L’affaire de l’enquête sur l’assassinat des moines de Tibhirine se poursuit en France.
Le président François Hollande a reçu mercredi les familles des sept moines enlevés puis assassinés en Algérie en 1996. A l’issue de cette rencontre, le président français a indiqué que « les autorités algériennes avait fait savoir que le juge Trévidic pourrait se rendre en Algérie pour une réunion préparatoire aux actes d’enquête qu’il veut effectuer durant la quinzaine moitié de novembre », a confié Patrick Baudouin,l’avocat de proches des religieux. Les autorités algériennes ont désigné un juge qui rencontrera Marc Trevidic. Il s’agit, apprend-on, d’une rencontre préparatoire, afin de voir s’il est possible de mener une autopsie des têtes de moines et d’autres investigations.
Depuis la nuit du 26 au 27 mars1996, date de l’enlèvement puis deux mois après, date de l’assassinat, les familles des 7 moines s’interrogent toujours et veulent connaître la vérité..
Il y a eu la période où Jean-Louis Bruguière avait en main le dossier de l’affaire. Il a privilégié l’unique piste des terroristes islamistes. Il a procédé pendant quelques années, à quelques auditions de routine en France puis a fait une mission en Algérie, sans grande avancée. En 2007, une instruction du juge ouverte par le juge Trévidic avait d’abord suivi la thèse islamiste du GIA, puis a été réorientée vers celle d’une bavure de l’armée algérienne avec le témoignage d’un ancien attaché de défense à l’ambassade de France à Alger. En 2011, le juge Trevidic demande l’autorisation de poursuivre son enquête en Algérie. Sans réponse à ce jour.
Sofiane avec agences
