Responsables mais pas capables, les gouvernants algériens

Après 4 mandats et 1000 milliards dépensés, Bouteflika a été incapable de prévoir quoi que ce soit.
Après 4 mandats et 1000 milliards dépensés, Bouteflika a été incapable de prévoir quoi que ce soit.

Les gouvernants algériens sont responsables et n’hésitent pas à s’afficher en tant que tels, surtout devant les caméras de télévision, mais demeurent de grands incapables devant l’Eternel.

Nos gouvernants, qui ne peuvent surtout pas dire qu’ils n’ont pas eu le temps et l’argent nécessaires, ont fait tout leur possible pour sortir l’Algérie de son sous-développement, mais en vain. Après quatre mandats successifs et des dépenses se chiffrant à près de mille milliards de dollars, ils sont encore là, à user d’une recette éculée appelée la planche à billets. C’est à vous donner envie de pleurer.

N’importe quel autre gouvernement dans le monde aurait démissionné avant de demander pardon à son peuple et partir pour ne plus revenir aux affaires. Nos gouvernants, eux, ne l’entendent pas de cette oreille. "Le FLN gouvernera cent ans encore", nous a promis Djamel Ould Abbès.

Reste à savoir pourquoi les gouvernants algériens s’entêtent-ils à rester en poste, malgré leur échec patent. Pourquoi n’appliquent-ils pas à eux-mêmes ce qu’ils appliquent méthodiquement dans d’autres domaines, comme le football par exemple ? De deux choses l’une : ou bien nos gouvernants sont inconscients, ou bien ils sont conscients mais veulent remettre au goût du jour la fameuse histoire de la chèvre qui vole.

Sous d’autres cieux, les gouvernements sont formés de visionnaires, de gens qui savent anticiper. Chez nous, quand les prix du pétrole augmentent, on jette l’argent par les fenêtres, et quand ils baissent on déclare le pays en crise. On ne sait faire que cela, apparemment. "Gouverner, c’est prévoir" ne fait pas partie de nos mœurs, malheureusement.

D’ailleurs, tout le monde se souvient du discours où le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, avait rappelé que les Algériens étaient allés en rompant au FMI dans les années 1990, avant de promettre, sûr de lui, que cela ne nous arrivera plus jamais. Le retour au FMI a été retardé par la planche à billets. Mais jusqu’à quand ? Jusqu’à la remontée des prix du pétrole, espèrent nos gouvernants très optimistes, à défaut d’être réalistes.

Au début des années 1990, tout le monde était convaincu par les propos des gouvernants français de l’époque, dans l’affaire du sang contaminé. "Nous sommes responsables mais pas coupables", avaient-ils clamé haut et forts. En 2017, tout le monde, ou presque, est convaincu aussi que les gouvernants algériens sont responsables mais pas capables.

Ahcène Bettahar

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Commentaires (12) | Réagir ?

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moh arwal

Tu as perdu tes repères, tu ne sais plus si tu es algerien, francais tlemcenien, algeroisou kabyle, Tu te melanges pes pedales au final

j ai compris que tu es un fils de balhta la bonniche des pieds noirs emigrée de tlemcen a alger dans les 54 a 62. tu as avoir du sans pied noir dans les veines.

-7
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veriteAMER

tu es sortie de ta tanière... ça fait longtemps déjà !

mes appréciations positives à ton égard et à ta personne n'ont pas changé d'un iota : loyauté et fidélité obligent : ce qui te manque cruellement cher Mohamed !

on ne le fait pas à l' esprit (réellement) critique !!!

ton age ne permet pas une remise en cause indispensable pour tenter de mieux se positionner... t' es dépassé : car t'as déjà fait tes preuves... laisses donc la place au sang neuf !!!

je te souhaite bonne continuation... j' en veux pas et je t'en voudrais jamais !

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veriteAMER

Les Chorfa ou les cheurfa

Le mot “chorfa” ou “Cheurfa” est la forme dialectale de “Shurafa”, pluriel de “Sharif”. Ce sont les descendants du prophète et de sa fille Fatima (Fatma). Si certaines familles, comme les “Idrisides” et plus tard les “Filaliens” et les “Saâdiens”, ont donné naissance à des dynasties qui ont régné sur le Maroc, beaucoup de ces nobles étaient des pauvres gens qui s’adonnaient à la recherche de sainteté. Mais leur qualité leur conférait un grand prestige. On les appelait du titre de “moulay” (classe de “mawlaya”), alors que Sidi (Classique “sayyidi”, abrégé en “Si” quand on s’adresse à une lettre) s’emploie à tous les saints

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