C’est la première fois qu’un ministre algérien se prononce sur cette affaire de mort (ou pas) des deux chefs terroristes.
Que dit le ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, Daho Ould Kablia ? Eh bien selon lui, l’Algérie n’a jusqu’à présent été informée « par aucun pays » du décès des terroristes Abdelhamid Abou Zeid et Mokhtar Belmokhtar au Mali. Voilà qui rajoute une épaisse couche de mystère à cette double morts. Car cela repose la question des fameux tests génétiques, rapportés par la presse et qui seraient réalisés par les autorités algériennes sur la famille d’Abou Zeid.
Autrement dit, si le ministre de l’Intérieur ignore tout sur le sort de ces deux terroristes, qui pourrait l’être en Algérie ? En effet, soit les pays engagé ignorent réellement si les deux terroristes sont tués ou alors les canaux de renseignement sont coupés avec l’Algérie. « Aucun pays ne nous a informé du décès des terroristes Abdelhamid Abou Zeid et Mokhtar Belmokhtar », a indiqué M. Ould Kablia qui répondait en marge de l’ouverture de la session de printemps du parlement, à une question sur les informations rapportées récemment par des sources médiatiques citant le président tchadien Idriss Deby, faisant état de la mort des deux terroristes.
Récemment, des rapports de presse internationaux avaient évoqué la mort de Abdelhamid Abu Zeid, l’un des chefs de l’organisation Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI) et de Mokhtar Belmokhtar, surnommé « le borgne », chef de l’organisation des « Moulathamine », dissidente d’AQMI. La katiba des « signataires par le sang », affiliée à l’organisation des « Mulathamine », avait revendiqué l’attentat terroriste perpétré en janvier dernier contre le complexe gazier de Tiguentourine (wilaya d’Illizi) et qui a fait 37 morts parmi les otages.
L.M./APS
