La constitution, la charte nationale, les lois, les règlements et les statuts, bref autant d’artifices juridiques pour faire triompher le droit, et le droit de ceux qui sont dans le droit dans des pays de Droit.
Ainsi est régie la vie en société pour faire établir l’ordre et la justice, et par ricochet protéger le citoyen des abus du pouvoir et, par là même, défendre l’intégrité physique et morale des gens implémentant la loi, ils sont gendarmes, policiers ,huissiers, avocats et juges mêmes, très souvent malmenés par les « forces obscures » pour leurs honnêteté et leurs refus de compromission.
Qu’en-est-il de l’application de la loi dans notre pays, c’est selon que l’on soit puissant ou misérable, riche ou pauvre, bien introduit ou inconnu au bataillon, le fric, encore lui, « el chkara »encore elle, ont fini par mettre à genoux tout un pays, toute une frange d’ une société qui accepte mal, très mal les échelles de valeurs , et qui ne jure que d’être riches quitte à tenter le diable, plus encline au gain facile, à la rapine, aux pots-de-vin. Et pour reprendre les propos du commandant de l’ALN Lakhdar Bouregaa : « On a fini par démocratiser la corruption ».
Hormis l’Armée, la gendarmerie et la Police nationale qui ont eu l’audace et le mérite de s’attaquer et s’attaquent toujours de front à ce problème et de nettoyer de leurs rangs les ripoux, les affairistes notoires et les opportunistes.
La société civile quant à elle, est à la traine, si elle n’est pas coupable de bien d’interdits. Ses « dépités » à l’A.P.N, incultes pour la plupart, font leurs shows deux ou trois fois par an, arborant fièrement des costumes à trois sous, étincelant et des chaussures de clown, achetés au prix fort de la chkara avec le kit de la fonction. Eux-mêmes, parvenus à l’hémicycle en foulant bien de textes de loi, de règlements en soudoyant «les lièvres de service» de leurs partis respectifs, et s’offrir des privilèges et une immunité parlementaire et Sitôt investie, nous les voyons bomber le torse de l’opprobre monnayée dans leurs villes, villages et douars ! Les parvenus sont de retour !
Pitoyable scène de voir l’âme aristocrate, le mérite, l’éducation en prendre plein la gueule !
La loi se trouve être de facto dans tous les débats, et la corruption est là pour déroger à son application, c’est le combat du bien contre le mal, David contre Goliath. La Loi attendra, encore un bout de temps, le temps que ces messieurs, ces mesdames de la société civile, ses représentants sortent de leur torpeur et donnent une signification au « Force, reste à la Loi… »
Et nul n’y censé ignorer la Loi !
Brahim Ferhat
