Sous le titre « Tout ce qui est exagéré est insignifiant ! », Christiane Rech, présidente de France-Algérie Méditerranée nous envoie cette mise au point.
Sous le titre « Tout ce qui est exagéré est insignifiant ! », Christiane Rech, présidente de France-Algérie Méditerranée nous envoie cette mise au point.
Dans le Matin, journal d’Algérie, du 19 mai 2013, on peut lire dans l’éditorial «le consul d’Algérie a géré jusqu’à aujourd’hui le jumelage de Tlemcen avec la ville de Montpellier comme un simple dossier administratif alors qu’il s’agit là d’une préoccupation citoyenne et politique. C’est ainsi que lors de la journée des jumelages, le stand algérien de Tlemcen se résumait à une boîte de dattes tunisiennes, un jus d’orange de Carrefour et la présence de Mme Rech qui préside une des associations de la galaxie consulaire, soit un mélange contrasté de vassalité et de suivisme béat»
Je suis Christiane Rech, citée dans l’article et l’association dont il est question est l’association France-Algérie Méditerranée, qualifiée de planète «dans la galaxie consulaire avec un mélange de vassalité et de suivisme béat», à propos de la journée UNICITES, organisée par la Municipalité de Montpellier, en septembre 2012.
L’association que j’ai l’honneur de présider représente cette dynamique créée en 1963, juste après l’Indépendance de l’Algérie par ceux qui, en France, souhaitaient, parfois au péril de leur vie, que les peuples français et algérien puissent construire des relations durables malgré la guerre et son cortège d’horreurs, parce qu’en eux, certaines valeurs communes transcendaient les clivages passés.
L’association dont j’assume la présidence n’a jamais reçu UN SEUL CENTIME de l’Algérie, via le consulat ou de quelque autre organisme et depuis 1789, la vassalité a été abolie. L’association FAM a une comptabilité transparente et les seules subventions que nous avons le sont contre la transmission d’un compte de résultat annuel.
La journée dont il est question a été organisée par la Mairie et non par les consulats des pays concernés. J’ai été présent, en effet, sur le stand de Tlemcen : y étaient également des étudiants algériens (dont des Tlemcéniens), des responsables de l’Université et nous avons présenté ce qui a été fait avec Tlemcen, dont les travaux établis en partenariat avec la société civile de la Ville. Il y a eu plus de 200 personnes qui ont laissé leurs adresses pour recevoir le compte rendu de ce partenariat, portant sur le patrimoine. Mais curieusement, nous n’avons jamais vu M. Dahak qui, s’il est venu, a été très discret !! En tous cas, le listing à disposition de qui veut le consulter ne mentionne pas son nom… Comment, alors, relater des choses qu’il ignore ?
L’outrance dans le verbe, l’attaque de ceux et celles qui mettent en œuvre des actions citoyennes sans esprit partisan masquent mal une absence de projets porteurs, d’initiatives et de construction… Car confondre «le suivisme» (de quoi ?) avec la «non-ingérence», c’est avoir peu de culture politique ! Ce type de diatribe, nous l’avons entendu dans les amphis quand des agitateurs extrémistes venaient nous expliquer comment il fallait «faire la révolution», dans les années post-soixante huitardes. Mais, depuis, nous avons grandi !!
Mais, peut-être certains rêvent-ils encore du Grand Soir ? Et de couper des têtes… ?
Christiane Rech, présidente de France-Algérie Méditerranée
