Le Matin d'Algérie

Algérie :« Nous ne faisons pas de politique et nous ne reculerons pas ! »

Les syndicats autonomes ne roulent pour personne et tiennent à le faire savoir : «Nous n’allons faire ni la campagne pour x, ni pour y. Nous ne faisons pas de politique, nous sommes là pour arracher les droits des fonctionnaires du secteur public», a souligné le professeur Yousfi, leader syndicaliste de la santé, qui refuse toute confusion sur la nature du mouvement des syndicats. « «Les partis politiques se sont mis à plat ventre, nous sommes la seule force qui continue à faire de la résistance au profit des travailleurs et nous n’allons pas nous taire», ajoute-t-il. Mais nous ne reculerons pas. Pour défendre ce pays, nous continuerons à aller de l’avant, même si cela va gêner les initiateurs des campagnes pro-pouvoir. Le gouvernement, à notre avis, a intérêt à discuter avec les syndicats autonomes », a souligné Dr Yousfi

« Si le gouvernement n’assume pas ses responsabilités et s’il continue à nous ignorer et nous dénier le droit d’exister, nous allons investir la rue », menacent les syndicats en tonnant que leur combat est permanent et qu’il continuera tant que les libertés syndicales ne sont pas assises et tant que les syndicats autonomes ne sont pas considérés comme des partenaires sociaux à part entière.

M. Kedad, président du syndicat des psychologues est allé encore plus loin son analyse de la situation actuelle. «Regardez ce qui se passe autour de nous. Les harraga sont jetés en prison au lieu de les écouter, la violence est répandue sur toute la société, les syndicats réprimés, les libertés d’expression étouffées. Huit millions d’Algériens sont analphabètes. Alors qu’est-ce que le pouvoir politique veut-il faire de ce pays ?», s’insurge-t-il.

L.M.

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