Le Matin d'Algérie

Lettre ouverte au futur Président de la République

En avril 1999, l’Algérie a eu un nouveau président de la république en la personne d’Abdelaziz Bouteflika le candidat du consensus de l’époque.

Quelque mois après, Saïd Bouteflika,  frère du président, débarque avec comme fonction conseiller du président de la république par décret non publiable. La chute en enfer commence alors pour les responsables et les fonctionnaires de la présidence de la république qui découvrent en la personne de Saïd Bouteflika, un homme machiavélique, haineux, méchant, et inspiré par le désir de vengeance. Il commence par limoger les responsables des différentes directions de la présidence qui seront remplacés pour la majorité par ses copains. D’ailleurs, un de ses copains est à la tête de deux directions. Rien ne se fera sans lui et sans son consentement. Il impose alors sa dictature à tous les responsables du conseiller au plus petit fonctionnaire .Celui qui ose lui tenir tête est purement limogé sans état d’âme. Moi-même, j’en ai fait les frais, j’ai été limogé en 2006 sans aucune raison.

La liste des cadres injustement limogés sans aucune raison valable est malheureusement longue. Les nominations et promotions au sein des structures de la présidence n’obéissent à aucune logique d’ancienneté et de compétence. Les seuls critères valables imposés par Saïd Bouteflika sont le copinage, le régionalisme et surtout l’allégeance et la soumission. Depuis son arrivée en 1999, la direction de l’informatique que dirige son copain B. Choued est favorisée sur la question des nominations et ce sur ordre de Saïd Bouteflika. Les autres propositions de nomination ou de promotion émanant des autres structures sont purement bloquées par le même Saïd Bouteflika sans aucune raison valable. Pour les nominations, Saïd Bouteflika s’est accaparé les pouvoirs du secrétaire général. Le directeur de cabinet et le secrétaire général de la présidence n’ont pas pu remettre en cause ses décisions de peur de se voir évincés.

Je demande au futur président de la République aussitôt investi de créer une commission d’enquête au niveau de la présidence de la République qui aura pour objet de : faire la lumière sur les agissements néfastes de Saïd Bouteflika et de sa mainmise sur la présidence de la République. Faire l’audit des cadres injustement limogés. Faire l’audit de la gestion de la direction de l’informatique par son copain Choued. Faire l’audit de la gestion de deux autres directions par son copain Abdelkrim Aït A. Et rétablir les cadres et fonctionnaires dans leurs droits.

Un ancien cadre de la présidence

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