Le parti de Benflis demande le retour à la souveraineté populaire

Ali Benflis.
Ali Benflis.

Extratis du communiqué du Bureau politique du parti Talaie El-Hourriyet.

(...) Le Bureau politique a également noté avec une grande préoccupation que la situation économique a atteint une gravité sans précédent et que les gouvernements qui se sont succédé ont prouvé leur incapacité à relever les défis induits par cette situation et à y apporter les réponses et les mesures nécessaires. En témoigne, la décision de recourir au financement non conventionnel, adoptée par le dernier conseil des ministres, et présenté comme la solution idoine à l’effondrement économique actuel.

Le Bureau politique a considéré qu’un tel choix entrainera le pays dans une spirale dangereuse, le recours à la planche à billet mènera inéluctablement à l’explosion des prix, à une incontrôlable dévaluation du dinar et à une inflation galopante.

Cette situation de crise économique majeure, en période de rentrée sociale, va se répercuter, sans aucun doute, sur les couches vulnérables de la population, ouvrant la voie à des instabilités sociales inévitables, et à des risques sérieux sur la sécurité et la stabilité du pays. (...)

Le bureau politique a également partagé l’analyse du Président du Parti sur les prochaines élections locales qui ne sauraient constituer une solution à la crise de régime, à l’impasse politique et institutionnelle et au marasme économique et social. Le prochain scrutin sera comme les précédents et portera les marques infamantes de la tricherie politique et de la fraude électorale. Il serait dupe de croire le contraire.

Le Président du Parti a rappelé, pour l’occasion, son plan de sortie de crise qu’il a dévoilé déjà, en juin 2014; et qui a été adopté par le Congrès constitutif du parti Talaïe El-Hourriyet et consacré par une résolution spécifique. Ce plan de sortie de crise se décline comme suit :

  1. Le retour à la souveraineté populaire par l’organisation d’élections libres, transparentes et légitimes à tous les niveaux.

  2. La préparation, l’organisation et le contrôle de tous ces processus électoraux seront confiés à une instance indépendante et souveraine, dont les missions, les prérogatives et les moyens feront l’objet d’un consensus entre l’ensemble des forces politiques.

  3. Le Président de la République élu œuvrera à la formation d’un gouvernement d’union nationale.

  4. L’organisation d’une Conférence Nationale du Consensus qui aura pour mission d’élaborer une charte consensuelle engageant les forces politiques à l’appliquer et à la respecter afin d’éviter toutes formes de dérives et de déviations.

  5. Un nouveau projet de constitution du pays qui sera présenté aux représentants du peuple et soumis à adoption par référendum populaire.

  6. L’Armée Nationale Populaire accompagnera et garantira ce processus et veillera au strict respect de la charte consensuelle.

Concernant les travaux de la 4eme session du Comité Central, le Bureau politique a salué le niveau du débat sur la situation politique, économique et sociale du pays ainsi que les échanges sincères, vifs et francs sur les prochaines élections locales. A ce sujet, le Bureau politique a exprimé sa satisfaction quant au processus de préparation de la décision du parti à travers la consultation de ses coordinateurs au niveau de l’ensemble des wilayas ainsi que la transparence qui a caractérisé la prise de décision dans un climat serein et calme, à travers un vote nominatif, public et ouvert aux médias ; consacrant une nouvelle fois la pratique démocratique dans les structures du parti, comme lors de la 3e session ordinaire du Comité central qui s’est prononcé sur les élections législatives. Il s’agit d’un exercice démocratique réel qui dément l’argumentaire de tous ceux qui croient que l’acte démocratique n’a pas de place dans notre pays.

Concernant la participation du parti aux prochaines élections, le Bureau politique a appelé les structures du parti à œuvrer à consolider le choix démocratique du comité central. Le Bureau politique a entendu une communication sur les dispositions et les procédures arrêtées dans ce cadre.(...)

En conclusion de ses travaux, le Bureau politique a fait sien le discours du Président du parti prononcé à l’occasion de la session ordinaire du Comité central et dans lequel il a affirmé :

"Il est tout de même aberrant que le fait de penser autrement, d’avoir d’autres idées, de les exposer, de les revendiquer et de les défendre entraine les pires calomnies. Penser autrement ne doit plus être considéré comme un acte d’agression qui expose son auteur aux pires accusations. Penser autrement ne peut en aucun entrainer une réaction indécente et disproportionnée qui touche à la dignité des individus".

Le droit de penser autrement ne devrait en aucun cas entrainer une contre-réaction de certains responsables politiques, qui dans un déni de la réalité, n’ayant pour seul et unique objectif que d’assurer la survie du régime en place, tentent de masquer la vacance du pouvoir et le délitement des institutions.

Penser autrement est un acte d’enrichissement du débat politique, une saine émulation des idées, des projets et des politiques. Le Bureau politique a considéré dans ce cadre que l’opposition constitue un contre-pouvoir qui exerce ses missions politiques légitimes.

Le Président du Parti n’a eu de cesse de dénoncer, y compris dans ses interventions lors de la 4e session du comité central, les dépassements et les abus continus du régime en place à l’encontre des membres de la société civile, des citoyens sur les réseaux sociaux, des journalistes, des syndicalistes et autres activistes, qui expriment librement leurs avis et leurs revendications de manière pacifique.

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Commentaires (4) | Réagir ?

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Toufik KLOUL

"Retour à la souveraineté populaire"

Pour qu'il y ait retour il faudrait qu'il y ait un précédent!

Hors comme vous le savez, Monsieur BENFLIS...

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oziris dzeus

Tar lhmam ferait bien d'écrire ses mémoires transparentes libres et sincères

lui qui est membre du système depuis toujours pourra dire comment on arrive là,

il pourra dire comment et pourquoi il trouvait que boutef était le bienfaiteur et le sauveur du monde

et comment le même boutef -qui lui n'a jamais changé- est devenu le mal-aimé-malfaisant,

parce que en vérité ce sont les autres qui changent et mutent selon les situations, alors que boutef est toujours le même,

tar lhmam, doit savoir tout sur tout le monde et surtout comment on devient chef supréme ou sous le chef supréme,

ses mémoires seraient plus importantes que ses gesticulations inutiles,

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