Le Matin d'Algérie

Débat : à qui appartient Yannayer ?

En publiant sa chronique hebdomadaire dans Le Soir d’Algérie, «Yennayer à Tripoli», Arezki Metref ne pensait pas provoquer un débat si passionné autour d’un thème censé être si… secondaire, du moins à l’échelle de ce que l’on considère comme les grandes préoccupations du moment. Il y raconte la célébration de Yennayer dans Tripoli post-Kadhafi, une manifestation éclatante et exceptionnelle qui a rompu avec la clandestinité des années Kadhafi. Yennayer à Tripoli, n’a pas été fêté « dans une cave, ni une salle dérobée, ni un terrain vague à l’abri des regards » mais dans un stade, en présence d’officiels libyens, dont le président de l’Assemblée nationale, fondateur du Parti du Front national, en charge de la fonction de chef de l’Etat, Mohammed Youssef el-Megaryef, qui a commencé son allocution par «Azul fellawen, tanemmirt». Il ne prend pas de détour : il appuie la revendication de tamazight reconnue par la Constitution comme langue officielle. «Pourrait-on imaginer, par exemple, un Yennayer grandeur nature au stade du 5-Juillet à Alger ? Evidemment non, je crains !», écrit le journaliste.

« Faux ! » lui répond Madame Zohra Mahi qui l’accuse de dénaturer la réalité. Pour elle, Yannayer était célébré dans les familles avec toute la pompe requise « mais sans la coloration politique et idéologique que vous et vos semblables voudrez lui donner ». Ce à quoi Hend Sadi rétorque :  » L’intolérance dont vous faites montre, Madame, à l’égard de l’amazighité est si ancrée dans votre mentalité que vous l’extériorisez avec un naturel confondant. Parce qu’il est porté par les institutions et qu’il est répandu dans l’opinion, votre sectarisme vous semble politiquement légitime. Sa remise en cause est de l’ordre du scandale à vos yeux. » 

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Le matindz poursuit le débat sur la question.

Lire la chronique d’Arezki Metref

Lire la réponse de Madame Mahi

lire le point de vue de Hend Sadi

Lire le point de vue de M. Boudarène

Lire l’avis d’Arezki Nait Abdellah

Lire le point de vue de Rabah Ait messaoud

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