Essai d'Adunation : Apulée, jeux sur l'identité: l'Autre de Soi e(s)t le Même (II)

L'Algérie millénaire
L'Algérie millénaire

Il paraît difficile d'établir un panorama complet de la société libyenne antique d'autant que les éléments qui la composent laissent apparaître un entrelacement des noms ethniques.

L'identité africaine sous l'emprise de Rome

Il ne suffit pas de se fier aux histoires des cités pour déterminer la composition ethnique de la population qui y réside. Toutefois, nous pouvons avoir une idée de la ville antique telle que la définit M. Clavel-Levêque. Après sa réfutation de la définition de la ville par F. Braudel qui voit dans le modèle antique comme une étape, est singulièrement posé comme une "ville ouverte" qui serait à opposer aux " villes fermées" du modèle médiéval, elle définit avec l'appui de Tacite, la ville de la façon suivante:

- comme une place-forte dont les murs délimitent un monde de privilèges :"Nous exigeons que vous abattiez ces murs, boulevards de la tyrannie".

-comme un centre d'enrichissement, par les échanges :"les taxes et toutes les entraves du commerce nous les supprimons".

- comme un lieu de fusion au niveau des populations: mais fusion qui traduit en réalité pour les révoltés, à la recherche d'une identité anti-romaine, la dépossession totale des indigènes". (28)

La motivation principale de M. Clavel-Levêque ne peut pas être prise en considération parce que l'intérêt qu'elle porte pour "l'intégration des Africains" ne nous intéresse pas du tout ou peu. En effet, lorsqu'elle constate: "A partir de là on peut se demander comment l'intégration dans ses implications provinciales les plus larges (politiques, sociales, culturelles, mentales...), intégration qui porte d'abord et essentiellement sur les notables, tend finalement- et parfois aboutit- au niveau des élites surtout, à masquer, puis à gommer les différentiations ethniques."(29) C'est en ces termes que J. M. Lassère discute la promotion sociale des individus pour extraire un métissage sous la forme d'un acculturation réciproque qu'a apparemment constatée N. Frichioui. (30) A elle seule, la réciprocité de l'acculturation ne peut pas nous fournir des éléments tangibles de la société traditionnelle berbère. A l'actif du nombre de la population, J.M. Lassère reconnaît que nous n'avons que peu d'informations sur la société rurale indigène pourtant évaluée à plus de 70 % du total de la population nord-africaine. Alors qu'en est-il des tribus semi-nomades ou nomades ? A tout point de vue, la documentation gréco-latine ne peut fournir que des informations circonscrites au domaine romain. Donc, la société des Romano-Africains n’intègre pas toutes les composantes de la société africaine antique. Et malgré les efforts de J. M. Lassère lorsqu'il nous parle du bas peuple, toutes les catégories sociales à la marge restent inconnues.(31) Au mieux, l'archéologie et l'épigraphie décrivent la vie d'une élite formée de toutes sortes d'individus et de diverses provenances baignés dans la romanité qui est la seule voie d'accès au prestige de la civilisation romaine. En y trouve toutes sortes de parvenus y compris l'élite berbère romanisée. C'est à l'empire romain qu'ils doivent tous leur élévation sociale et politique. A contrario d'une intégration de l'élite berbère, nous allons instruire le rôle des "sans voix".

