Le Matin d'Algérie

DANS LA BOÎTE DU MATIN : À Mohamed Benchicou et …. Ses lecteurs

Tout d’abord, j’espère que cette lettre ne sera pas censurée. Avant de rentrer dans le vif du sujet, je tiens à mentionner que la seule fois ou j’ai eu l’occasion de voir ce monsieur atypique de la presse algérienne, de mes propres yeux, c’était à la cour de justice d’El Harrach, juste avant sa condamnation arbitraire et inutile le 14 juin 2004. J’étais très excité à l’idée de me précipiter vers la maison de la presse Tahar Djaout pour être parmi les gens qui l’ont soutenu lorsqu’il a été condamné. Toutefois, comme sympathisant du RCD, et plus particulièrement de docteur Said Sadi, envers qui je voue beaucoup d’admiration et de respect pour sa clairvoyance, son honnêteté, son esprit d’analyse, son amour pour le pays, son courage et son intelligence, je n’ai jamais compris pourquoi le parti qu’il dirige ne s’est jamais associé à la moindre manifestation qui a eu pour but de soutenir monsieur Benchicou, au moins émettre un moindre communiqué de presse qui va dans le même sens. Pourquoi une telle animosité entre les deux hommes, par ailleurs très brillants dans leurs domaines respectifs il faut l’admettre. Les deux lettres (à leur amis …) qu’ils se sont échangées n’ont pas été suffisantes pour éclaircir ma lanterne. Dans un premier temps, l’élection d’avril 2004, m’a laissé conclure que le tort est plus du côté du journaliste Benchicou que du politique Sadi. En effet, la ligne éditorial de son journal durant la campagne présidentiel de 2004, qui consistait à appeler à voter Benflis en dehors de la Kabylie et boycotter dans cette belle et rebelle région, comme il l’appelait, m’a quelque peu dérouté et c’est le commencement des premiers doutes sur la sincérité et la bonne foi de l’auteur du succès Bouteflika : une imposture algérienne. Au point où j’avais du mal à comprendre comment celui, qui a brillamment accompagné le mouvement citoyen des arrouchs, pouvait se permettre un tel délire.Ce qui renforce davantage mes doutes sur la bonne foi de Benchicou, c’est l’article qu’il vient de poster sur son journal (version internet) et concernant la récente et magistrale sortie du Docteur Sadi à partir des principales villes d’Amérique du Nord que sont Ottawa, Montréal, New York et Washinghton. Il ne fait aucun doute qu’en appelant à une surveillance massive et qualifiée des prochaines élections à venir, Docteur Sadi a non seulement contrarié les calculs de Bouteflika, mais tout les autres clans du pouvoir.Qu’est ce qui a piqué donc Benchicou pour refuser une telle louable initiative puisqu’il est connu que la surveillance (et non observation) MASSIVE et QUALIFIÉE (et Sadi le précise à chaque fois) des élections par des ONG expertes, est une excellente opportunité pour les peuples dominés par leurs pouvoirs autoritaires. Je ne reviens pas sur les deux exemples récents qu’il cite à chaque fois, à savoir le Pakistan et le Kenya.Comme à son habitude, l’homme qui a cassé tout les tabous (l’identité amazigh, laïcité, rééchelonnement de la dette, la résistance patriotique, … ), et qui a tout essayé pour mettre l’Algérie sur l’orbite démocratique malgré un climat politique malsain et des plus difficiles au monde, je pense que cette fois-ci le docteur a touché le bout de la solution, ou la clé de voûte de la solution à la crise. Il s’agit d’empêcher dorénavant et coûte que coûte la FRAUDE. Le refus, d’une telle solution, par Benchicou est difficilement justifiable contrairement aux nouveaux reconvertis en démocrates comme Brerhi et Hamrouche, qui refusent Bouteflika mais pas la FRAUDE. Il est clair que les premiers cités espèrent que les faiseurs de présidents feront d’eux les remplaçants du dernier via cette même fraude. Qui sait peut être Benchicou espère à son tour devenir un jour président d’autant plus que plusieurs de ses supporters dans son forum du Matin le réclame. Dans ce cas l’explication est vite trouvée, quand à la raison de son refus d’une surveillance internationale MASSIVE et QUALIFIÉE.Pour revenir à l’écrit de Benchicou, qui reprend l’annonce qui dit que la France, les USA et la Grande-Bretagne, ont accepté la sollicitation de Sadi. Je dirais que c’est une bonne nouvelle, puisque ces pays écoutent enfin l’opposition incarnée par le docteur. Ceci est un bon signe en soi, et je suis persuadé que ces pays ont fini par comprendre que le fait que Bouteflika et son pouvoir leur ont vendu tout le pays, n’est, à leurs yeux, pas un gage pour garder leurs intérêts, puisque la stabilité de la région Afrique du nord est plus importante. D’autant plus que Bouteflika devient de plus en plus la matrice idéologique de l’islamisme politique en Algérie et dans le monde. Faut-il rappeler que tout récemment, et pour la nième fois, il vient de rassembler, sous l’égide de Belkhadem, tous les intégristes du monde à Sétif pour parler du Coran et de la Sunna. Non monsieur Benchicou, vous n’êtes pas du tout un homme responsable, puisque à l’instar d’un forumiste dans votre journal internet, je ne peux pas comprendre pourquoi vous êtes contre des ONG connues pour le formidable travail accompli au Pakistan et au Kenya, alors que pour reprendre Sadi la surveillance internationale est, en 2008, l’ultime chance pour donner au pays un système politique issu de la volonté populaire. Il est clair que la source de tout les maux et les anarchies en Algérie depuis 1962 s’appelle : LA FRAUDE. Si on est pour la fraude, on est pour la corruption, pour le vol, pour la répression des syndicats autonomes, des journalistes et des militants de l’opposition. A contrario, une élection libre sans fraude ou le choix du citoyen sera respecté suite à une surveillance massive et qualifiée, conduira forcément à un président légitime (en sus avec un deuxième tour garanti, ce qui est bon pour l’apprentissage démocratique), l’opposition sera renforcée, donc respectée et écoutée par le titulaire momentanée de la gouvernance, et qui le jugera sur son bilan et son projet à chaque fin de mandature, le contrôle des finances de l’état sera garanti et étroitement surveillé, la répartition des richesses équitablement distribuée, et la corruption et le vol disparaîtront d’eux même avec le temps, etc.Pour finir j’aimerai répondre à certains des forumistes du journal de Benchicou, en leur disant que :

