Le convalescent a osé ! Bouteflika, l’absent d’El Mouradia vient de se rappeler au souvenir de son peuple.
Il a décidé de se présenter pour un quatrième mandat. Il veut, comme tous les dictateurs de son espèce mourir sur le trône. Je l’ai toujours imaginé intelligent. Il s’avère un assoiffé de pouvoir, comme tous les potentats africains.
Qu’emportera-t-il dans sa tombe sinon la dernière querelle DRS- FLN ? Une mise en scène grossière jouée pour faire croire aux Algériens qu’ils vivent, qu’ils appartiennent à un pays de droit.
Depuis son arrivée au pouvoir , Bouteflika, spécialiste du jet de poudre aux yeux, a achevé le chantier du métro d’Alger, a bluffé son monde avec son tramway qui a rasé une ville historique, Hussein-Dey. Il a vendu la Sonatrach aux fonds de pensions américains, il a bradé le plus grand chantier de travaux publics du monde, offert sur un plateau aux Chinois l’ autoroute est-ouest, il a soutenu l’homme le plus pourri d’Algérie, Moumen Khalifa, il a défendu les roitelets du Qatar qui venaient chasser l’outarde du côté de Djelfa, alors qu’il s’agit là d’une espèce protégée .
Bouteflika est arrivé en Algérie, en chef mafieux, vengeur. Il avait des comptes à régler. Il a réussi sa mission puisqu’il a placé tous ses frères et ses copains au pouvoir. Il a même fait mieux que Kim Jong Il, il a réinventé l’éteignoir. Le goulag. Depuis que Bouteflika est à la tête de l’état en Algérie, les libertés démocratiques, vaillamment arrachées par le peuple ont disparu.
Il est interdit sous son règne de manifester, d’écrire, de parler voire de faire l’amour.
Bouteflika est un mystificateur, un mauvais séducteur. Il vient de nous en administrer la preuve: à son âge, à partir de son lit de grand malade, il se déclare candidat à la présidence d’une république dont il ne maîtrise plus le destin.
Pour quels clans mafieux roule Abdelaziz ?
Meziane Ourad