Parmi ces derniers, prenons l'exemple des circoncellions. Dans un article qui leurs est consacré par Ch. Saumagne(32), ce dernier donne la mesure de la hantise des spécialistes de l'Afrique antique lorsqu'il s'agit de parler du bas peuple. Si par certains aspects, l'évocation des circoncellions évoque le brassage du donatisme par la population rurale et que cette doctrine a été un élément moteur de la rébellion, il reste et sans tomber dans l'historiographie marxienne appliquée aux sociétés antiques, la condition sociale de cette catégorie de population est un important indicateur de la réalité vécue par une grande partie de la population nord-africaine vivant en dehors de la "cité luxuriante". Certes, J.L. Lassère nuance ses propos lorsqu'il parle du petit peuple formé d'ouvriers et d'artisans qui font d'après lui, la jonction avec la campagne. (33). Sur ce point précis, il se dégage, une image du petit peuple véhiculée par les circoncellions, terme désignant les "rôdeurs de celliers" selon l'expression de Ch Saumagne. Cette image qui est restée in détachable de la misère que subissait une grande partie de la population sans terre. L'image en question extraite des rapports historiques des écrivains de l'antiquité, montre une situation sociale de la vie des Berbères qui habitaient des gourbis, mot arabe utilisé par les historiens français de la colonisation pour désigner l’habitat des autochtones connu sous le Nom de Mappalia (Huttes) qui correspond à une construction éphémère des semi-nomades et des nomades.(34) Dans tous les cas si cette réalité sociale a bien existé et faute d'une enquête historique approfondie sur la dépossession des autochtones des meilleures terres ou de la politique du cantonnement des tribus subissant la lourde charge de l'annone (import) (35), ni les villae (36) ni les résidences aristocratiques, furent-elles les fameux praedium (37) des notables de tribus ne peuvent gommer cette réalité. Il en est de même des fermiers du désert (38) qui ne peuvent pas embellir la vie sociale de la majorité de la population réduite à la survie causée par la pression exercée par la domination romaine. A notre connaissance, il n'existe pas une étude très poussée sur les conditions sociales de la vie d'Apulée. Toutefois, le travail de H. Pavis d'Escurac recèle quelques éléments sociaux formulés de la bouche d'Apulée dans l'Apologie.(39) Cette dernière nous propose de prendre connaissance de la société d'Oea et des conditions de vie de ces habitants à partir de l'Apologie. Or d'un point de vue archéologique, elle ne présente aucune étude sérieuse de la ville d'Oea pour pouvoir déterminer les conditions sociales des différentes catégories qui habitent la ville. Elle fait uniquement référence aux notables locaux qui font partie de l'entourage d'Apulée et plus particulièrement ceux desa femme Pudentilla. Nous savons que cette dernière possédait beaucoup de biens dont plusieurs "villae suberbanae" où elle-même et sa famille se rendaient périodiquement. (40) La condition sociale de Pudentilla nous renseigne non pas seulement sur les mobiles du procès intenté à Apulée mais aussi sur la hiérarchisation sociale qui prévalait à l'époque en Afrique. En effet, elle possédait des esclaves au nombre de 400 alors que l'écrivain n'en possédait que deux ou trois.(41) La catégorisation sociale de la notabilité est un problème majeur pour comprendre le degré de la romanisation des élites africaines et des liens de domination nécessairement établis sur la base de la coopération des élites romaine et africaine dont l'origine remonte à l'amitié de Massinissa et de Scipion. (42) Nous ne possédons pas pour le moment une étude historique aussi bien détaillée de la ville Oea pour pouvoir représenter l'ensemble urbain afin d'extraire les éléments sociaux et économiques qui permettent de définir distinctement les catégories sociales. Néanmoins comme le font la plupart des chroniqueurs, il semble qu'à l'époque, deux mondes encadrés par la romanité s'opposaient directement. Il s'agit de la relation entre les notables des villes et les paysans campagnards. Ce rapport est mis en scène par Apulée dans l'Apologie. Le texte même s'il ne fournit pas tous les ingrédients sociaux des rapports entre la ville et la campagne ou entre les notables et la paysannerie, donne pour exemple: les rapports sociaux entre Emilianus et Apulée. A la lecture du livre et des commentaires, une confusion règne sur l'attribution des statuts. Si nous savons par la "fameuse profession de foi" qu'Apulée se revendique aussi bien de la Numidie que de la Gétulie, il reste que les caractères du libyco-phénicien attribués à Emilianus n'ont pas eu les prolongements analytiques suffisamment importants pour comprendre l'identité du personnage. Mis à part la basse condition sociale d'Emilianus dont parle Apulée, il reste que les caractéristiques de cette particularité identitaire sont importantes pour saisir le sens de l'ethnique. Aghali Zakari a essayé de définir les différentes appellations de la population de l'Afrique du Nord antique.

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Dans la liste des termes qu'il analyse, l'appellation gétule d'Apulée n'apparaît pas. Il préfère se saisir des noms attribués par les historiens aux Berbères pour discuter de l'origine des appellations. A l'examen du terme libypico-phénicien, il nous apprend que Dion Chrystome écrivaitque:" Hanon avait transformé les Carthaginois de Tyriens qu'ils étaient en Libyens."(43) Et il conclut de la façon suivante: "il y a dans ce témoignage, l'idée d'une adaptation des Phéniciens à la Libye et aux habitudes du pays; l'on pourrait presque parler de Libysation des Phéniciens."(44) A la rescousse de la transformation ethnique- que nous différencions de la transformation onomastique bien analysée par Y. Moderan-, plusieurs historiens gréco-latins attestent que le fait punique est un mélange du libyque et du phénicien qui a donné une spécificité nord-africaine à Carthage.(45) S. Lancel a la suite de G. Camps définit Carthage de la façon suivante:" Ce que nous appelons la civilisation punique- des pratiques religieuses et funéraires, des modes de vie, un artisanat- né de la rencontre en terre africaine d'un substrat libyco-berbère encore immergé dans la protohistoire et d'une culture sémite déjà éprouvée par l'histoire." (46) A certains égards, les remarques de G. Camps au sujet de l'école tunisienne spécialisée des études puniques restent valables tant qu'on a pas adossé l'élément berbère à la production culturelle punique.(47) Il est notoirement connu que la Tunisie s’enorgueillit de son passé prestigieux, et comme a essayé de le montrer Cl Gutron (48), elle oublie une grande part de l'héritage berbère.(48) Dans un article particulièrement édifiant, Y. Thébert rejette l'idée de l’acculturation des Berbères, il parle de la Tunisie numide.(49) Après ce bref rappel historico-ethnique, revenons au texte d'Apulée.

