Le Matin d'Algérie

La Laddh publie un rapport accablant sur les détenus algériens à l’étranger

L’Etat algérien a tourné le dos aux problèmes que vivent ses ressortissants à l’étranger notamment les détenus. Cet état de fait conduit la LADDH, notamment le membre du bureau national chargé des dossiers spécifiques, en l’occurrence Houari Kaddour, à prendre en charge ce lourd dossier. Cette question concerne plus particulièrement les détenus incarcérés en Irak, Maroc, Libye, ou en Europe (Espagne, France, Italie, Suisse, Grèce, Bulgarie, etc ) et en USA (Guantanamo).

Le pouvoir algérien a non seulement toujours refusé de fournir des détails à l’opinion publique sur la détention des ressortissants Algériens mais ne porte que très rarement assistance à ces détenus. On ne connaît pas non plus le nombre de détenus alors que les autorités consulaires ont justement pour tâches, entre autres, l’assistance aux personnes de nationalité algérienne et ce conformément aux dispositions des articles 5, 36 et 37 de la Convention de Vienne du 24 avril 1963 sur les relations consulaires. Il est à noter que certains pays font preuve d’un manque de coopération sur cette question quand ce n’est pas les Algériens qui refusent de donner leur réelle identité aux autorités des pays dans lesquels ils se trouvent de peur d’être extradé et de finir en prison en Algérie quand c’est le cas de Harragas.

En absence de statistiques officielles la LADDH tente de cerner le chiffre de ressortissants Algériens détenus à l’étranger en se basant sur les informations partielles collectées auprès des familles de détenus, dans les rapports des O.N.G et sur des articles de journaux. Ces informations restent surement incomplètes et exigent plus d’efforts pour cerner de plus près ces chiffres :

Remarque : Madame Maggie De Block, Secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration elle a annoncé devant les responsables algériens le chiffre de 5 000 Algériens détenus dans les centres fermés 

Dix prisonniers algériens cousent leurs bouches ont entamé une grève de la faim, tout en exprimant leur mécontentent face à l’ignorance des autorités algériennes à leurs préoccupations.

Il est à signaler l’exécution d’un Algérien Belhai Ahmed Abed El Lah en Irak le dimanche 7 octobre 2012 sans jugement être alors que 08 autres Algériens attendent leur exécution. Plus de 04 personnes sont mortes en 2008 suite aux tortures qu’elles ont subi dans des centres de détention a Kurdistan (Irak).

• 10 Algériens détenus à Guantanamo arbitrairement (2 détenus Jamel Saiid Ali Ameziane et Belkecem Bensayah sont relâchés il y a 45 jours sans savoir le lieu de détention ou bien en garde de vue en Algérie) 

– La LADDH considère en vêtus en droit international, la détention est arbitraire lorsqu’il n’y a aucune preuve que les personnes aient commis des crimes, et la détention arbitraire prolongée constitue un crime international : les États-Unis commettent une violation très grave du droit international des droits de l’homme, en retenant indéfiniment des personnes qui n’ont aucune raison d’être détenues pendant plus de 12 ans 

• 15 détenus détenues algériens en Luxembourg 

• 04 diplomates algériens détenus en Mali par un groupe terroriste 

Les Algériens détenus à l’étranger sont accusés :

– De présence illégale sur le territoire 70%

– D’infractions de droit commun 17%

– D’infractions liées aux produits stupéfiants 07% 

– D’appartenance présumée à un groupe terroriste 06%

Remarque : la LADDH pense que ces détenus sont parfois victimes de soupçons infondés et demande le droit de visite consulaire et l’obtention rapide des détails du déroulement des procédures judiciaires.

Les conditions de détention

La Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH) travaillera pour faire en sorte que l’information sur ces détenus soit disponible auprès des autorités consulaires et qu’une prise en charge réelle soit pratiquée.

La LADDH dénonce la violation du droit de libre circulation de personnes, certains pays créent des obstacles artificiels et de discrimination ethnique à l’entrée sur son territoire, ce qui porte atteinte à la liberté de circulation des personnes notamment article 13 du déclaration universelle des droits de l’homme .

P/ Bureau National 

Secrétaire National chargé des dossiers spécialisés.

Houari Kaddour

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