« Nous n’allons pas demander audience à M. Belkhadem et nous n’allons pas lui remettre une lettre revendicative d’autant plus qu’il connaît parfaitement nos problèmes et nos besoins. Nous allons démontrer à tout le monde, et plus particulièrement à nos responsables qui font la sourde oreille, que nous en avons ras-le-bol de cette situation. Le fonctionnaire était et reste le maillon faible de la chaîne », a souligné M.Saadali, porte-parole du syndicat des fonctionnaires et membre de l’Intersyndicale autonome de la fonction publique (IAFP) au deuxième jour de la grève générale en Algérie.
Hier, les premiers responsables des syndicats autonomes structurés au sein de la coordination se sont déplacés au Palais du gouvernement pour demander audience au chef du gouvernement afin de lui remettre la plateforme revendicative des fonctionnaires et lui faire part de leurs propositions ainsi que de leurs problèmes ayant trait à la situation sociale marquée par l’inflation, l’exclusion des syndicats de toutes les négociations, la non-reconnaissance par les pouvoirs publics des syndicats autonomes comme étant un partenaire social et la révision de la grille des salaires. Néanmoins, comme attendu, les portes de la chefferie du gouvernement sont restées fermées devant les syndicalistes qui ne cessent de réclamer un dialogue sincère et constructif. Les porte-parole des syndicats se sont vu dans l’obligation de déposer leur missive au niveau du bureau d’ordre en espérant un « droit de regard ».
Par ailleurs, pour ce qui est de la journée d’aujourd’hui, la coordination compte remettre une lettre détaillée de leurs préoccupations à tous les partis siégeant à l’APN. Autre activité, les hospitalo-universitaires organiseront dans l’enceinte de l’hôpital Mustapha Bacha une assemblée générale suivie d’un sit-in. Il est également prévu un rassemblement général de tous les délégués syndicaux affiliés à l’intersyndicale à hauteur du Palais du gouvernement. Les fonctionnaires à travers cette manifestation veulent exprimer leur désarroi, rendre plus visibles leur mécontentement et leur refus de la politique prônée par le gouvernement à l’égard des fonctionnaires et des syndicats autonomes.
L.M. (Avec Nabila A.- El-Watan)