En lieu et place des personnages principaux c'est bien la condition sociale d'Emilianus qui nous intéresse parce qu'elle met en relief, la situation de la basse société dont on reconnaît ici et là, les difficultés à bien la saisir. J. M. Lassère admet explicitement l'impasse des études anciennes à cause du manque de la trace des vestiges périssables de la basse classe sociale. A l'examen des monuments historiques, ce dernier reconnaît à la suite d'Edmond Frezouls que: " qu'il faut maintenant se tourner vers le peuple, ce qui est difficile" (50). Puis il confirme que le petit peuple des villes et des campagnes vit dans de humbles logements faits d'une deux pièces ouvrant sur l'extérieur et parfois sur la cour pour confirmer finalement la distinction entre les maisons des riches et des pauvres, c'est l'absence d'espace de réception. Mis à part le nombre infini d'études sur l'habitat en Afrique du Nord, illustrées par des travaux et recherches archéologiques (51) nous proposons de classer cet habitat en trois catégories sans distinction ethnique pour dégager les conditions économiques des couches sociales. La première catégorie est celle des constructions dédiées aux rois et aux empereurs, la deuxième est celle de l'aristocratie, la troisième est celle du bas peuple des villes et de la campagne. Pour donner un aperçu des conditions de vie des deux catégories sociales qui nous concernent, nous nous limitons à celles qui sont mentionnées dans le texte d'Apulée. En premier lieu, il s'agit de la villae de Pudentilla représentée par maison aristocratique (fig 4,) (52) et la maison rustique d'Emélianus dont nous n'avons pas de représentation mais qui semble correspondre à la maison de campagne décrite par R. Rebuffat.(53) Du coup, nous excluons de prendre en compte l'habitat des nomades du Sahara profond tel que le décrivent D. Mattingly et M. Hachid (54) et l'habitat très précaire représenté par des huttes.(55) Néanmoins d'un point de vue thématique R. Rebuffat et P. Trousset remettent au goût du jour, le rapport nomade-sédentaire dans une triple relation de la ville, de la campagne et du nomadisme.(56) Pour voir plus clair, il est commodément établi que le mode de vie agropastoral nécessite des séjours plus au moins prolongés des tribus dans des territoires riches en pâturage. A posteriori, nous avons lu divers articles de C. Roubet sur la préfiguration des communautés agropastorales occupant les Aurès D'après la préhistorienne française, l'occupation humaine s'est étalée sur trois périodes:

La première: du milieu du VIIe millénaire au début du VIe millénaire BP.

La deuxième: Au milieu du VIè millénaire BP

Le troisième: Vers la fin du VIè et durant le Vè millénaires.

Elle finit par conclure : "l'Aurès fut en somme un merveilleux territoire-refuge pour les bergers du Néolithique de traditions capsienne. La racine pastorale qu'ils plantèrent et fixèrent-là, rend légitime, d'une certaine façon, l'appropriation aujourd'hui de ce territoire par la communauté Chaouia, Berbère de l'Aurès, qui perpétue de nos jours cette activité parmi d'autres."(57) Cette caractérisation du pastoralisme aurasien est une des différentes facettes du pastoralisme nomade qui trouve son prolongement dans les divers types de transhumance au Sahara des groupes humains. L'approximation sociologique dérivée des plus anciens groupements préhistoriques nous conduit à établir une continuité de l'occupation alternée du sol jusqu'au temps de l'histoire nord-africaine. En cela, le modèle du semi-nomadisme correspond aux besoins économiques de tous les groupes transhumants à la lisière du Sahara. C'est cette limite géographique que prend en compte R. Rebuffat pour définir l'espace de la tripolitaine.(58) Ce domaine transcrit dans les faits la réalité historique du IIème siècle. Afin de mieux cerner le cadre de vie où se déroule le procès d'Apulée, nous reprenons le texte de H.Pavis d'Escarac. Que dit le texte au sujet d'Emélanius ? Elle rapporte que ce paysan ne connaît rien que la vie du champ. Il n'a reçu pour tout héritage de son père que le petit champ de Zarath si exigu qu'il le laboure en trois jours de travail d'un homme seul accompagné d'un mulet. En lieu et place de parler du statut social de Pudentilla et d'Apulée dont on dit qu'ils possédaient chacun d'eux des esclaves, nous reconsidérons que les rapports sociaux ne relèvent pas uniquement des points de vue économiques et culturels exposés par les différents commentateurs mais un renversement de la logique d'interprétation de l'Apologie s'impose à nous.

