Comment transformer l’"indifférence" en action positive

En Kabylie, l'organisation des villages permet des actions de volontariat sans recours aux communes.
En Kabylie, l'organisation des villages permet des actions de volontariat sans recours aux communes.

Comme promis précédemment (http://www.lematindz.net/news/24529-election-peuple-et-elitace-en-algerie-et-ailleurs.html, 2 juin 2017), je reviens sur une leçon tirée des dernières élections législatives du 4 mai 2017, où une majorité significative de citoyens a exprimé son abstention ou son vote blanc. A tel point que tous s’accordent à y voir l’existence et l’émergence du "Parti" le plus important en Algérie.

Quelle leçon fondamentale peut-on et doit-on tirer de ce fait inattendu ? Plusieurs solutions ont été fournies dans la presse, par des personnalités politiques comme par des intellectuels.

Les uns espèrent un changement d’orientation du système politique. Question : quand et où, dans l’histoire humaine toute entière, un système, - je dis bien un "système" et non une composition gouvernementale - a changé parce que l’électorat lui a manifesté une significative indifférence par le vote ?

Exemples : est-ce que le vote citoyen a changé quoi que ce soit de fondamental dans le système social aux États-Unis ou ailleurs, dans les pays dits "libéraux", autrement de capitalisme privé ?

D’autres suggèrent le salut à travers des partis politiques qui se disent démocratiques. Là encore, quand et où, dans l’histoire humaine, des organismes de ce genre ont-ils apporté un changement social FONDAMENTAL en faveur des exclus du pouvoir de gestion sociale ?

Examinons le problème avec objectivité, et non en fonction de nos désirs ou illusions.

Des partis politiques et des élections se sont révélés n’être pas autre chose que des arbres cachant la forêt, à savoir le système fondamental qui régit une société. Tant que ce dernier est basé sur le PROFIT, privé ou étatique (voir les ex-pays "socialistes"), d’une part, et, par conséquent, sur une autorité d’une caste minoritaire de privilégiés sur la majorité des citoyens, aucun parti ni aucune élection n’ont apporté un changement radical. Dès lors, pourraient-ils en être autrement, aujourd’hui, quel que soit le pays ?

Un changement conséquent en faveur des exclus de la gestion social exige, objectivement, l’élimination du PROFIT ÉCONOMIQUE et son remplacement par une répartition de celui-ci sur l’ENSEMBLE des citoyens. Cela signifie, en réalité, non plus profit, au sens capitaliste, privé ou étatique, mais DISTRIBUTION COLLECTIVE de la richesse produite par la collectivité.

Et pour supprimer le profit de caste, il est nécessaire d’éliminer l’autorité d’une minorité pour DISTRIBUER cette autorité sur l’ENSEMBLE des citoyens.

Or, une telle opération, en réalité, élimine l’autorité, telle qu’elle existe dans les pays aussi bien "libéraux" que "socialistes", pour établir le CONSENSUS LIBRE ET GÉNÉRAL. Alors, de celui-ci émane non plus une "autorité", au sens de caste, mais une expression de la volonté générale. Ainsi, il n’y aurait plus d’autorité, au sens classique et traditionnel ("libérale", d’un gouvernement élu, ou marxiste, la "dictature du prolétariat" de triste mémoire), mais une volonté générale, librement et démocratiquement exprimée.

La lecture de ces lignes peut faire croire, peut-être, à un délire !...

Il l’est dans la mesure où, partout et toujours, les membres des castes dominatrices, "libérales" ou marxistes, ont toujours fait croire que sans leur autorité la société serait livrée au "désordre", à l’"anarchie". Or, n’est-ce pas leur système qui est un désordre, parce que le profit et l’autorité de caste minoritaire sont, eux, les fauteurs de troubles et de désordre dans la société ?

Quant à l’ordre réel, authentique, peut-il exister dans une collectivité humaine sans la disparition du profit et de l’autorité, tels que je les ai définis, pour laisser place à la distribution démocratique et équitable des richesses produites, d’une part, et, d’autre part, du pouvoir social qui les gère ?

Par conséquent, celle ou celui qui croirait, dans ce texte, à des considérations utopiques démentielles, je demande : Connais-tu l’histoire des peuples ? Non pas celle écrite par les vainqueurs, mais par les vaincus ?

Malgré son étouffement de toutes les manières possibles, elle existe. L’avènement d’internet permet de la connaître aisément, gratuitement, à condition de le vouloir réellement, d’y consacrer le temps nécessaire. Sur un moteur de recherche, écris "autogestion", "self-goverment", et tu seras surpris combien "on" t’a tenu dans l’ignorance, afin de faire de toi un objet à exploiter-dominer.

Alors, tu constateras, peut-être avec stupeur, sûrement avec plaisir, ceci : la prise et la gestion de son propre destin par le peuple laborieux a existé dans l’histoire des sociétés. Je l’ai signalée dans mes précédentes contributions ; je l’indiquerai encore ci-dessous, tant ce genre d’expériences est occulté. Et j’ai précisé que ce genre d’expériences fut éliminée uniquement par la répression violente de la part des partisans du profit et de l’autorité de caste privilégiée. Et que la plupart des intellectuels ignorent, ont oublié ou font silence sur ces expériences précieuses et significatives d’émancipation sociale réelle et radicale.

