Les quatre clés d’accès à notre urgente reconversion économique (I)

Le palais du gouvernement.
Le palais du gouvernement.

Le nouveau Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune a fixé, le jeudi 25 mai 2017, les priorités de son gouvernement au terme de sa prise de fonction officielle, lors d’une cérémonie de passation de pouvoirs avec son prédécesseur, M. Sellal. Il a notamment insisté sur la “nécessaire" et “urgente” reconversion économique “pour faire en sorte que notre pays ne dépende plus des fluctuations des prix des hydrocarbures”.

Rapport du FMI daté du 1er juin 2017

Après les consultations de son Conseil d'Administration sur l'Algérie, le 26 mai 2017, le FMI a conclu dans son récent rapport que "l'Algérie reste confrontée à des défis importants posés par la baisse des cours pétroliers". Nonobstant le fait que "l'activité économique a été globalement résiliente", la croissance quant à elle "s'est ralentie dans le secteur hors hydrocarbures, en partie, sous l'effet de la réduction des dépenses".

"Les efforts que les autorités déploient pour s’adapter au choc pétrolier, les mesures prises pour améliorer le climat des affaires ainsi que les travaux en cours sur une stratégie à long terme qui permettrait de refondre le modèle de croissance du pays" ont été salués.

Mais les administrateurs ont prévenu que pour "diminuer la dépendance à l’égard des hydrocarbures", "diversifier l'économie", "promouvoir un secteur privé dynamique" et "rehausser la croissance potentielle", l'Algérie doit "opérer des réformes structurelles de grande envergure".

En effet, ils ont insisté sur le fait que les seules solutions efficaces qui consistent à "réduire la bureaucratie, améliorer l'accès au crédit, ainsi que renforcer la gouvernance et la transparence" sont celles qui préconisent de "mettre en œuvre un dosage équilibré de mesures de politique économique, ainsi que des réformes structurelles ambitieuses" et surtout "d'agir rapidement" en raison de la chute rapide des réserves de change estimées à moins de 100 milliards de dollars US au début avril 2017.

Ministère pivot en charge de la diversification économique

Pour sortir de l’impasse du modèle mono exportateur, l’Algérie se doit de s’acheminer vers un ''business model'' géostratégique et géoéconomique innovant où les défis seront parfaitement cernés et les enjeux clairement identifiés.

Un ministère entièrement dédié à la reconversion-revitalisation, à la diversification et à la croissance de notre économie est plus qu’à souhaiter. Il devra disposer de larges prérogatives en matière de restructuration et de création de filières performantes en intégrant dans sa feuille de route les quatre notions fondamentales (appelées pour la circonstance ‘clés’) suivantes :

  • L’approche des grands défis ;

  • Le capitalisme cognitif ;

  • L’économie créative ;

  • Le management de l’innovation.

Ce ministère pivot, managé par des professionnels, sera porteur d’une dynamique telle qu’elle projettera son empreinte sur tous les secteurs de notre économie. Puissant moteur de développement, il fondera son succès sur le travail collaboratif et l’intelligence collective de ses experts.

L’approche des grands défis

L’un des avantages les plus importants de l’approche des grands défis est qu’elle offre une cible claire. Un véritable grand défi est à la fois hautement spécifique et bien ciblé, faisant ressortir un obstacle particulier qui entrave le progrès dans un domaine d’importance critique. Cette cible permet de formuler des demandes de propositions bien précises et de mettre en place des systèmes d’obligation redditionnelle efficaces reposant sur des paramètres de rendement clairement énoncés.

Un deuxième avantage de l’approche des grands défis est qu’en articulant des défis importants susceptibles d’avoir un impact réel et en affectant des ressources importantes en vue de relever ces défis, il est possible d’attirer les meilleurs cerveaux en y associant des scientifiques de calibre mondial.

Un troisième avantage de cette approche est qu’elle aide à établir et à renforcer des communautés d’innovateurs – des communautés interdisciplinaires et d’envergure mondiale, axées sur la collaboration.