En ce sens, nous allons extraire tous les éléments disponibles dans le texte qui mettent en rapports conflictuels ou pas, l'aristocratie africaine et le bas peuple. L'étude de N. Fick sur le mariage d'Apulée avec Pudentilla, est une revue détaillée de la valorisation patrimoniale des deux époux.(59) Si nous savons par les textes la provenance de la richesse de Pudentilla, il n'en reste que celle d'Apulée est moins marquée par l'héritage. N. Fick nous apprend que la valeur du patrimoine de Pudentilla équivalait à 4 .000.000 sesterces et possédait 400 esclaves tandis que la fortune d'Apulée ne valait que 2.000.000 sesterces qu'il devait partager avec son frère et il ne possédait que de deux esclaves. Les commentateurs considèrent que les deux personnages appartiennent au même monde c’est-à-dire de l'aristocratie africaine romanisée. Si nous connaissons bien l'origine de la fortune de Pudentilla, il ressort que le profil de la famille d'Apulée n'est pas du tout étayée pour qu'on puisse avoir un aperçu exact de la "réussite sociale" des Berbères romanisés. D'ailleurs, nous ne savons rien de son frère qui est maintes fois cité et rien de sa mère si ce n'est que la fonction de son père qui était duumvir. Il est clair que la proche parenté de Sicinius Emilianus et de Pudentilla pose le problème de l'héritage dont a bénéficié Pudentilla.(60) En l’occurrence, il s'agit de déterminer le système matrimonial en vigueur dans les cités africaines pour mieux comprendre le contenu de l'Apologie et de saisir le système juridique qui régissait les relations sociales à Oea et Sabratha. En effet, mis à part le problème de la dot qu'elle soulève, N. Fick ne nous renseigne pas du tout sur le système matrimonial. Alors, il reste à déterminer quel type de droit de l'héritage qui était appliqué en Tripolitaine au temps d'Apulée? S'agit-il du droit libyco-phénicien ou romain ? (A suivre)

F. Hamitouche

Notes

28- M. Clavel-Levêque, Structures urbaines et structures hétérogènes, Centro studi e documentazioni, Sulli'Italia Romana? V5, 1973? 1974. Elle écrit ceci:-" Il n'y aurait en effet aucun grand intérêt ni grand sens, au plan de la compréhension de la compréhension de l'histoire, à appréhender la "ville en soi", malgré F. Braudel, Civilisation matérielle et capitalisme, Paris, 1967, p. 370 qui écrit: "L'idéal serait de définir la ville hors de l'économie ou de la civilisation qui la porte", idéal posé à partir du fait que, "où qu'elle soit, une ville est une ville", tautologie dont on ne peut se satisfaire. Toutes les recherches actuelles de sémiologie urbaine s'inscrivent là-contre: cf, notamment F. Choay, L'histoire et la méthode en urbanisme, "Annales", 1970, p'' qui analyse les rapports de l'anthropologie et de la linguistique et écrit notamment (p.1149); "L'anthropologie permet d'abandonner l'ancienne imagerie du contenant pour penser l'espace urbain en termes de système (signifiant) de relations renvoyant aux autres systèmes sociaux synchrones."-p,7. D'une manière plus exhaustive, nous nous référons à l'article de H. Bruhns -De Werner Sombart à M. Weber et Moses I. Finley- qui reprend, les grandes théories des sociologues et des économistes de renom. Il discute amplement le sous-titre de son intervention : La typologie de la ville antique et la question de la ville de consommation., tenue lors du colloque sur " L'origine des richesses dépensés dans la ville antique, 1988, édité sous la direction de Ph. Leveau. En reprenant les travaux de M. Weber sur la ville, il résume ainsi la question:" Ce qui différencie la ville antique de la ville médiévale, ce n'est pas le fait qu'elle soit dans de nombreux cas ville des rentiers, mais le fait que sa politique est déterminée en premier lieu par des intérêts de consommation et non par des intérêts de producteurs comme ce fut le cas dans la ville médiévale idéal-type."p, 265. Nous y reviendrons plus longuement sur ce problème épineux de la ville antique africaine qui s'est beaucoup développé et présenter une" densité remarquable" d'après Cl. Lepelley et un "développement démographique" important en suivant l'étude de J. M. Lassère. Il va s'en dire que ces phénomènes d'urbanisation et de la démographie coïncide avec la politique d'intégration des provinces orchestrée par Rome (Cl. Lepelley). Il ressort que d'après les historiens de l'antiquité nord-africaine, l'éclosion de la culture latine proprement nord-africaine appelée Africitas (N. Methy, Fronton et Apulée, Romain ou Africain, RCCM, 25, 1983) est principalement due à la volonté réciproque des deux élites africaine et romaine à contribuer à son épanouissement. Parmi tous les cas qui nous intéressent c'est celui d'Apulée avec Fronton qui offre au deuxième siècle ap J.-C, la possibilité de comprendre le phénomène de l'acculturation. À cet effet, les trois villes où il a le plus vécu (Madaure -S. Gsell-, Carthage romaine, -Audollent- et Oea, Mattingly) ont été profondément pénétrées par la culture latine.. Elles présentent le cadre de vie idéale de l'élite urbaine formée de fonctionnaires et de propriétaires fonciers. En l’occurrence, Madaure est la ville où a vécu la famille d'Apulée doont le père occupait la fonction de Duumvir, magistrat dans l'administration romaine et Oea, ville de sa femme pudentilla, riche propriétaire. D'une façon générale, la question de la relation de la ville et de la campagne est traitée par H. Burhns (De Wener Sombart à Max Weber et MosesI. Finley, La typologie de la ville antique et la question de la ville de consommation, Ph. Leveau, Origines des richesses, qui reprend les grandes théories de la ville. Il expose l'ensemble des théories existantes sur le sujet.

