Le trio composé de Mehri, de Hamrouche et d’Aït Ahmed va se redéployer sur le champ politique national, par le biais de sorties publiques annoncées dans les tous prochains jours. L’initiative prônée par les trois personnalités consistera, selon Karim Tabbou, à lancer un appel en direction du peuple et du pouvoir dans le domaine de la «construction du pouvoir» sur de nouvelles bases. Mais sans pour autant expliquer la stratégie politique qui s’apparente au contrat de Rome de 1994 et qui sera entamée, vraisemblablement, dès le retour d’Aït Ahmed en Algérie. Le premier secrétaire du FFS citera les exemples de l’échec du gouvernement Sifi basé sur la technocratie, de Benbitour et de Smaïl Hamdani qui ont préconisé les approches économiques administratives. «Il n’y a pas de possibilité de réformer le système de l’intérieur», s’est exclamé Karim Tabbou. «Pour cela, a-t-il dit, il faut mobiliser les syndicats, les partis et les journalistes dans le domaine des nouveaux choix politiques.»
L’objectif de la campagne politique initiée par le FFS serait, selon Tabou, d’amener la masse de la population silencieuse, évaluée selon le porte-parole du FFS, à 70% à voter, car le reste constitué des 30% votants «permanents» est attribué aux rentiers du système, «ceux qui alimentent la circulation tard dans la soirée à Alger», une expression qui traduit l’ironie et l’humour qui n’ont, d’ailleurs, pas manqué d’animer le discours du représentant du FFS.
(Source : La Tribune)
