La question est d’être présent ou de ne pas être. (Brahim Gater)
De la question d’Henri Alleg sur la torture des civils pendant la guerre de libération nationale à la question de «qui tue qui et qui gouverne qui» aux heures de l’indépendance. La question du patriotisme algérien dans une Algérie politique forte et légitime dans le contexte d’une gouvernance qui rime avec l’incompétence. La question de la prise du pouvoir par la force et l’anéantissement du militantisme politique pour la défense des principes des droits de l’homme se pose dans le contexte d’une Algérie indépendante. La question de la tendresse du pouvoir avec son pouvoir se pose face au patriotisme du peuple et son attachement pour une Algérie de droits et de devoirs. La question de la souveraineté du peuple se pose face à l’absence d’Etat de droit et de la démocratie.
La question des libertés fondamentales se pose pour le peuple algérien en situation irrégulière dans une Algérie à l’état de déconfiture. La question des assassinats politiques se pose et demeure une pratique courante et légitime du pouvoir pour se débarrasser des enfants de la patrie. Ces grands hommes capables de redresser le parcours de l’histoire et restituer l’indépendance au peuple.
La question de milliers de morts et de disparus pour satisfaire l’égoïsme de certains et la jouissance des autres se pose en termes de conscience, de vengeance et de silence. Des victimes de ces joueurs en politique autour d’une table de poker pour faire de notre patrie un complexe funéraire à la dimension d’un génocide à ciel ouvert.
La question de toutes ces commissions d’enquêtes qui ont servi la noyade de la vérité dans un verre de mensonge et ont fait disparaître les traces du crime et protéger les criminelles. La question de l’absence de l’éthique en politique à créer un climat de démoralisation de la vie citoyenne et la dévaluation de la citoyenneté.
La question de toutes ces élections pour un homme unique, avec un parti unique dans un sens unique, des folklores africains avec des résultats astronomiques de 90 % de Oui et Oui et encore Oui, au coût de milliards et de milliards de dinars se pose pour la crédibilité et la valorisation du reste de ces hommes qui ont toujours menti au peuple et qui crèchent encore dans les vertèbres du pouvoir.
La question de la corruption, un allié potentiel du terrorisme et ses connexions avec le banditisme et la maffia politico-financière. La question de l’identité du peuple et sa diversité culturelle se pose dans une pratique politique de «diviser pour régner» du pouvoir pour asseoir sa puissance et vider le peuple de sa substance spirituelle qui lui fournit l’énergie vitale pour faire revenir à la vie la flamme de la révolution. La question de l’éducation nationale se pose face à une chute vertigineuse du niveau scolaire qui est due à l’absence de politiques et de pédagogies compatibles et d’excellence avec l’évolution des sciences et des technologies.
La question de la sécurité alimentaire se pose avec l’absence d’une politique agraire stimulante et la démobilisation des forces productives des richesses de la terre. L’absence totale d’une stratégie de développement et d’une industrie agro-alimentaire à la mesure de la fertilité et le climat en Algérie demeure un danger imminent pour la survie des populations face aux chutes de la rente pétrolière possible et évidente.
La question de la sécurité des frontières se pose avec l’implication de certains citoyens et autres dans des opérations de trafic à grande échelle. La question de la disparition de certains démocrates de la vie politique ou leur annexion aux forces de la gouvernance pour s’offrir un toit, une mission et une brioche fourrée au chocolat. La question du choix des hommes et de politiques se pose dans le contexte des élections truffées et marinées dans des sauces au pétrole de Hassi-Messoud et parfumées au GNL algérien.
La réponse à la somme de toutes nos questions se trouve dans les sarcophages de ceux qui ont gouté à la mort et qui ont organisé la misère de notre peuple, d’autres, ceux qui continuent a gouter à l’amour du pouvoir, aux dollars, au plaisir du luxe et qui oublient que la vie n’est pas éternel continuent l’ouvrage de la destruction de notre pays et partiront avec l’autres partie de la réponse le jour de leur fin.
La question de toutes les questions se pose face à la question de la souveraineté du peuple qui reste poser encore ! Et encore ! Pour les présidentielles de 2014.
Dans la continuité volontaire et biologique de ce questionnement et dans le cas d’un forcing d’un homme à l’image des précédents. De grâce, épargnez au peuple la souffrance d’aller aux urnes à titre de figurants pour jouer le film de Carnaval Fi Dechra avec la symphonie musique de la chanson de Rissala taht el maa.
Dans le contexte de cette projection, vous avez la liberté de nommer votre futur président par décret, procéder aux passations de consignes pour protéger les intérêts des uns sur le compte des droits de la patrie, changer la constitution qui demeure ouverte à tous les remoulages esthétiques pour satisfaire les désirs de ceux qui vivent au-dessus de la loi.
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