29- Idem,p, 20-21.

30- J.M. Lassère, Africa quasi Roma, 256 av J.-C- 711 apr J.-C, Éditions du CNRS, 2015. Pour les besoin de cet article, nous nous sommes limités aux chapitres XI et XII portant respectivement sur la "Société et vie sociale" et les" Grands aspects de la civilisation de Romano-Africains".

31- Idem, p, 292.

32- Idem, J.M. Lassère s'attache à mettre en exergue la vie des riches, illustrée par une résidence aristocratique,fig 51, p, 266, tout en admettant que le bas peuple n'était pas misérable. Toutefois il reconnaît que la vie des ouvriers et des artisans n'était pas facile. Vraisemblablement, celle des sans terre, ceux qui ont été dépossédés et qui devaient quitter les meilleures en allant se réfugier dans le désert ou dans les montagnes, était pire. Mais là, les informations sont très rares et il admet lui-même qu'il n'en sait rien et que leur vie lui était totalement inconnue.

33- Ch. Saumagne, Ouvriers agricoles ou rôdeurs de celliers. Les circoncellions d'Afrique, Annales d'histoire économique et sociale, 1934.

34- J.M. Lassère, reproduit une illustration des huttes, mosaïque d'El Alia, Fig 4, p, 34. Des études sur ces huttes appelées Mappalia ont été l'objet de longs débats dans les années quarante. D'après la littérature historique, elles correspondent à l'habitat traditionnel des tribus semi-nomades. Dans ce contexte, elles reflètent l'état social et économique des ouvriers agricoles. Depuis, les premiers travaux, d'autres études sur l'habitat des autochtones. Il ressort qu'un ensemble architectural en dur a été façonné par ses occupants. On peut citer les travaux de R. Rebuffat (les fermiers du désert, les esquisses de Ph. Leveau, Paysans maures et villes romaines) ou les investigations archéologiques de J. Laporte, Fermes, huileries et pressoirs de la Grande Kabylie). Donc, indépendamment des résidences royales ou aristocratiques, nous pouvons dégager des décombres de l'histoire, les habitations en dur du bas peuple, ouvriers (R.Thouvenot, La maison voisine dela boulangerie, paysans, Ph. Leveau et J.P. Laporte) ou des ensembles architecturaux propres aux déserts (les Ksours) qu'il faut comparer avec les travaux de D. Mattingly ou les références citées par .M.Hachid, Du nouveau sur le monument d'Abessala.Elle reprend à Ch. de Foucauld le terme tighremt qui n'a pas le même sens que celui de E. Laoust. Un débat vif a opposé quelques spécialistes de la question, voir:

- Ch le Coeur, Les "Mappalia" numides et leur survivance au Sahara, Hespérides, 1937

Remarques sur l'habitation berbère dans l'antiquité, A propos des Mappalia, Hespérides, 1942.

-E.G.Gobert, Les Mappalia, RT, no 36/37, 1938.

-J. Martinié, A propos de Mappalia, Hespérides, 1942.

-R. Thouvenot; Réponse à la note de M. Martinié, Hespérides, 1942.

Incontestablement comme d'ailleurs dans beaucoup de domaines, il manque une étude systématique de l'habitat nord-africain et saharien.

35- M. Benabou, la résistance africaine à la romanisation , F. Maspéro, 1976, donne un aperçu global de la situation des Africains sous la domination romaine. Au fil des pages, on peut suivre graduellement la politique de l'impérialisme romain en Afrique du Nord. Pour se dégager des envolées lyriques consacrées aux "bienfaits de la civilisation romaine en Afrique, il suffit de se reporter au chapitre IV, les carences de la romanisation pour découvrir sans partie pris, comment il décrit les cadres de la vie africaine dans la ville reflet du provincialisme et cadre de vie d'Apulée et les autres noms connus de la postérité. D'autant que non la moindre, la tribu comme cadre de la vie africaine reflète le mieux la réalité de la population dominée, pp, 381 à 426.il suffit de se reporter au chapitre (pp, 427 à 469) qui traite des "cadres de la vie africaine: la tribu" pour mieux comprendre l'impact de la politique qui consiste à contrôler les terres et les hommes. La politique de cantonnement des tribus.

36- N. Duval, L'iconographie des " villas africaines" et la vie rurale dans l'Afrique romaine, 110ème congrès national des sociétés savantes, Montpellier, 1985, IIIe Colloque sur l'histoire et l'archéologie d'Afrique du Nord.

37-D. Lengrand, Les notables et leurs propriétés: la formule "in praediis" dans l'Empire romain, Revue des études anciennes, Tome 98, 1996.

38- R. Rebuffat , les fermiers du désert, Africa Romana, Sassari, 1987.

39- H. Parvis d'Escurac, Pour une étude sociale de l'Apologie d'Apulée, Antiquités africaines, Tome 8, 1974.

