Le Matin d'Algérie

Le commando détient toujours un groupe d'otages, encerclé par l'armée

Le groupe armé qui dit agir en représailles à l’intervention française au Mali affirme toujours détenir sept otages étrangers dans le complexe gazier du Sahara algérien où il est retranché.

Plus de 72 heures après l’attaque et la prise en otage de centaines d’employés du complexe gazier d’In Amenas, à 1.300 km au sud-est d’Alger, les ravisseurs, cernés par les forces spéciales, détiennent toujours une dizaine d’otages -algériens et étrangers-, a indiqué samedi à l’AFP une source de sécurité algérienne.

Un porte-parole des « Signataires par le sang« , groupe jihadiste dirigé par l’Algérien Mokhtar Belmokhtar qui a revendiqué l’attaque de mercredi, a confirmé samedi à l’Agence mauritanienne Nouakchott d’Information (ANI) la « présence de sept otages » étrangers dans l’usine de gaz.

Le photographe de l’AFP a vu passer samedi un camion à bord duquel se trouvaient cinq cercueils qui se dirigeait vers l’hôpital d’In Aménas, où sont soignés les blessés évacués depuis jeudi. Des hélicoptères survolaient le site par intermittence à la mi-journée.

D’après les sources jihadistes citées par ANI, le commando est dirigé par Abdelrahmane, dit « le Nigérien« , qui détient les sept étrangers, et est composé d’une quarantaine de personnes originaires d’Algérie, d’Egypte, du Niger, du Tchad, de la Mauritanie, du Mali et du Canada qui se seraient infiltrés en Algérie depuis le Niger.

Selon ces sources, Belmokhtar propose « à la France et à l’Algérie de négocier pour l’arrêt de la guerre livrée par la France » dans le nord du Mali.

Il voudrait aussi « échanger les otages américains détenus par son groupe » contre un Egyptien, Omar Abdel-Rahman, et une Pakistanaise, Aafia Siddiqui, emprisonnés aux Etats-Unis pour des accusations liées au terrorisme.

Avec AFP

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