Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a rencontré samedi pour la première fois le chef de la Coalition nationale des forces de l’opposition et de la révolution syrienne Ahmed Moaz al-Khatib, annonce une source au sein de la délégation russe à la Conférence de Munich sur la sécurité.
La rencontre s’est déroulée en marge des travaux de la conférence munichoise. Le savant islamique et prédicateur cheikh Ahmad Moaz Al-Khatib a été élu chef de la Coalition nationale des forces de l’opposition et de la révolution syrienne le 11 novembre dernier à Doha (Qatar).
Réuni le 12 décembre à Marrakech (Maroc), le groupe des « Amis de la Syrie » a reconnu la Coalition comme seule représentante légitime du peuple syrien. Il y a toutefois en Syrie plusieurs groupes d’opposants et des commandos d’opposition qui déclarent n’avoir rien à voir avec la Coalition qu’ils ne reconnaissent pas.
La question des armes chimiques
Les armes chimiques sont sous contrôle du gouvernement syrien, et il n’y a pas de sérieuses raisons pour s’en préoccuper, a indiqué samedi à Munich le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.
« Nous avons une information sûre, et nous sommes persuadés que, pour le moment, le gouvernement syrien contrôle la situation (avec les armes chimiques, ndlr) », a déclaré le ministre lors de la 49e édition de la Conférence de Munich sur la sécurité. Et d’ajouter que Moscou entretenait des contacts quotidiens avec ses partenaires sur ce problème. « Il serait évidemment dangereux si ces armes tombent aux mains des insurgés. Néanmoins, il n’y a pas pour le moment de sérieuses raisons pour s’en préoccuper », a estimé M.Lavrov. L’aviation israélienne a mené il y a quelques jours un raid aérien sur un convoi qui se dirigeait vers le Liban, selon certaines sources celui-ci a visé une usine d’armes chimiques. Par ailleurs, Le Monde a révélé que le régime a utilisé fin décembre une arme chimique non létale contre l’opposition armée.
Depuis mars 2011, la Syrie est en proie à un conflit entre les troupes gouvernementales et les groupes armés de l’opposition. Selon l’Onu, les affrontements ont déjà fait plus de 60.000 morts. Les autorités syriennes affirment faire face à des combattants bien armés et soutenus par les pays occidentaux et certains Etats arabes.
Avec Ria Novosti