L’approche des grands défis est une innovation significative dans le domaine de la science au service du développement. Elle offre une plateforme efficace de coopération entre différents acteurs qui visent des objectifs communs, un modèle de gestion de l’innovation partagée au service du développement et constitue une forme de gouvernance mondiale qui permet à des pays ayant des politiques sectorielles et des intérêts divergents de faire cause commune pour s’attaquer à des obstacles et à des problèmes vitaux en dépit de leurs divergences.

Le capitalisme cognitif

L’avènement du capitalisme cognitif est bien plus que l’apparition d’une économie de la connaissance (en tant que secteur économique) car il touche tous les domaines de la vie et bouleverse les rapports de pouvoir traditionnels. Il est également bien plus que « la société de l’information » car il traite du savoir en tant que mode de production (et donc de potentielles nouvelles dominations ou exploitations). Dans ce nouveau capitalisme, propriété, division du travail, valeur et compétition changent radicalement de nature et de forme.

Les schémas conceptuels du capitalisme industriel ne suffisent ainsi plus pour appréhender le monde qui se déploie sous nos yeux ; aussi Yann Moulier Boutang soutient l’hypothèse du passage à une troisième forme de capitalisme qu’il qualifie de cognitif. Sa principale source de valeur serait le travail immatériel, la capture des externalités positives, la condition de l’innovation et l’intelligence collective.

La force musculaire propre au capitalisme industriel aurait ainsi fait place à une nouvelle force appelée invention collective fondée sur le partage de savoirs.

Mutation du capitalisme

Pour comprendre les évolutions en cours, serait-il utile, sinon nécessaire de prendre en compte la mutation du capitalisme.

Au début du XXème siècle, le système industriel fordiste s’était appuyé sur la standardisation de la production et l’utilisation massive d’une main-d’œuvre ouvrière peu qualifiée. Ce modèle fordiste était par conséquent un modèle hiérarchique et linéaire de la production industrielle qui enchaînait dans une séquence rigide conception, production, distribution et consommation.

Le capitalisme industriel se caractérisait par quatre traits principaux :

  1. La généralisation lente mais progressive du salariat industriel et sa concentration dans des manufactures ou des industries ;

  2. La division du travail est caractérisée par un processus de polarisation du savoir ;

Celle-ci s’exprime par la parcellisation-déqualification du travail d’exécution d’une part, et la surqualification d’une composante minoritaire de la force de travail affectée aux tâches de conception d'autre part. La scission du travail intellectuel et du travail manuel va ainsi de pair avec une tendance lourde à l’incorporation du savoir dans le capital fixe et l’organisation des firmes. Dans ce cadre, la soumission (ou subsomption du travail) au capital devient réelle, puisqu’elle s’impose à partir de l'intérieur du procès de production. La contrainte au travail salarié n’est plus seulement monétaire, mais elle est aussi technologique, endogénéisée par le progrès technique.

  • Sur la base de cette logique de la division du travail, le critère principal de l’efficacité économique devient la recherche d’économies homogènes de temps. Ce critère, qui sera aussi le fondement de la valeur-temps de travail, va avoir deux conséquences essentielles.

D’une part, il se concrétise dans une organisation du travail en termes de travail prescrit et de temps alloué. D’autre part, il est à l’origine de la construction sociale d’un véritable clivage du temps, un clivage qui oppose le temps de travail direct salarié, considéré comme le seul temps productif, et les autres temps sociaux consacrés à la reproduction de la force de travail. Cette opposition temps de travail/temps libre rejette dans l’ombre le temps de travail non salarié.

  • Le rôle moteur de l’accumulation du capital matériel et de la grande usine spécialisée (manchestérienne, puis fordiste) dans la production de masse de biens standardisés.

