Le Matin d'Algérie

Jil Jadid et la crise du FLN : attentat contre l’Etat de droit

Communiqué de Jil Jadid au sujet de la crise au FLN.

C’est avec stupeur que Jil Jadid a suivi la transmutation d’un conflit interne à un parti politique en un coup de force contre les institutions de la République.

Après avoir décidé l’annulation d’une réunion officielle dudit parti, le Conseil d’Etat, plus haute juridiction administrative de l’Etat, s’est vue infligé une humiliation inacceptable, grave et dangereuse, par le ministre de l’intérieur, le wali d’Alger ainsi que la chambre administrative du tribunal de Bir Mourad Rais qui ont délibérément refusé son autorité constitutionnelle, passé outre ses décisions irrévocables et enorgueilli publiquement de leur insubordination. Situation typique d’un Etat de non-droit où la force brutale est appelée à régler les conflits politiques.

Ainsi, les dissensions internes d’un parti politique, furent ici l’occasion de montrer à la population que la raison de la force règne au sein du régime et que l’Etat de droit est le dernier des soucis des gouvernants du pays.

Aujourd’hui, le système Bouteflikien ne cherche même plus une couverture de forme pour perdurer et passe au stade de la violence juridique, en attendant, qu’à Dieu ne plaise, le passage à la violence physique qui n’est plus qu’à un pas.

Après avoir mis le pays sous coupe réglée, violée sa constitution, distribué la rente pétrolière dans un système de corruption généralisée, et placé des complices à tous les niveaux de l’Etat, y compris dans les institutions les plus sensibles, voilà que le régime, sentant sa fin proche car rejeté par des Algériens écœurés par ses pratiques maffieuses, tente d’organiser par la force sa mainmise définitive sur le pays.

Voilà un homme absent qui par son entêtement à rester au pouvoir quelqu’en soient les conditions, est entrain de mener la nation vers un abîme chaotique. Il en portera totalement la responsabilité.

Le Président de Jil Jadid

Soufiane Djilali

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