Le prix ’’Olivier d’or’’ de la 13eme édition du Festival national culturel annuel du film amazigh a été décerné, jeudi soir à Tizi- Ouzou, au chanteur gouailleur de Yemma Gouraya, Djamel Allam, pour son film ’’Le Banc public’’.
Cette distinction, la plus haute du Festival du film amazigh, a été remise à son récipiendaire par Slimane Hachi, représentant du ministère de la Culture, lors d’une cérémonie qui s’est déroulée au Théâtre régional Kateb-Yacine de la ville de Tizi- Ouzou, en présence des festivaliers, des autorités locales, des hommes de culture d’horizons divers et autres invités du Festival.
Le Banc public, qui a obtenu les faveurs du jury sur les 17 films ayant concouru dans la section « Olivier d’or » est un film de fiction (court métrage) qui met en scène, sur des airs musicaux, quelque part dans un jardin public d’une ville d’Algérie, un certain incivisme , incarné par des jeux de séduction dont fait l’objet une jeune créature de rêve, assise sur un banc autour duquel rodent de jeunes séducteursà.
« C’est une consécration d’un vieux rêve que j’ai caressé depuis mon enfance.. C’est sur incitation de feu Bouguemouh que j’ai décidé de réaliser ce film. Je rends hommage à sa mémoire en lui dédiant cette récompense. Je me souviens toujours quand il me répétait que mes chansons ressemblaient à des fresques filmiques (.) », a déclaré, ému, Djamal Allam
Dans la même section « Olivier d’or », le prix de la meilleure interprétation féminine est revenu à la comédienne Hadjira Oubachir pour son rôle de mère joué dans le film « Iminig » der Embarek Mennad, alors que le prix de la meilleure interprétation masculine a été adjugé à Merzak Hichem pour son rôle campé dans ce même film. Le prix du meilleur film d’animation a été obtenu par Massinissa Ould Oualhadj pour son oeuvre La cigale et la fourmi. Le prix du meilleur documentaire est revenu à Nadia Boufrkak, pour son film Chez Salah.
Dans la section « Jeunes talents », le premier prix a décerné à Slimane Belharrat pour son film Tagbaylit Assa. Le second prix a récompensé Abdelhak Zaazaa pour son produit Iassassen N Tmurth (les protecteurs du pays).
Dans la section « doublage » le choix du jury s’est porté sur Samir Ait Belkacem pour son film Kiki, le Viking2. Le jury a tenu également à faire un geste significatif à l’endroit des enfants du village berbérophone de Bousmghoune (El Bayadh) et d’Ait Oumalou (Tizi-Ouzou), en leur décernant un prix primant un film Anzar (rituel amazigh pour la pluie) qu’ils ont monté conjointement sous la houlette d’encadreurs.
La clôture de ce Festival a été ponctuée par découverte d’un buste à l’effigie du regretté cinéaste Abderrahmane Bouguermouh, coulé dans du bronze par son ami , le sculpteur Arezki Graine. A cette occasion, le directeur de la culture de la wilaya de Tizi- Ouzou a annoncé que le ministère de la culture vient d’introduire un dossier pour l’institutionnalisation de 04 festivals amazighs concernant le théâtre, le livre, la littérature et la poésie.
APS
