 25

El-Harrach: 16

Commissariat du boulevard Che Guevara: 07

La Cité des Anassers: 06

Cavaignac: 05

Chéraga: 10

Bab-Jedid: 01

Nous apprenons, par ailleurs, que 17 autres personnes ont été conduites au commissariat de Zéralda.

Plusieurs membres du Mouvement « BARAKAT » étaient au nombre des militants arrêtés. 

Les citoyennes et les citoyens appréhendés ont fait l’objet d’une interpellation souvent brutale. Beaucoup parmi eux ont été retenus dans les commissariats pendant plusieurs heures, sans motif légal. Certains camarades ont vu leurs téléphones portables et leurs papiers d’identité confisqués.

L’ensemble de ces pratiques arbitraires auxquelles se sont livrées les forces de l’ordre constituent une violation des législations les plus élémentaires garantissant le droit à la liberté d’expression et d’opinion.

Le Mouvement « BARAKAT! » se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces dépassements qui sont l’expression d’une dangereuse dérive autoritaire.

En dépit de cette vague de répression, le Mouvement « BARAKAT! » réaffirme son attachement à la lutte pacifique en vue de jeter les fondements d’un ordre démocratique régi par l’Etat de droit et soumis au mandat du peuple.

MOUVEMENT « BARAKAT! »

Alger le 1er mars 2014

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