Les estimations accolées à l’Algérie dans l’enquête réalisée par l’organisation Walk Free sur l’esclavage mondial, sont « totalement aberrantes » et « absurdes », a indiqué dimanche le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani.
« Je dois souligner que, de l’aveu même des responsables de cette ONG, l’enquête en question ne se base pas sur des données fiables et irréfragables, puisque l’indice de prévalence de l’esclavage moderne n’est que le résultat d’une extrapolation fantaisiste qui se base sur des échantillons aléatoires dont la représentativité est plus que douteuse », a précisé M. Belani dans une déclaration à l’APS, en réaction à l’étude de la Walk Free Foundation sur l’indice de l’esclavage mondial. L’organisation américaine affirme en effet que l’Algérie compte 70 000 esclaves.
« Aussi, par-delà cette méthodologie qui aboutit à des déductions foncièrement erronées, les estimations accolées à l’Algérie dans cette enquête sont totalement aberrantes et absurdes et ne méritent pas davantage de commentaires », a-t-il ajouté. Pour autant, le porte-parole du département des Affaires étrangères ne nie pas formellement l’existence de l’esclavage dans notre pays. Il conteste seulement les chiffres. La nuance est de taille.
Cette étude, publiée jeudi dernier à Londres, fait état de près de 30 millions de personnes vivant dans des « conditions d’esclavage » dans le monde, dont trois-quart en Asie.
R. N./APS
