La rencontre du 10 au 12 février entre les chefs d’État de la France et des États-Unis pourrait engendrer des retombées encore plus grandes que le pensent les analystes.
Barack Obama sait quel cauchemar vit actuellement son confrère français. Les adversaires et bailleurs de fonds qui ont tenté d’empêcher sa réélection à ses dernières élections présidentielles s’activent actuellement à détruire l’économie de la France et les chances de réélection de François Hollande.
Une petite, mais très riche partie de la droite, non seulement française, mais aussi américaine et canadienne, complote depuis des mois pour empêcher François Hollande de réformer son pays. On les voit présentement faire la file dans les bureaux parisiens de l’ancien président Nicolas Sarkozy. Ce dernier reçoit beaucoup et entretient assidûment ses réseaux d’influence. Bernadette Chirac, l’épouse de l’ancien chef de l’État Jacques Chirac est actuellement la voix qui claironne les mérites de ce mouvement de fonds de la droite qui refuse de céder un centime à la population.
C’est en partie en raison d’un travail assidu de ces chantres de la droite argentée que la cote de confiance de François Hollande tombe sous les 20 %. Ils sont d’ailleurs juges et partis en même temps, puisque ce pointage est donné au président de la République par les médias qui sont la propriété des comploteurs. Le record d’impopularité dans lequel l’ont propulsé ces acteurs de l’ombre pourrait cependant être profitable tant au président qu’à la population de la république française.
François Hollande préside un nouveau comité stratégique de la dépense publique qui doit trouver des économies 53 milliards d’euros. Couper largement dans le 55 milliards d’euros d’aides annuel aux entreprises pourrait bien être l’action la plus judicieuse du président dans son présent mandat. Éliminer les subventions données aux entreprises qui ne veulent pas assurer leur charge sociale serait un juste retour des choses quand le déficit budgétaire de l’État en France a atteint 74,9 milliards d’euros en 2013. François Hollande aurait aussi intérêt à s’informer de la manière dont Barack Obama a réussi à vaincre ces adversaires pour se donner un deuxième mandat historique, s’il veut faire la même chose.
Michel Gourd
