Bouteflika ordonne l'organisation d'une second session du Bac !

Bouteflika ordonne l'organisation d'une second session du Bac !

Le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune a fièrement annoncé vendredi soir à Alger l'organisation, sur instruction du président Bouteflika, d'une session spéciale du baccalauréat pour les élèves ayant été exclus de la dernière session pour cause de retard.

Fait du prince, Bouteflika a cour-circuité sa ministre de l'Education pour ordonner l'organisation d'une seconde session du Bac. Gravissime, le fait est unique dans les annales de cet examen. Un président qui se mêle du bac pour privilégier des candidats qui n'ont pas pu arriver à l'heure à l'examen. Décoiffant ! Comme s'il n'y avait d'autres à faire que de surveiller les retardataires au Bac ! Le Premier ministre a avoué que c'est le président qui "a donné une instruction pour organiser une session spéciale du bac pour les élèves exclus de la dernière session du bac pour raison de retard". Aucune mention de la ministre de tutelle qui doit se sentir bien mal à l'aise dans cette affaire.

Dans un communiqué, le Syndicat des enseignants a déjà fustigé cette décision la qualifiant de "privilège aux paresseux".

Le Premier ministre joue sur les nuances. Il affirmé vendredi à Alger, qu'une session spéciale du baccalauréat est accordée aux seuls candidats ayant rejoint en retard leurs centres d'examen, précisant qu'il ne s'agit pas d'une "nouvelle session de l'examen".

Un millier de candidat sont concernés par cette séance de rattrapage qui prend des allures de cadeau pour l'Aid pour les concernés mais un vrai camouflet pour la ministre de l'Education qui s'échine à redorer le blason de l'examen.

Sofiane Ayache

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Commentaires (2) | Réagir ?

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Quelqun EncoreQuelqun

Ne pourrait-il pas - dans le même élan de générosité - décréter la prolongation du printemps? Ce serait d'une telle élégance! Et, s'il pouvait démultiplier le nombre d'hi-rondelles (yékfa Rémdhane à Yavarwaq, tikhragh anéblasphémer).

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Atala Atlale

J'aurais voulu plutôt que les autorités concernées soient sommées de rendre nos villes propres, l'incivisme et les agressions graves soient durement sanctionnés, les routes les trottoirs bien entretenus, les eaux de pluies bien canalisées, rétablir la propriété publique des trottoirs aux piétons squattés par commerces de tous bords, que les travaux de chantiers et de construction ne s'éternisent plus pénalisant les passants et les mettant tout le temps en danger de recevoir une brique ou un morceau de balcon sur le crâne, que les échafaudages de constructions face l'objet d'inspections permanentes, que les propriétaires de façades de maisons et autres édifices soient pénalisés ; Alger la blanche c'est tout simplement un mythe, que les pétards à des heures indues ne soient plus tolérés car ils empêchent les gens de dormir, qu'il y ait des émissions éducatives de civisme, que le théâtre retrouve sa place de messager du vécu algérien, que les livres et auteurs fassent l'objet d'émission culturelles. À vrai dire notre société souffre d'une certaine anormalité. La qualité de vie disparaît et c'est dommage.

La chanson Meskoud est toujours d'actualité " Ya Dzayère yal Assima".

Pour cette dernière remarque l'exode rural n'explique pas tout, même si le charme de notre campagne a disparu. Autre chose enfin, n'importe quel sociologue remarquera avec ironie que les gens qui viennent de l'intérieur à la recherche d'un logement, il leur faut juste "construire" des bidonvilles et ils sont les premiers servis, le bon sens du pays aurait voulu qu'ils soient relogés dans leurs communes d'origine. Les autres, ceux qui logent dans les logements des parents, n'ont pas cette faculté impudique d'aller vers le bidonville et d'attendre.... J'AI BEAUCOUP DE RESPECT POUR LES GENS DE LA CAMPAGNE, CEUX QUI SONT RESTÉS FIDÈLES À LEURS RACINES ET COUTUMES.

SAHA AIDKOUM QUAND MÊME !