Graves accusations contre le ministre de l'Energie et népotisme à Sonelgaz

Le ministre de l’Energie, Moustapha Guitouni
Le ministre de l’Energie, Moustapha Guitouni

Le Snategs dénonce dans ce communiqué le ministre de l'Energie Moustapha Guitouni.

Le bureau national du syndicat autonome d’électricité et gaz déplore les faits du ministre de l’Energie, Moustapha Guitouni, par son approbation d’un recrutement d’un jeune homme devant les médias sans respecter les procédures juridiques nécessaires.

Les faits du premier responsable dans le secteur d’énergie sont exclusifs en Algérie, aucun ministre dans le monde n’a osé recruter directement des candidats devant les médias, sans pour autant se soucier du respect des procédures auxquelles doivent être appliqués par les comités légaux qui veillent à la transparence entre les concurrents et décident à refusés ou accepter l’emploi des meilleurs candidats.

C’est le même responsable qui a été à la tête de la Sonelgaz lors de la purge des licenciements abusifs de plus de 250 délégués syndicales du SNATEGS.

Nous avons envoyé de nombreuses lettres aux autorités supérieures dans ce sens, en dénonçant la politique de l'emploi du favoritisme et du clientélisme dans le groupe Sonelgaz. Cette pratique a pris une dimension alarmante devant la vanité de ses fonctionnaires qui maintenant recrutent sans gêne devant les médias, sans se soucier aux respects envers le peuple algérien et la société civile et le partenaire social légitime. Et plus précisément, envers les chômeurs qui se sont lassés d’une politique d'emploi corrompue au niveau du secteur de l'énergie (...)

L’entreprise de Sonelgaz est devenue particulièrement une entreprise familiale, et non pas une société du peuple, elle se limite à certains noms de familles bien précises, qui l’ont transformé en royaume, et par ces familles qui ont su comment contrôler les rouages de cette entreprise en enlisant le joyau de la république dans les tourbillons de la corruption et la falsification.

Nous appelons le peuple algérien, la société civile, les partis politiques à se battre contre ce grave fléau qui a généré plus de 60% d’emplois de favoritisme dans la catégorie des cadres de la Sonelgaz en particulier et dans le secteur de l'énergie en général par l’instauration d’un système se basant sur le favoritisme et le clientélisme sans aucun respect des facteurs d'efficacité ou de compétitivité sur des mécanismes de norme de recrutement existants à l'échelle nationale ou internationale.(...)

Nous demandons au président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, d'intervenir personnellement dans cette affaire afin d’ordonner le ministre de l'Énergie au respect du peuple algérien et plus particulièrement les chômeurs, ainsi que les partenaires sociaux qui rejettent catégoriquement ces pratiques que nous qualifions d’irresponsables, ces faits génèrent de la colère qui nous incite par conviction à nous faire entendre notre voix avec des millions dans la rue pour sauvegarder l’intégrité de nos institutions nationales, qui sont devenues un jeu et une propriété familiale perçue sans aucune contrepartie.

Nous allons entreprendre à unifier les jeunes chômeurs et d’organiser un séminaire national sur l’élaboration d’une nouvelle politique d'emploi dans les entreprises économiques, et de proposer un plan d'action pour corriger la politique de l'emploi actuelle et lutter plus particulièrement contre les emplois de favoritisme afin de mettre fin aux coups médiatiques des ministres envers le peuple algérien.

Vive l’Algérie … vive le syndicat autonome

Le président

Mellal Raouf


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Commentaires (3) | Réagir ?

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Yacine Khalfi

Bonjour

Cela fait plusieurs mois que j'écris aux deux sites "emplic. com" et "emploipartener. com. " Si on croit ces plateformes voués aux recrutements de jeunes cadres, des dizaines de sociétés algériennes offrent, soi-disant, des centaines d'emplois qui seraient bien rémunérés. En réalité c'est du pipeau pour gonfler leur audience et faire croire aux jeunes diplômés que de belles carrières s'offrent à eux. C'est complètement faux car ces entreprises, soucieuses de leurs statistiques vis-à-vis de leur hiérachie, veulent seulement soigner leur image aux yeux de l'opinion publique, faire croire qu'elles oeuvrent pour l'intérêt du pays et résorber le chômage alarmant qui ravage toutes les activités rentables. Essayez de vous faire engager par Sonatrach, Sonelgaz, et même Mobilis, parmi tant d'autres exemples. Vous avez beau présenter un CV soigné et mentionner toutes vos références utiles (expériences, stages, licences, masters algériens ou européens), elles ne vous répondront pratiquement jamais. Ou, si elles le font, par pur hasard, c'est pour vous informer que "malgré tout l'intérêt avec lequel a été examinée votre requête, il n'est pas possible de lui réserver une suite favorable. Toutefois, votre dossier est gardé en instance, dans l'hypothèse d'un poste vacant convenant à votre profil... etc".

En continuant ma petite enquête, j'ai été pétrifié de savoir que des candidats avec des bagages intellectuels beaucoup moins consistants, parvenaient facilement à s'asseoir enfin derrière le bureau tant convoité. Et pour cause, tout simplement, parce qu'ils ont fait jouer leurs connaissances à plein tube, auprès des personnes haut placées dans les diverses institutions : Assemblée nationale, Sénat, Ministères, Wilayas, Mairies... etc. Par conséquent, le népotisme, le clientélisme, le copinage ont encore de beaux jours devant eux. J'en conclus que ce n'est pas sans raison que les gens capables, compétents et chevronnés fuient ce pays pour d'autres cieux plus cléments.

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oziris dzeus

sans respecter les procédures juridiques nécessaires. que personne ne respectent, les gens feignent d'ignorer qu'il y a une bourse de corruption pour le recrutement et que les postes se négocient à prix d'or,

les pots de vins varient selon les postes,

- agent de sécurité de 100 000 à 200 000 da,

- pompier 200 000 à 1 000 000 da, selon le poste et le grade,

- douanier à partir de 1 000 000 da,

la valeur du poste est estimé selon les possibilités d'enrichissement illicite qu'il offre,

pour une fois qu'un jeune est recruté sans verser de corruption ou avoir une dette envers quelqu'un ça ne plait pas,

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