Le passage des pays développés du modèle de régulation fordiste à celui d’une économie post-fordiste s’est effectué dans les années 1980 - 1990. Mais c'est à la fin des années 1990 et suite à différents événements aussi bien empiriques que théoriques que s’est renforcée l'hypothèse d'une nouvelle configuration du capitalisme (hypothèse de l'émergence d'un capitalisme patrimonial (M. Aglietta) et celle d'un capitalisme financiarisé (F. Chesnais).

Très brièvement, il faut savoir que les travaux multidisciplinaires de Schumpeter sur la créativité en tant que processus de transformation des savoirs en nouvelles connaissances, et en inventions (qui pourront ou non devenir des innovations), ont abouti à placer la créativité et l’innovation au cœur du processus d’évolution du capitalisme (McCraw).

Changement du capitalisme et système d’accumulation

Sur une période longue, on ne peut ignorer les changements du capitalisme. Et il convient, à ce niveau, de faire le lien avec les analyses économiques de l'éducation, avec celles des nouvelles consommations et, plus globalement, avec les conditions dans lesquelles se réalise l'accumulation. Bref, il semble que les propriétés économiques spécifiques de l'information et de la connaissance, une fois mises en relation avec ces autres dimensions, ont des conséquences et des implications importantes en matière d'organisation, de relation salariale et de division du travail, c'est-à-dire pour les éléments canoniques de ce que est appelé ci-dessous un système d'accumulation.

Un système d'accumulation se caractérise par deux traits :

  • par l'objet d'accumulation d'une part;

  • par la nature de la division du travail d'autre part.

En proposant d'étudier les changements économiques et sociaux contemporains à partir d'une grille de lecture qui place en son centre un type particulier d'accumulation, on s’engage assez clairement dans une voie somme toute assez classique de l'économique politique. On part du principe que les économies se définissent moins par leur équilibre à un instant donné que par leurs déséquilibres. C'est la capacité de mobiliser des ressources en faveur de l'investissement, et la façon dont ces ressources sont prélevées, qui déterminent et manifestent leur capacité à se projeter dans le futur et le type de futur qu'elles projettent. La répartition des ressources et l'organisation du travail (en un sens large) sont à l'origine de conflits qui déterminent le sens dans lequel les déséquilibres sont plus ou moins résorbés ou "gérés".

On propose d'appeler système d'accumulation l'association d'un mode de production et d'un type d'accumulation. Ainsi le capitalisme industriel peut-il être caractérisé par le fait que la formation du profit repose sur l'organisation du travail dans les manufactures.

L'accumulation porte pour l'essentiel sur les machines et sur l'organisation du travail abordée dans ce contexte comme l'organisation de la production et l'affectation des travailleurs à des postes. Il s'agit, de mettre le travail à la disposition du capital. Le capitalisme cognitif est un autre système d'accumulation dans lequel l'accumulation porte sur la connaissance et sur la créativité, c'est-à-dire sur des formes d'investissement immatériel.

Théorie de la régulation

La notion de régime d'accumulation qui exprime la nature d'un "ensemble de régularités assurant une progression générale et relativement cohérente de l'accumulation du capital" est au cœur de la théorie de la régulation.

Mais un régime d'accumulation s'inscrit dans un cadre ou une catégorie englobante appelée "mode de régulation" lequel est constitué par un "ensemble de procédures et de comportements individuels et collectifs, qui a la triple propriété de :

  • (i) reproduire les rapports sociaux fondamentaux…,

  • (ii) soutenir et piloter le régime d'accumulation en vigueur,

  • (iii) assurer la compatibilité dynamique d'une ensemble de décisions décentralisées, sans que soit nécessaire l'intériorisation par les acteurs économiques des principes de l'ajustement du système" (R. Boyer).

B. Billaudot baptise "mode de développement" le couple constitué par un régime d'accumulation et le mode de régulation dans lequel il s'inscrit. Le Fordisme constitue une illustration bien connue de la notion de mode de développement.