40- La villae a été l'objet de nombreuses études, celle de Duval- L'iconographie des Villas africaines et la vie rurale dans l'Afrique romaine de l'antiquité tardive, Histoire et archéologie de l'Afrique du Nord, Montpellier, 1985, fournit une illustration iconographique bien détaillée et elle peut être valable durant toute la romanité nord-africaine.

41- L’esclavagisme est un sujet éminemment important pour déterminer la relation entre les autochtones et les Romains. Les études consacrées au problème de l'esclavagisme africain n'ont pas encore abouti à des résultats convaincants pour analyser la situation des esclaves que possédaient plus particulièrement Pudentilla et Apulée. De l'avis unanime, les indigènes berbères n'ont pas été l'objet de l'esclavagisme, mais il ressort que le phénomène existait et qu'il faut b ine déterminer les causes de la condition servile. J. M. Lassère reconnaît la difficulté de la question au même titre que celle du bas peuple. Il admet que "la question de l'importance des esclaves est une des celles qu'il est malaisé de régler à cause de l'insuffisance de la documentation." p, 267. Ch. Saumagne (Ouvriers agricoles ou rôdeurs de celliers ? Les circoncellions d'Afrique, Les Annales d'histoire économique et sociale, 1934, cite P. Monceaux qui considère à tort ou à raison les circoncellions d'Esclaves fugitifs,

42- M. Benabou, Les trois fidélités du bon roi Juba, Le Genre humain, Éditions du Seuil, 1988.

43- Aghali Zakara, Quels sens faudrait-il donner aux termes Autochtones, libyen, libyque, libyphénicien, numide et maure, Studi magrebini, ns III, 2005. Il nous semble qu'il est tout à fait vraisemblable que le terme libyco-phénicien et à l’appui de G. Camps (Les Numides et la civilisation punique, A.A Tome 14; 1979.) désigne comme il le reconnaît lui-même: "des Africains punicisés mais non citoyens de Carthage au lieu du terme qui signifierait en terme juridique l'ensemble des Phéniciens dispersés en Afrique. En l’occurrence , il y a matière à tout un écheveau ethnique qu'il faut démêler non pas que du point proprement des Autochtones mais aussi de l'extériorisation de l'autre de soi comme c'est le cas de Carthage où la majorité de sa composition ethnique est berbère. En ce sens, la définition suivante de G. Maspero même si elle intègre le récit canannéen qui relève du mythe, convient le mieux en termes de terminologie ethnique:"Une nation nouvelle, naquit du mélange des nouveaux venus avec les descendants des tribus cananéennes et les gens de la race berbère, qui formaient le fond de la population autochtone." Histoire ancienne des peuples de l'orient classique, Hachette, 1876.

44-Idem,

45- Y. Moderan, Les Maures et l'Afrique, MEFRA, 2002.

46- S. Lancel, Carthage, Éditions Fayard, 1992, p 52. Notons que nous nous démarquons de l'auteur sur le plan de la chronologie et des attributions civilisationnelles qui relèguent les Berbères. Par ailleurs, le mot substrat est inadéquat pour donner toute la dimension berbère dans la consécration de Carthage comme "empire de la mer". il y a lieu de rappeler que la Libye orientale était déjà entrée dans l'histoire événementielle lors des guerres libyques (IIème millénaire A.J-C) et les intenses échanges commerciaux et culturels avec l'Europe et surtout avec la Grèce, attestent de la densité civilisationnelle de cette partie de la Libye antique. D'ailleurs les relations complexes avec les antiques Égyptiens qui remontent à une très haute période de l'histoire, bien avant la première dynastie. D'ailleurs à la même époque de l'affaire d'Elissa et de Hierbas, Schechong conquit l’Égypte et fonde la XXII ème dynastie égyptienne. A l'appui des travaux de J. Dhuy, il est

clairement établi que ces civilisations majeures de l'antiquité ont emprunté aux Berbères, beaucoup de choses. Notons que F. Decret et M. Fantar avalisent l'idée d'un retard historique des Berbère. En substance, ils disent :" Avec l'arrivée des phéniciens et la fondation de Cartage l'Afrique du Nord surgit de l'ombre pour devenir le théâtre d'une activité intense dans les domaines économiques, politiques, militaires et culturels." dans l'Afrique du Nord dans l'antiquité; des origines au Ve siècle. Éditions Payot, 1981, p, 64. Ce qui en soi est une négation de la réalité historique.

