A défaut de billets, faites tourner la planche à neurones M. Ouyahia !

Ahmed  Ouyahia.
Ahmed Ouyahia.

Au moment où Ouyahia jure par tous les saints que la planche à billets va sauver l'Algérie de la faillite et s'enorgueillit sur la tribune de l'APN du fait que le pays ne s'est pas agenouillé encore une fois devant le F.M.I., des députés de l'opposition crient au scandale et s'interrogent où sont les 1000 milliards de dollars dépensés dans les plans de relance économique.

Spectateur, le peuple ne comprend rien à ce cirque politique ! De la chanson de la cigale à la sagesse de la fourmi, nos officiels ont, semble-t-il, perdu le nord dans un océan de contradictions. Une planche à billets pour un pays qui ne produit presque rien ? Une planche à billets pour des rentiers qui n'ont rien à voir avec la notion de la gestion ? Une planche à billets pour une machine de corruption hyperactive ? Une planche à billets pour une administration qui pue des relents de bureaucratie ? On aimerait bien imaginer la suite.

Il ne suffit pas de répéter aux masses sur un ton faussement nationaliste et à coups de "hamdoullah" que, voilà, la nation restera toujours souveraine et ne courbera jamais l'échine grâce à cette «panacée universelle», faite maison, pour convaincre du bien-fondé de sa démarche. Car la réalité est beaucoup plus profonde que cela. Elle est surtout affaire de calculs et de prospectives d'avenir.

Nourrir un peuple de 40 millions d'habitants, lui donner de l'espoir et ouvrir de nouvelles perspectives pour cette jeunesse avide de changement n'est pas une question de quelques phrases de langue de bois tricotées devant l'assemblée du peuple, comme Ouyahia tend à nous le faire admettre, mais un plan économique et stratégique durable qui s'étale sur des années, voire des décennies, dans la continuité des politiques précédentes. Autrement dit, si un moteur d'une voiture s'arrête un jour à cause d'une panne dans la boîte à vitesse ou dans la plaquette de freins qu'on n'aurait pas tenté de réparer à temps, sans doute le problème va se compliquer davantage et toucher d'autres pièces. Ainsi, les coûts de réparation du véhicule augmenteront nécessairement.

L'Algérie est ce moteur-là dont les pièces sont défectueuses et que nos autocrates ont laissé longtemps malheureusement en l'état, occupés qu'ils sont par le gaspillage de la rente pétrolière. C'est pourquoi il est urgent de revoir de fond en comble toute notre stratégie économique et ne pas se laisser séduire par des solutions de facilité de ce genre qui nous coûteront après très cher. A moins qu'on soit attirés par l'exemple du Venezuela (pays qui a eu recours à ce système) où l'hyperinflation aurait obligé le peuple à sortir dans la rue à cause de la cherté de la vie, ou du Zimbabwe où le citoyen a besoin d'une brouette de billets pour une baguette de pain ! Bref, on a besoin de faire tourner un peu nos neurones pour éviter le pire.

Kamal Guerroua

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Commentaires (4) | Réagir ?

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Rabah IBN ABDELAZIZ

Il y à une solution radicale pour sortir l'Algérie de cette misère : Récupérer tous les milliers de milliards d'euros et de dollars volés par le parrain mafieux et ses larbins, cette argents est la propriété du peuple Algérien ?. Mais pour cela il y à une seule chose à faire : laissez la justice s'en occuper comme pour Khalifa ?, mais Khalifa, il appartiens à l'autre clan mafieux qui à dirigé l'Algérie avant l'arriver du nouveau parrain et ses sbirs en 1999 ?. Rapatrier les mal acquis par la pègre bouteflikiste par voie judiciaire. Mais en Algérie le minus de l'injustice el louha veil au grains du parrain comme ses prunelles d'yeux ?. Donc ce n'ai pas demain sauf si l'A. N. P, jouera son rôle de la défense de la nation ?.

