« Les journaux indépendants en Algérie s’autocensurent », a déclaré hier, Robert Stephen Ford, ambassadeur des Etats-Unisd’Amérique en marge des travaux du quatrième Séminaire des institutions nationales arabes des droits de l’homme. Selon lui, les médias indépendants, notamment la presse écrite, ne profitent paspleinement des libertés qui leur sont accordées.
Robert Stephen Ford a souligné ses réserves concernant deux dossiers: les prisons et la liberté d’expression en Algérie. La monopolisation du secteur de l’audiovisuel est une atteinte aux droits de l’homme selon ses propos, appelant ainsi les autorités algériennes à ouvrir ce champ médiatique aux privés.
Autre sujet délicat : les rencontres de l’ambassade avec les associations et les institutions politiques algériennes. M.Ford aclassé ces rencontres dans le cadre des échanges « ordinaires ».
« L’Amérique s’intéresse à la politique algérienne comme l’Algérie s’intéresse à la politique américaine», a-t-il expliqué.De plus «l’Algérie est un pays important et a ses point forts dans le Bassin méditerranéen et le monde arabe ». Ce qui renforce l’intérêt de son pays vis-à-vis de l’Algérie. Cet intérêt exige la consolidation du dialogue entre les deux Etats, selon les propos de M.Ford. « C’est dans ce but qu’on a ouvert un certain dialogue avec les associations et les institutions politiques et qu’on a organisé ces rencontres », a-t-il affirmé.
« On ne peut pas connaître les centres d’intérêt de la société civile en Algérie si on ne rencontre pas et si on discute pas avec ses acteurs », a-t-il conclu. Ainsi, l’ambassadeur des Etats-Unis réfute les propos du chef du gouvernement et ceux de la secrétaire générale du PT selon lesquels le diplomate américain s’immisce dans les affaires internes du pays.
Enfin, « La révision de la Constitution est une affaire algérienne. » C’est ce qu’a « En tant qu’Etat, on n’a pas la prérogative d’accepter ou de rejeter la révision de la Constitution », a-t-il ajouté.
E.H.