47- Sur l'influence des Berbères à Carthage, la définition de la civilisation punique que donne S. Lancel (Carthage, p 52) n'est pas convaincante parce qu'elle place en arrière-plan, la contribution des Autochtones sur leur propre terre. D'autant que les études puniques ont tendance à nier l'apport des Berbères. Et c'est précisément ce que G. Camps a soulevé lors de la rencontre le réunissant avec les Punicisants. Par ailleurs, la fierté nationale tunisienne tend toujours à omettre l'origine amazighe des populations et à exagérer l'étendue territoriale de Carthage. Il suffit pour cela de se pencher sur l'orientation idéologique des manuels scolaires tunisiens, des études puniques et plus singulièrement l'impact des jeux généalogiques comme les appelle Cl. Gutron. La mise en exergue d'une citation du président Zine El Abidine Ben Ali, ex président de la République tunisienne en dit long sur l'appropriation de l'histoire et dénote la fierté nationale qu' affiche La Tunisie moderne :" Carthage fut un centre de création et d'expansion de la culture, de la science et de la technologie. Fondée par les orientaux venus de la côte libanaise, Carthage sut outrepasser ses racines pour s'intégrer à un nouvel environnement et se transformer en une métropole exerçant une influence universelle. La Tunisie actuelle est fière de l'héritage qui lui a légué Carthage, car nous souhaitons rester une terre de paix, un lieu où se rencontrent l'amitié et la culture." D. Soren, A. Ben Abed Ben Khader et H. Slim, Carthage, Éditions Albin Michel, 1994. Et finalement il faut reprendre le début de l'histoire avec la ruse d'Elissa face un Ierbas leurré par les charmes de la dame de Tyr pour situer l'enjeu de dire l'histoire. Il est à noter qu'une autre forme d'orientalisation de l'origine cananéenne des Berbères s'affiche lorsque les récits prorogent la préhistoire (A.Muzzolini, Les chars du Sahara et en Égypte. Les chars des "peuples de la mer" et la "vague orientalisante" en Afrique. Revue d’Égyptologie no 45, 1994, et de l'histoire (Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères , Editions Berti, 2015) des populations nord-africaines. Sur la négation de l'élément berbère par l'historiographie tunisienne, il est utile de reprendre les discours du président H. Bourguiba pour mieux cerner la construction de l'identité de la Tunisie moderne. J. Dakhlia (Des prophètes à la nation: la mémoire des temps ante-islam au Maghreb; Cahiers d'études africaines Vol. 27, 1987) attribue de discours au premier président de la Tunisie, une paternité toute numide par l'appropriation des figures historiques de Massinissa et de Jughurta et ce qui est en soi, une double identité adossée par l'ambivalence du discours non séparateur de l'élément berbère de l'élément punique. Force est de constater que nous retrouvons cette tendance chez les historiens tunisiens ( M. Talbi, Un nouveau fragment de l'histoire de l'Occident musulman (62-196/682-812), l'épopée de la Kahina, CT no 73/74, 1971) même si comme le remarque à juste titre G. Camps, le souvent ils oublient ou ils omettent volontairement.

48- Cl. Gutron, L'archéologie de la Tunisie (XIXe-XXe siècle). Jeux généalogiques sur l'antiquité, Karthala, 2010.

49- T. Thébert, Royaumes numides et l'hellénisme, Afrique et histoire, vol 3, 2005.

50-J. M. Lassère, Africa, Quasi Roma, Éditions du CNRS, 2015, p, 265.

51- Ph. Leveau, Caesarea de Mauritanie, EFR, 1984.

-La ville antique et l'organisation de l'espace rural; villa, ville, village, les Annales V 38, 1989.

- Paysans maures et villes romaines en Maurétanie césarienne centrale (La résistance des populations indigènes de la romanisation dans l'arrière-pays de Caesarea de Maurétanie) MEFR, Tome, 87 no 2, 1975

-une ville et ses campagnes: l'exemple de Caesarea de Maurétanie; Actes du colloque, villes et campagnes dans Villes et campagnes dans l'empire romain, Actes du colloque d'Aix-en-Provence, 1980.

- Les maisons des nobles de Caesarea de Maurétanie, Antiquités africaines, 18, 1982. Dans cette étude, l'auteur donne des dimensions considérables de la surface des habitations comme celle de Servius, noble de Caseara qui atteint 3600 M2.