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karim Aït Aïssa

Matinée d’aujourd’hui, première heure, je me rends au siège d’Air Algérie pour une rencontre avec la Directrice des affaires juridiques, on me dit qu’elle est à l’extérieure, je demande à voir une de ses collaboratrices, on me fait monter au 3ème étage et je suis reçu par une responsable des affaires contentieuses :

Je : je suis déjà passé hier alors qu’il était 16h passée, pour une entrevue avec la Directrice qui était en réunion avec le PDG, j’avais insisté à la voir en toute urgence mais le réceptionniste ne voulait rien savoir ; il a dit non c’est non !

Elle : c’est à quel propos ?

Je : à propos du litige entre Air Algérie et la Smi et cette condamnation à 15 million de dollars. Comme je suis possesseur d’un droit sur le terrain sur lequel est érigé le chantier, avec mon avocat dès que j'ai eu l'information, nous avons évalué la situation d’une approche strictement juridique et il en ressort que nous avons la possibilité de bloquer le paiement de l’amende dans un premier temps et de l’annuler complètement dans une deuxième phase. Etant donné que nous avons déjà parlé du problème avec votre Directrice avant même la sentence et qu’il était question d’une rencontre avec le PDG, l’actuel événement vient anticiper nos agendas et il est impératif d’avoir une rencontre aujourd’hui avec le PDG en présence de la Directrice et de mon avocat.

Elle : c’est une très bonne initiative monsieur, seulement je crains qu’il est un peu en retard, puisque la procédure de paiement est déjà enclenchée.

Je lui fais savoir qu’on peut arrêter la procédure pour peu que le PDG accepte de me rencontrer aujourd’hui.

Je lui laisse ma carte, elle me promet un appel dans la matinée, dès que la Directrice sera de retour.

J’appel mon avocat pour l’informer d’une éventuelle rencontre avec le PDG au siège d’Air Algérie. A toute fin utile je passe au tribunal dit Abane Ramdane -chargé de l’exequatur- pour toucher un mot à la Présidente, elle avait un référé d’heure en heure et c’est le Vice-président qui me reçoit en présence de son greffier.

Je : comme je l’ai dit à votre greffier avant-hier, c’est pour stopper le paiement de l’amende infligée à Air Algérie, je suis le possesseur légitime du terrain en question et j’ai mon entreprise sur les lieux –je lui montre une ordonnance récente du tribunal de Dar el-Beïda attestant mes dires. Après avoir consulté mon avocat, celui-ci est catégorique : on peut juridiquement stopper le paiement de l’amende infligée à Air Algérie.

Il : c’est qui votre avocat ?

je : Maitre A.. K..

Il : effectivement c’est un avocat de bonne réputation professionnelle. C’est un vieux de la vielle et s’il vous a affirmé que c’est possible, alors qu’il enclenche immédiatement un référé d’heure en heure et la procédure de paiement pourra être stoppée si, il reste clair, vous apporter du convaincant. Le droit sera dit.

On me fait signer sur un registre attestant ma venue et ma demande à 9h57.

La matinée passe est je ne reçois aucun appel d'Air Algérie. Je me rends au ministère des Transports à midi. Depuis la réception je parle avec la secrétaire du SG au téléphone, elle me renvoi au Directeur général des Transports à El Biar qu’elle prend soin de me donner le numéro de sa ligne directe. La secrétaire de celui-ci, lorsque j’appel, me dit de passer, ce que je fais séance tenante. A mon arrivée à la direction générale, le DG refuse de me recevoir –il était sortant- il me renvoi à un autre service qui me ré-envoi au SG à Ben Aknoun. Chaude patate. Je reparle à la secrétaire de ce dernier au téléphone qui me fait attendre pendant près d’une heure pour me signifier qu’il est impossible pour lui de me recevoir.

Une journée presque ordinaire quoi. ck

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