Dans la terminologie de la Théorie de la régulation, la notion de mode de production est la catégorie de niveau immédiatement supérieur à celle de mode de développement. Elle désigne "toute forme spécifique des rapports de production et d'échanges, c'est-à-dire des relations sociales régissant la production et la reproduction des conditions matérielles requises pour la vie des hommes en société" (R. Boyer). On peut, sur cette base, caractériser le mode de production capitaliste.

Il est surprenant qu'aucune catégorie ne vienne occuper l'espace compris entre les modes de développement et le mode de production. Depuis longtemps économistes et sociologues ont en effet ressenti le besoin de distinguer des configurations différentes du capitalisme, caractérisées chacune par un "type" de développement ou d'accumulation.

L'absence d'une catégorie intermédiaire dans la théorie de la régulation ne doit cependant pas paraître trop étonnante, dans la mesure où les théoriciens de cette école ont privilégié l'étude des transformations des modes de développement, et ont inscrit l'essentiel de leurs analyses dans le cadre d'une configuration particulière : le capitalisme industriel. Or notre analyse des transformations en cours nous a conduit à penser que l'épuisement du Fordisme marque non seulement la fin de ce mode de développement, mais qu'il signale également la fin du capitalisme industriel. Les phénomènes originaux qui émergent durant cette phase sont suffisamment forts et significatifs pour qu'ils tendent à faire sortir le capitalisme contemporain du mode d'accumulation qui l'a caractérisé pendant plus d'un siècle.

On comprend donc pourquoi on est amené à souligner, pour la regretter, l'absence de catégorie intermédiaire entre l'étage du mode de développement et celui du mode de production.

Définition et traits essentiels du capitalisme cognitif

On appelle capitalisme cognitif un système d'accumulation associant un mode de production capitaliste, un régime d'accumulation privilégiant la connaissance et la créativité, et un mode de régulation caractérisé par des rapports sociaux fondamentaux et des comportements tournés vers l'innovation, la nouveauté et le partage des droits y afférent. Ce système implique une transformation majeure du rapport salarial et des formes de la concurrence.

L'hypothèse du capitalisme cognitif se fonde sur l'observation que la connaissance se présente de plus en plus comme l’enjeu clé de la création de valeur et de l’accumulation du capital. Ce système d'accumulation accorde une place particulière à la connaissance, en un sens très général, à la science et à la technique. Il se signale par le développement des outillages et des outils techniques, mais ne se réduit ni ne se confond avec la période marquée par le décollage des NTIC.

Les questions centrales du mode de régulation du capitalisme cognitif tournent autour de la régulation du changement, de la flexibilité, des rythmes et des contenus de l'innovation, de l'attribution des droits de propriété (question des "nouvelles enclosures").

La captation des gains actuels ou futurs tirés des connaissances et des innovations est l'enjeu central de l'accumulation et joue un rôle déterminant dans la formation des profits. La question des droits de propriété, la dimension spatiale du positionnement (place dans les réseaux), les alliances, la gestion des projets sont des facteurs institutionnels et organisationnels majeurs. Ils jouent un rôle déterminant dans l'exercice individuel ou collectif de la créativité et, plus particulièrement, dans l'investissement dans les formes que prend cet exercice (organisationnelles, institutionnelles ou simplement individuelles). Les stratégies, individuelles ou plus institutionnelles se déterminent à partir de la recherche d'un positionnement spatial, institutionnel et organisationnel adéquat pour accroître la capacité à s'impliquer dans un processus créatif et à en capter les bénéfices (quelle que soit la nature que l'on privilégie : profit, accomplissement de soi, prestige etc.).

Ce que n'est pas le capitalisme cognitif

L'hypothèse du capitalisme cognitif se distingue d'autres hypothèses formulées sur les manifestations contemporaines du changement technique ou sur la nature du nouveau régime de croissance :

1- On ne peut confondre les caractéristiques économiques, sociales et institutionnelles d'un mode de développement en voie d'émergence avec les nouveaux dispositifs techniques désignés globalement par la notion de TIC (technologies de l'information et de la communication). La dynamique du capitalisme cognitif est à l'origine du développement de ces technologies, en même temps qu'il trouve en elles des supports techniques qui entretiennent sa capacité de transformation. Mais les manifestations de l'accumulation de la connaissance et des développements scientifiques et techniques vont au-delà des technologies de l'information qui n'en représentent qu'un aspect.

