Le Matin d'Algérie

Entorse à l'ordre protocolaire de la République

En l’absence de Bouteflika c’est Abdelmalek Sellal aurait-il été désigné pour prendre les choses en main ? C’est manifestement le cas.

Abdelaziz Bouteflika, bien qu’hospitalisé, ne se prive pas d’affirmer l’étendue de son pouvoir ! Absent du territoire national, de Paris, il dessaisit le président du Conseil de la nation de son rôle de second personnage de l’Etat et charge son premier ministre de le remplacer lors du cérémonial de remise de la coupe de la République.

Un choix qui, nonobstant le centre de décision où il a été opéré, renseigne sur l’état des rapports de forces au sein du pouvoir algérien. Bien plus que l’affirmation du pouvoir personnel du chef de l’Etat, c’est l’effacement de Abdelkader Bensalah et son renoncement à son rang protocolaire qui donne la mesure de la place de tout un chacun au sein de la hiérarchie étatique. Abdelaziz Bouteflika reste encore prépondérant à la tête de l’Etat. Tout au moins, il a encore le pouvoir de refuser que soit donnée la moindre une impression de début de succession. 

Mohand Bakir

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