Le Matin d'Algérie

La Syrie met le G20 devant sa pire faiblesse

C’est par un contre-exemple patent que la Syrie montre que la gestion des relations internationales par le G20 est irréalisable tant que les États du monde voudront protéger les droits de l’homme.

Un crime contre l’humanité a été commis en Syrie. Que ce soit le gouvernement ou une des factions qui le combattent importe peu pour la prise en charge de cet incident au niveau international. Des gaz toxiques envoyés par un des belligérants de ce conflit ont tué des centaines d’êtres humains en contradiction avec les lois internationales en vigueur. Que feront les pays du G20 pour montrer qu’une telle atteinte aux droits de la personne les plus fondamentaux ne peut être acceptée ?

Si aucune résolution contraignante n’est adoptée à la suite de cette rencontre des pays du G20 en Russie, ce sera la preuve que cette structure n’est que du vent et que ses accords n’ont que la valeur du papier sur lequel leur encre a séché. Si l’organisme qui se targue d’être le futur de l’humanité ne peut arriver à agir sur un problème aussi fondamental que le massacre d’une population avec des armes interdites au niveau international, quel sera son pouvoir quand viendra le temps de faire respecter une décision sur une banale dispute ? Le crime odieux qui s’est passé en Syrie met le G20 devant sa plus grande faiblesse.

En tentant de plaire à tout le monde et sa mère, cette structure n’est ni plus ni moins qu’une façade pour un flagrant manque de leadership au niveau mondial. Qui pourra alors condamner les États-Unis d’agir seuls quand l’inaction est la seule chose que peut engendrer le G20 au niveau des droits de l’homme ?

Michel Gourd

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