2- L'hypothèse du capitalisme cognitif, tout comme la théorie de la régulation en général, écarte toute adhésion à un déterminisme technologique consistant à poser que la société évolue en s'adaptant à des transformations technologiques exogènes,

3- L'hypothèse du capitalisme cognitif se distingue de deux notions qui ont occupé une place importante : l'analyse en termes de société fondée sur la connaissance (proposée par l'OCDE) d'une part ; la New economy d'autre part.

La spécificité de l’hypothèse du capitalisme cognitif tient tout autant au rejet du déterminisme technologique qu'à celui d’une approche réductrice restreignant le domaine de l’économie de la connaissance à celui des activités délibérées de production de savoir. Elle est critique également d'une approche de l’économie de la connaissance qui fait abstraction de l’histoire et de la transformation des rapports sociaux, et qui finit par appréhender le savoir comme un facteur de production indépendant du capital et du travail.

La plupart des approches de l’économie de la connaissance sont en fait caractérisés par une vision a-historique, positiviste et non conflictuelle de la science et de la technologique qui conduit à effacer les contradictions sociales, éthiques et culturelles que le développement de l’économie du savoir engendre.

Aussi l’une des originalités de l’approche en termes de capitalisme cognitif est-elle justement le choix d’une méthode mettant l’accent sur l’historicité des économies et qui cerne la problématique de la connaissance dans sa dimension sociale et collective. Il en résulte une grille de lecture qui renoue avec le rôle structurant des transformations de la division du travail et qui met l’accent sur les conflits des savoirs et de pouvoirs qui vont de pair avec le développement d’une économie fondée sur la connaissance.

Le concept de capitalisme cognitif désigne une transformation structurelle qui ne peut pas être cernée en isolant un secteur spécialisé dans la production des connaissances ou en considérant l’économie de la connaissance comme une sous discipline s’occupant d’un aspect particulier du fonctionnement de l’économie. Il s’agit d’un processus global qui se manifeste dans l’ensemble des secteurs par l’importance des externalités liées au savoir et ses effets sur l’organisation de la division technique et sociale du travail considérée dans son ensemble. Ainsi Eliasson considère, à la différence de Machlup, “ que les tâches de production de et de traitement de la connaissance sont localisées dans toutes les activités économiques, y compris dans les secteurs à faible intensité technologique. En d’autres termes, l’avènement de l’économie fondée sur la connaissance s’exprimerait moins par l’expansion continue d’un secteur spécialisé que par la prolifération d’activités intensives en connaissances dans tous les secteurs de l’économie ”.

Cela explique l’importance que l’approche en termes de capitalisme cognitif attribue à l’analyse de la division du travail pour cerner les mutations liées au caractère de plus en plus "collectif de la production de connaissances et de la dynamique de l’innovation". (A suivre)

| Lire la suite : Les quatre clés d’accès à notre urgente reconversion économique (II)

Synthèse de Mourad Hamdan (consultant en management)

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Quelqun EncoreQuelqun

"... Cela explique l’importance que l’approche en termes de capitalisme cognitif attribue à l’analyse de la division du travail pour cerner les mutations liées au caractère de plus en plus "collectif de la production de connaissances et de la dynamique de l’innovation"... "

Ne voila t-il pas là un exemple on ne peut plus criard des articles et interventions qui ne veulent s'adresser, en définitive, qu'à leurs auteurs him-self !

Autrement, comment expliquer cet engouement pour le long, le très long, ou encore cet engouement au pseudo-complexe, à l'incompréhensible que d'autres (ai-je cité Avarwaq, moi?) qualifieraient de masturbation intellectuelle?

Donnez-nous du lisible à lire et du compréhensible à comprendre ya zah! Ayez un peu de pitié !