52- J.M. Lassère reproduit dans Africa Quasi Romana, une série d'iconographies de l'habitat africain. Nous reproduisons en annexes les figures des pages, 34, 41, 45, 78, 78 et 92. Pour ce qui estde l'habitat traditionnel, G. Ch. Picard reproduit un certain nombre d'illustrations dans les pages 6,8, 9 et 10. A ce stade, nous laissons de côté les constructions éphémères (les huttes) pour nous intéresser uniquement au type maison de campagne caractérisée par l'iconographie des fermes. R. Rebuffat, p, 50 et 51, reproduit un style qu'il appelle, ferme du désert tandis que J.L. Laporte (Fermes, huileries et pressoirs de Grande Kabylie, Bulletin archéologique du CTHS, 19B, 1985) reproduit les schémas des fermes et huileries de la Kabylie, p, 128 et 129. Plus spécifiquement, N. Duval, (L'iconographie des villas africaines et la vie rurale dans l'Afrique romaine de l'antiquité tardive, Colloque d'Histoire et Archéologie de l'Afrique du Nord, Montpellier, 1985) établit des croquis pour représenter ce type d'habitat de la villae, p 169 à 173. Eu égard au décalage temporel, on peut attribuer ce mode d'habitat à l'aristocratie africaine durant toute la période de la romanisation de l'Afrique du Nord. Et du reste par un certain nombre d'aspects, la villae se confond avec le praediun que décrit sans représentation D. Lengrand (Les notables et leurs propriétés: la formule "in his praedis" dans l'Empire romain) REA, Tome 98, 1996. A cela nous pouvons ajouter , la maison de ville étudiée par R. Thouvenot, p 167, BAM X, 1976. De plus l"historiographie regorge de modèles d'habitat sensés avoir été utilisés par les Gétules. L. Callegarin (Le Gétule: cet autre insaisissable dans Figures de l’Étranger autour de la Méditerranée, L'Harmattan, 1979) cite Silius Italicus (Les guerres puniques 3, 290-292), pour qui ces derniers habitaient dans des chariots, et Virgile ( Les Géorgiques 3,339-348) qui dit comme quoi, ils résident dans des douars. Si pour le premier auteur cité nous avons bien vérifié l'insertion textuelle, il n'en reste que pour la traduction de Virgile, l'auteur commet une erreur en traduisant mappalia, mot employé par l'auteur gréco-latin par douar. Nous savons que le mot douar veut dire un tapé de maisons ou un village et qui vaut pour l'habitat des sédentaires alors que mappalia signifie hutte ou cabane. Virgile dit bien ; " raris habitata mapalia tectis". Et ce qui semble correspondre a un mode de l'habitat des semi-nomades qu'étaient les Gétules. E. Wolff cite Ammien Marcellin qui parle des Huns qui vivent dans leurs chariots, Espaces du sauvage et nomades dans les espaces du sauvage dan sle monde antique, 2004

53- R. Rebbufat, les fermiers du désert, Africa Romana, Sassari, 1987.

54- D. Mattingly, Nouveau aperçu sur les Garamantes: Un État saharien, Antiquités africaines, Tome 37, 2001.

-M. Hachid, Du nouveau sur le monument d'Abessala (Ahaggar, Algérie) Sahara no 17, 2006. Elle reconstitue à partir du travail de K. Arib, l'aghrem qui est pour Ch de Foucauld : "Tout lieu habité par des sédentaires et dépassant en importance une petite maison ou une hutte, depuis les petits hameaux et les châteaux isolés jusqu'aux plus grandes villes, est un arrem." p, 99. E. Laoust (Les mots et les choses en berbère, Challamel, 1920) emploie le mot tighrem pour désigner une maison flanquée de tours; une forteresse. Dans le chapitre 1 consacré à l'habitation, il illustre les exemples par un ensemble de schémas qui distinguent la tighrem (Fig 2, 3, 4 et 5) qui est la maison des riches de la taddart qui est quant à elle celle des pauvres (Figu 13). Quant à la tente appelée axxam, elle est illustrée par les figures 14 et 15. Nous remarquons que les termes employés dans les régions berbérophones désignent des réalités différentes:

Tighremt désigne pour Ch de Foucault, une grande maison alors que pour E.Laoust une forteresse.

Taddart d'après E. Laoust, signifie la maison des pauvres alors qu'en kabyle, le mot désigne le village.

Quant à la tente, elle est appelée axxam par les berbérophones du Maroc alors que le mot axxam désigne une habitation en dur pour les Kabyles. D'autant que les Touaregs emploient le mot ehan.

55- J.M. Lassère, Africa, Quasi Roma.

56- R. Rebuffat, Nomadisme et archéologie, L'Afrique dans l'Occident romain (1er siècle Av J.-C - IVè siècle ap J.-C) Actes du colloque de l’École française de Rome, 1990.

- Recherche dans le désert de Libye, CRAI, 126è année, no 2, 1982.

- P. Trousset, Villes, campagnes et nomadisme dans l'Afrique du Nord antique, Villes et campagnes dans l'empire romain, Actes du colloque d'Aix-en-Provence, 1980.

57- C. Roubet, "Statut de berger" des communautés atlasiques, néolithisées du Maghreb oriental, dès 7000 BP, L'anthropologie no 107? 2003. Par ailleurs dans un texte paru dans la revue Aouras no 6., elle n'hésite pas à utiliser la Sociologie pour définir le statut des pasteurs néolithiques. Il va de soi que la manipulation d'un certain nombre de concepts sociologiques doivent nous inciter à la prudence mais toujours est-il qu'elle émet quelques hypothèses de travail sur l'agropastoralisme des Néolithiques aurasiens qui correspond à celui étudiés par les ethnologues. Toutefois, il va de soi que l'évolution différenciée des groupes spécialisés nous incite à beaucoup plus de prudence lorsqu'il s'agit de la hiérarchisation de la communauté de bergers ou à l'identification des colporteurs et autres artisans fabricants d'outils comme la hache.

R. Rebuffat, les fermiers du désert in Africa Romana, Sassari, 1987.

59- N.Fick, Mariage d'argent, mariage d'amour: la magie du mariage d'Apulée, Vita latina no 125, 1992.

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