Le Matin d'Algérie

La liberté, la dignité, le nif, qu’en est-il ?

Un millions et demi de chouhada (martyrs), le prix payé pour recouvrer l’indépendance, la liberté, la dignité, le nif… malheureusement cinquante ans plus tard, ni indépendance, ni liberté, ni Nif (dignité)

Seulement voilà, ce sujet tabou sacro-saint est l’argument choc mis à toutes les sauces par les barrons du régime pour justifier leur légitimité. Et il a de l’effet comme aux premiers jours de « l’indépendance » !

C’est un sujet qui touche les Algériens, et le pouvoir en place le sait très bien, alors il use et abuse car qui ose remettre en cause ce fait historique qui donne aux algériens des ailes et à leur nif pointé vers le ciel de l’air ? Gonflé à bloc, l’algérien lambda croit toujours qu’après lui c’est le déluge ! Que l’histoire héroïque de son pays a commencé le 1er novembre 1954. Mais il ignore les détails ou presque…, bref ce ne sont que des points de détail de l’histoire, une histoire contrefaite sur mesure par le régime qui, entretemps, perdure et perdurera tant que cette histoire sacro-sainte fait de l’effet.

Allez oser dire que vous n’avez rien à foutre de vos chouhada car vous auriez fait ce que ce qu’ils ont fait si vous existiez à cette époque ! Vous verrez comment toutes les foudres vous tomberont sur la tête, c’est un blasphème! Une hécatombe, un séisme de 10 sur l’échelle de Richter !

En attendant, le peuple est l’otage de ses ravisseurs, ils le tiennent entre deux mains de fer comme entre une grosse tenaille, s’il bouge, ils serrent davantage la grosse pince! Et depuis la guerre civile des années 90’, ils ont ajouté un autre ingrédient : « C’est nous ou le chaos » ! Leur devise est plus que jamais d’actualité, euphorique le régime d’Alger brandit une nouvelle pièce de conviction, celle d’une Égypte en cours d’embrasement.

Lila Haddad

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