Comment se fait-il que les Français qui nous ont colonisés durant 132 ans ne nous souffrent pas ?
En ce temps, et contrairement aux puissances colonisatrices, voire esclavagistes, la France a inventé un procédé traitre, malsain : la colonie de peuplement. En décodé, elle a importé tout ce que l’Europe comptait comme clochards et bannis pour les implanter sur les terres algériennes. En chassant, chemin faisant, les bédouins que nous étions à l’époque. La France a fait mieux, ou pire, c’est selon l’acception qu’on peut accorder à ses actes. Après avoir réduit en esclavage les populations noires d’Afrique ou des Antilles, elle leur a accordé des privilèges, notamment la nationalité française, qui leur fait croire qu’ils sont supérieurs aux Maghrébins. Elle a fait des Antillais des rois sans trône qui se sont mués en plus racistes que les pires extrémistes de droite. Une pirouette vertigineuse dont les résultats sont vérifiables quotidiennement dans les administrations hexagonales.
La France, en experte d’intelligence démoniaque, a inventé mieux : pour fâcher les Algériens avec les Algériens, elle a inventé la Kabylie. Pensé à l’autonomie avant le MAK. Encore plus pernicieux, elle a sous le décret assassin de Crémieux, ministre de l’intérieur de Napoléon III, affranchi les juifs, authentiques algériens qu’elle a affublé de la nationalité française.
Pendant ce temps, elle maintenait les Algériens d’autre confession, notamment musulmane sous les appellations humiliantes du style « citoyen français musulman ».
La révolution est permanente. Les peuples du monde opprimé le savent. La discrimination continue.
Valéry Giscard d’Estaing, président balayé par la gauche en 1981 a appelé son chien « Jugurtha », un roi valeureux de Numidie, mort de faim dans les geôles romaines, dans le tristement célèbre carcérés de la capitale italienne en l’an 104 avant JC. Que vaut Giscard ou son chien devant Jugurtha qui a défié César ?
Qu’est la France d’aujourd’hui qui se couche tous les matins devant l’Amérique face aux Algériens qui leurs ont botté le cul dans les maquis des Aurès ?
Il y en a marre, il faut que l’équilibre du monde change.
Pour cela, avant cela, il faudrait que les Algériens arrêtent de parler du ramadan tous les matins que Dieu fait.
Méziane Ourad
