Ahmed Betatache qui manifestait en soutien aux chômeurs qui protestaient au centre d’Alger a été violemment tabassé par des éléments des forces de sécurité.
Le chef du groupe parlementaire du FFS a subi la loi de la matraque de la police. Son tord ? Avoir apporté son soutien à une manifestation de jeunes du préemploi devant l’assemblée sur l’avenue Zighout Youcef. A travers cette énième dérive policière c’est d’abord la fameuse immunité parlementaire qui a été foulé au pied. Le passage à tabac qu’a subi ce député renseigne sur le peu de crédit qu’accorde le pouvoir à l’assemblée nationale. Qui a osera encore arguer que la liberté d’expression est respectée dans notre pays si même un député n’a pas droit de l' »ouvrir » ? Bien entendu le lecteur comprendra que les jeunes manifestants ont été aussi matraqués et empêchés de s’exprimer devant l’APN. Une petite dizaine a même été embarquée dans le panier à salade de la police.
Dans un communiqué, le Front des forces socialistes a dénoncé ce qui s’est passé ce dimanche.
« Le chef du groupe parlementaire du Front des Forces Socialistes, M. Betatache Ahmed présent lors de ce rassemblement a été violemment matraqué. Le FFS dénonce cette répression sauvage à l’encontre de jeunes qui revendiquent pacifiquement leur dignité de citoyens et leurs droits ». Le parti s’est élevé contre la violation de l’immunité parlementaire de son député.
Et « dénonce la violation du droit de manifestation pacifique par les forces de sécurité. Ce droit est consacré par la constitution et par les différentes chartes du droit international dont l’Algérie est signataire ». Enfin, le FFS « appelle les Algériennes et les Algériens à défendre leurs droits et prendra toutes les décisions légitimes pour dénoncer cette violence d’Etat et faire avancer les libertés dans le pays. »
Depuis l’historique marche des archs le 14 juin 2001 et la féroce répression qu’elle avait subi par la police et les hordes de voyous engagées par cette même police, le pouvoir interdit toute manifestation à Alger en dépit de la levée de l’état d’urgence.
Yacine K.