Dès lors, il ne faut pas s’étonner que les "experts" de tout acabit, qui occupent les mass-media, ne parlent que de "bons" partis et de "bonnes" élections, pour réaliser un changement de régime social.

Mais quel type de changement ? Quelle genre de démocratie ?

Dans les pays dits "libéraux", les élections "libres" (en réalité, conditionnées par les détenteurs oligarchiques des mass-media) et les partis "démocratiques" (en fait, oligarchiques) ont-ils changé de manière à accorder à la majorité des citoyens la réelle gestion de la société, afin d’en bénéficier de manière SUBSTANTIELLE ?

Même au Viêt Nam, après la défaite des agressions colonialiste française et impérialiste états-unienne, même en Afrique du Sud, après la fin de l’apartheid, se sont formées des castes minoritaires ; elles exploitent le peuple en le dominant. Pourquoi ? Parce que continuent à régner l’ignominieux tandem Profit-Autorité, produit par et pour une minorité.

Dans ce cas, tout au plus, la majorité des citoyens reçoit, comme une horde de chiens affamés mais tenus en laisse, les miettes du repas : un système représentatif, à travers des élections (truquées dans les dictatures, conditionnées dans les "démocraties") qui, en réalité, représente et sert d’abord les intérêts de la caste des "seigneurs" et, accessoirement, de ses subalternes dans les institutions de gestion de la société.

Dans tous les cas, sans une seule exception, pas même là où exista cet authentique homme du peuple que fut Gandhi, il y a eu simplement changement de caste dominatrice-exploiteuse du peuple laborieux. Voir les expériences des ex-pays marxistes, fascistes (Japon, Italie), nazi (Allemagne), ainsi que celles ou des théologiens ont dominé ou dominent.

Tant qu’existent ces deux piliers, Profit-Autorité, espérer des droits SIGNIFICATIFS aux citoyens selon justice, c’est croire au père noël, là est la vraie utopie, si on est ignorant, ou l’imposture, si on possède un savoir conséquent. Ce n’est pas moi qui l’affirme, mais l’histoire réelle qui le démontre. Je ne fais que constater, à l’exemple de Galilée.

Il me semble que ce phénomène fut, d’une certaine manière, compris par les rédacteurs de la "Charte de la Soummam". N’a-t-il pas été le motif fondamental de leur assassinat, au-delà des questions de caractère personnel, par les futurs membres de la caste qui domina par la suite ?

Nous, Algériennes et Algériens, n’avons-nous donc pas compris la leçon qui accoucha de l’indépendance nationale ?… Cette dernière ne fut pas le résultat des appels de l’"élite" intellectuelle algérienne, laïque ou religieuse, au système colonial et à ses partis (y compris le parti "communiste"), pour accorder aux "indigènes" les droits de citoyens à part entière. Au contraire, l’indépendance nationale est le résultat d’une lutte prolongée, dont le bras armé fut le peuple colonisé, pour mettre fin à ce système colonial en tant que tel.

J’en viens donc à la solution que, à ma connaissance, personne, ni intellectuels, ni experts, ni responsables politiques n’a formulée au sujet d’un changement en Algérie. Comme, par ailleurs, dans n’importe quelle autre nation. J’ai en vue un changement réel et significatif pour le peuple laborieux, la majorité des citoyens.

Partout et toujours, chaque fois que les détenteurs d’un savoir social réel ont été animés par une volonté authentique d’établir plus de justice sociale, ils ont quitté leur tour d’ivoire et les privilèges qui vont avec, pour, selon l’expression consacrée, "aller au peuple". Cela veut dire le fréquenter sur ses lieux de travail et de vie, connaître ses vrais problèmes, matériels et spirituels, ainsi que ses besoins concrets. Ensuite, suggérer des solutions pour les concrétiser.

Encore une fois, rappelons-nous l’histoire. Un changement réel en faveur du peuple laborieux eut lieu uniquement là où des intellectuels ont vraiment mis leur savoir à la disposition de ce peuple, afin qu’il utilise cette connaissance pour établir, de façon LIBRE et AUTONOME, autrement dit autogérée, sans « Sauveurs Suprêmes », les règles nouvelles d’une société caractérisée en même temps par la LIBERTÉ et la SOLIDARITÉ. Je rappelle donc, dans le passé, le mouvement des soviets de Kronstadt en Russie et en Ukraine, puis le mouvement des « collectivités » en Espagne républicaine ; dans le présent, voir le mouvement zapatiste au Mexique, et la « Commune » autogérée de Rojava dans le nord de la Syrie (http://www.lematindz.net/news/24278-ce-quon-ne-dit-pas-a-propos-du-moyen-orient-la-commune-de-rojava.html).

