D’après le journal « El Watan week-end » d’aujourd’hui, les autorités politiques algériennes ont interdit la tenue des Débats d’El Watan, prévus samedi 9 novembre 2013 à Riadh El Feth.
Tout en m’élevant conte cette interdiction, la direction du quotidien El Watan dénonce cette atteinte à la liberté de la presse et d’expression dans notre pays. Ce journal a pour habitude d’organiser sereinement et pacifiquement ces débats politique sans aucune coloration partisane ou autre en dehors du cadre démocratique, pacifique et de l’indépendance de toute forme depuis 2005.
Les arguments utilisés par l’administration pour justifier cette interdiction ne tiennent pas la route car ils ne menacent aucunement la sécurité, l’ordre et ( la stabilité ) du pays. Au contraire, ils sont pacifiques, démocratiques et enrichissant sur l’ensemble des sujets d’actualité qui intéressent la société civile.
Après cette interdiction qui s’ajoute à la censure des journaux, à la fermeture du champ médiatique, à l’emprisonnement d’un jeune blogueur, aux menaces à l’encontre d’un journaliste du quotidien El Khabar par le ministère de la Défense nationale, à la condamnation par sursis d’un journaliste à Tizi Ouzou, à la fermeture des espaces de réflexion, à la répression sournoise contre les libertés d’expression et que les atteintes aux libertés se généralisent, le pouvoir apeuré et en désarroi démontre qu’il y a volonté de retour aux années de plomb et emprunte par là, sans aucune réflexion, un chemin dangereux pour le devenir de l’Algérie.
Est-ce à dire que les propos du défunt Kaïd Ahmed (alias commandant Slimane qui est l’un des négociateurs des accords d’Evian) « Nous somme au bord du précipice… » sont toujours d’actualité ? Le pire est manifestement à venir.
Madjid Am
