La grille des salaires « transitoire » mise en application par Belkhadem avant la promulgation des statuts particuliers de la fonction publique, qualifiée d’aberration par les syndicats autonomes, a crée une véritable pagaille et semer la confusion parmi les fonctionnaires qui ont vu leurs salaires baisser au lieu d’augmenter. Pour corriger sa bourde, le gouvernement Belkhadem en a commis une autre en instaurant une «soi-disant indemnité forfaitaire compensatrice (IFC)» a rapporté un représentant de l’Union nationale des travailleurs de la santé, de la population et de la réforme hospitalière (UNSPRH) affiliée au Snapap. C’est dire l’exaspération des syndicats autonomes de la fonction publique (Cnapest, SNPSP et UNSPRH) qui viennent de lancer un appel pour la reprise du mouvement de protestation dès la deuxième semaine d’avril. Les motifs de leur colère et leurs revendications ont été détaillés par ce syndicaliste lors d’une conférence de presse tenue hier au siège du Snapap : révision à la hausse de la valeur du point indiciaire, le classement catégoriel des travailleurs, élargissement et ouverture de la négociation des statuts particuliers aux syndicats autonomes représentatifs. «Il n’est pas logique que des travailleurs, ayant le même niveau d’instruction, titre ou diplôme, soient classés différemment d’un secteur à l’autre», a déplore le conférencier qui dénoncera «la marginalisation » dont font l’objet les syndicats autonomes dans l’élaboration des statuts particuliers. «Il est inconcevable que les premiers concernés n’aient pas un droit de regard sur la mouture finale du statut particulier avant sa présentation à la Direction générale de la Fonction publique», s’est indigné un autre intervenant.
Le Matin ( avec le Soir d’Algérie)
