La législation algérienne est-elle celle d’un pays qui est de son temps et qui respecte les droits de l’homme ? La communauté internationale dit « non . »
Ainsi, l’Algérie est priée, à Genève, de revoir le texte de la charte pour la paix, à propos de la question des « disparitions forcées » ; de revoir la disposition consignée dans le code de la famille sur le droit à l’héritage ; de revoir le statut des cultes non musulmans…
Si la France a demandé à l’Algérie de ratifier la convention de l’ONU sur les disparitions forcées, l’Allemagne et la Suède ont sollicité des mesures pour lutter contre les cas de torture. La délégation mexicaine a, quant à elle, demandé à l’Algérie d’analyser l’impact de la situation d’état d’urgence sur l’exercice des droits fondamentaux.
A toutes ces demandes, l’Algérie a répondu « non ! »
La délégation algérienne a justifié que le texte de la charte est une « plateforme non négociable », approuvée par référendum. La question des « disparitions forcées » a été au cœur de cette demande de révision que l’Algérie place comme une exigence « politiquement irrecevable et sociologiquement inadaptée ».
Autre refus algérien exprimé à Genève, celui relatif à la révision de la disposition consignée dans le code de la famille sur le droit à l’héritage. L’Algérie a légitimé sa récusation par le fait que cette disposition de la loi émane de l’application fidèle de la loi coranique.
Le troisième rejet affiché par la partie algérienne a concerné le statut des cultes non musulmans, précisant que « ces cultes bénéficient des mêmes droits appliqués à l’Islam. Ces cultes sont tolérés, tant qu’ils obéissent aux lois de la République, dans un contexte de légalité et de transparence dans leur exercice ».
