Le pétrole ouvre en hausse à New York malgré la tension au Kurdistan irakien

Le pétrole ouvre en hausse à New York malgré la tension au Kurdistan irakien

Le prix du baril de pétrole coté à New York montait lundi à l'ouverture, aidé par des propos du président turc menaçant d'empêcher le passage dans son pays des exportations de pétrole en provenance du Kurdistan irakien.

Vers 13H10 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en novembre, référence américaine du brut, gagnait 60 cents et s'échangeait à 51,26 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Le Kurdistan irakien, une région riche en or noir, organise un référendum sur son indépendance lundi, une initiative décriée par le gouvernement irakien. Bagdad a demandé dimanche à tous les pays de ne traiter qu'avec lui pour les transactions pétrolières.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dans la foulée annoncé lundi que des "mesures" allaient être prises "cette semaine" contre la région autonome. L'exportation du pétrole du Kurdistan irakien cessera une fois que la Turquie aura "fermé les vannes", a-t-il prévenu.

Le Kurdistan produit en moyenne 600.000 barils de pétrole par jour dont 550.000 sont exportés via Ceyhan en Turquie. "La perspective de voir cesser les exportations du Kurdistan, qui ne sont pas négligeables, soutient les prix du marché ce lundi matin", a estimé John Kilduff d'Again Capital.

Les cours du pétrole étaient aussi portés lundi par la perspective de l'éventuel prolongement d'un accord liant l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et quelques partenaires dont la Russie.

Le point mensuel de suivi de cet accord de limitation de la production s'est conclu sans surprise vendredi, mais les responsables de l'Opep se sont évertués à raviver les espoirs d'un renouvellement de l'accord au-delà du premier trimestre 2018.

"La prochaine réunion de l'Opep (prévue en novembre à Vienne) discutera de la nécessité de prolonger l'accord sur les réductions de production et de la durée de l'accord", a ainsi affirmé lundi le ministre de l'Energie des Emirats arabes unis, Suhail al-Mazrouei.

"La réunion discutera également de l'adhésion de nouveaux producteurs à l'entente sur les réductions de production", a encore dit le ministre.

Ces remarques viennent rassurer le marché, alors que la hausse de la production de la Libye et du Nigeria, qui avaient été exemptés de participer aux baisses d'extraction, menacent d'effacer les efforts du reste du cartel.

"Il faudra également que les pays participant à l'accord (l'Opep et ses partenaires) convainquent la Russie, qui semble moins enthousiaste à l'idée de renouveler les baisses de production", a prévenu Ipek Ozkardeskaya, analyste chez London Capital Group.

AFP

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