– D’abord je veux bien rassurer certains qui font semblant de ne pas comprendre l’enjeu de la fraude, ou autres induits en erreur par les Brerhi, Hamrouche, Benchicou et autres. À ceux-ci, permettez moi de vous dire qu’en ce 08 mars 2008, plus de 600 personnes ont affronté la température extrême de l’hiver canadien (du jamais vu depuis 4 mars 1971) pour venir assister à la conférence animée à Montréal par Dr Said Sadi. En étant parmi ces 600 heureux présents parmi les Algériens immigrants au Canada, j’étais comme beaucoup d’autres très convaincu des arguments avancés par Sadi, comme quoi si les élections à venir se tiendront dans un climat de transparence moyennant une surveillance massive et qualifiée, elles pourront en effet guérir définitivement le pays de sa crise profonde, et permettront de trouver des solutions légitimes aux conflits régionaux de plus en plus menaçants pour la stabilité et l’avenir du pays. Elles pourront aussi expurger la mémoire collective de ses angoisses et elles pourront rétablir les millions d’algériennes et d’algériens dans leurs droits à une vie digne et restaurer l’ordre citoyen, politique et intellectuel dans les institutions algériennes.

– Pour répondre au respectable Abdesslam Ali Rachedi, Sadi est aussi inquiet du viol de la constitution, mais en homme politique averti, il ne pourra se prononcer sur quelque chose dont le concerné même, à savoir le président, n’a encore soufflé aucun mot. Il se tient pour l’instant à ce qui est certain, à savoir l’élection présidentielle de 2009. Mais je suis d’accord, que si fraude il y a, elle concernera tout autant le référendum sur la révision de la Constitution. Vous dites : faire l’impasse sur la révision constitutionnelle, cela voudrait dire que la fraude serait licite dans ce cas mais pas dans le cas de l’élection présidentielle ! Pensez-vous que Docteur Sadi est assez dupe pour ne pas penser de la sorte. Je vous invite à jeter un coup d’œil sur le site Internet de son parti, par ailleurs le seul parti national qui met à jour son site et presque quotidiennement, lors de la commémoration du XIXème anniversaire du RCD, le 23 février 2008 à la salle de la CFDT Belleville, Paris, il a dit ceci : Être au rendez-vous avec l’histoire aujourd’hui, c’est prendre résolument option pour une surveillance internationale de tous les prochains scrutins si on veut éviter le naufrage. On ne peut plus claire.

– Les lecteurs du forum du journal Le Matin, doivent faire attention aux écrits de certaines personnes qui se cachent derrière des pseudonymes, comme Dyhia Tazayrit, qui à chaque fois, elle colle à Sadi l’étiquette de diviseur Arabes-Kabyles, pour mieux le discréditer vis-à-vis de l’électorat arabophone. À se demander si la personne en question n’est pas un des responsables d’un journal particulier, et dont Sadi empêche de dormir (Ines Chahinez en sait quelque chose).

Mes sincères salutations,

Rachid Ait Ali Kaci, Canada.

Quitter la version mobile