Le Matin d'Algérie

En Algérie, c’est fou ce qu’on se fout du peuple !

Je me suis rendu compte ce matin, qu’au courant de l’année 2012, j’avais adressé quatre lettres aux services de l’APC (mairie) et de la daira (sous préfecture). Pour le service d’hygiène.

Ils avaient chaque fois accusé réception de mes lettres les priant de se déplacer pour le constat. J’avais pourtant signalé l’urgence des bruits terrifiants et incessants de cette fabrique. Aujourd’hui le nouveau maire a pris note.

A la sous préfecture jour de réception le chef de daira (sous-préfecture) est absent. En général, quand un responsable ne veut pas recevoir les gens, ils disent qu’il est en réunion. J’ai encore fais un saut à l’agence de la BNA (Banque nationale de Boghni) pour l’encaissement de mon chèque. Cela fait six mois et 19 jours, que je n’arrive pas à encaisser mon argent. Et fort heureusement ce n’est point de grandes sommes.

Personne ne prend la décision de vous contenter. Ce qui m’inquiète souvent, c’est qu’ils se foutent carrément donnant cette pénible impression d’accomplir des corvées. Oui ils répondent sans jamais solutionner vos problèmes.

Et quand à aller se plaindre du côté de la justice, la vox populi déconseille fortement cela. Ils risquent de faire de vous l’agressé un potentiel agresseur. Il faut encore refouler rentrer sa tristesse et se souvenir que quelqu’un s’était à juste raison demandé : Où va l’Algérie ? J’ai conclu même plus désappointé que nous avons beaucoup de retard, et aussi beaucoup d’efforts pour qu’un jour, tout fonctionne.

A quoi bon s’être inquiété du président bruyamment lorsqu’on sait que depuis longtemps avec ou sans président, tout va presque toujours de travers.

De Boghni, Amokrane Nourdine

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