Ce genre de changement social, à présent, en Algérie, exige une lutte démocratique et pacifique, car la violence débouche toujours sur la violence, donc sur l’autorité dominatrice, et le profit qu’elle engendre automatiquement.

Mais cette lutte sociale ne peut pas être moins résolue et prolongée que celle pour l’indépendance nationale. La lutte sociale est même plus difficile encore, parce qu’elle n’emprunte pas la voie courte, facile et vicieuse de la violence physique, mais uniquement celle des idées et de l’organisation consensuelle et libre des citoyens. L’autogestion rurale et industrielle des années 1962 - 1965 est à remettre à l’ordre du jour, à étudier pour en connaître les défauts et les qualités, et savoir dans quelle mesure elle peut être une source d’inspiration concrète pour aujourd’hui, dont on produit le demain.

Reste une ultime question : pourquoi cette solution n’a pas été avancée par personne ?

Voici mon hypothèse.

Pour y penser, il faudrait d’abord ne pas être aveuglé par son propre statut de privilégié social, ce qui caractérise généralement experts, intellectuels et responsables politiques. Leur situation matérielle suppose et justifie leur mentalité élitaire élitiste. Là est la barrière qui empêche de penser au peuple autrement que comme sujet, exécuteur, ignorant, dans le meilleur des cas à "sauver", mais jamais capable de se sauver par lui-même. "Ah ! Quelle prétention ! Quelle insanité ! Quelle démagogie ! Quel populisme ! Quel gauchisme ! Quel archaïsme ! Quel manque de réalisme !"

C’est uniquement si le détenteur du savoir social s’affranchit de sa mentalité de privilégié, - "libéral", marxiste ou théologique, que peut surgir en lui l’idée, celle iconoclaste, celle combattue par tout privilégié : aller au devant du peuple et mettre les connaissances acquises à son service.

Alors, cet intellectuel constatera les capacités créatrices autonomes du peuple laborieux, combien il sait non seulement utiliser les bras mais également le cerveau. Mais hélas !… Ce genre d’intellectuels est minoritaire, partout dans le monde. Et dans cette malheureuse situation, les marxistes ont une grave part de responsabilité, eux qui croient au « Sauveur Suprême », sous forme de Parti ou de « Guide Génial Infaillible ».

La domination de la mentalité autoritaire est telle que parler de capacités créatrices du peuple laborieux, rappeler les expériences où il les a démontrées, appeler à « servir le peuple », toutes ces considérations font ricaner la plupart des nantis (matériellement et/ou intellectuellement), et, par conséquent, fait douter la plupart des démunis, conditionnés à croire à leur propre incapacité et à la compétence « scientifique » des docteurs universitaires et d’un « Sauveur Suprême », qu’il soit Parti ou individu.

Cependant, l’expérience historique est là, toujours et partout. « Aller au peuple », « Servir le peuple » ont été les uniques solutions pour apporter un changement social réel et radical aux conditions de la majorité des citoyens, ceux exclus de toute décision sur leur sort.

Si ces expériences ont échoué, c’est parce que la mentalité autoritaire élitiste s’est révélée, jusqu’à présent, la plus forte, militairement parlant. Mais, de temps à autre, ici ou là, l’autogestion renaît et montre ses bénéfices.

Pensons donc à comment construire les actions et les formes d’organisation aptes à favoriser l'AUTO-ORGANISATION, PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE. Le chemin est long, difficile et semé d’obstacles. Il requiert beaucoup d’imagination et de générosité. N’en est-il pas plus enthousiasmant ? N’est-ce pas la meilleure façon d’honorer la mémoire de celles et ceux qui nous ont offert l’indépendance nationale ? A nous donc de contribuer à l’indépendance sociale, citoyenne.

Et ne parlons plus d’"avant-garde". L’histoire n’a-t-elle pas suffisamment montré que celle-ci, même dotée des meilleures intentions, mène à une nouvelle caste dominatrice ?… Alors, comme Lu Xun, parlons de "buffles du peuple", ou encore de "serviteurs du peuple", de "compagnons du peuple", tout ce que l’on veut, mais mettons le peuple au premier rang, en exergue, si vraiment nous voulons honnêtement le servir, et, de cette manière, servir notre idéal de liberté solidaire.

N’est-ce pas la meilleure façon de transformer l’"indifférence" des citoyens en action positive, afin que le peuple accède à son droit de gérer lui-même ses propres affaires, par l’instauration d’un fonctionnement social apte à concrétiser ses besoins légitimes ?

Commençons partout où cela est possible, dans notre immeuble, dans notre quartier, dans notre classe d’étude, dans notre association culturelle, dans notre syndicat, etc.

"Et si les autorités nous en empêchent ?", demanderait-on.

Eh bien, il faut persister, en trouvant les moyens de continuer, de manière pacifique. Que l’imagination soit au pouvoir afin de permettre au pouvoir de l’imagination d’exister. Pour paraphraser un auteur, je dirai : le citoyen est libre à l’instant même où il accomplit un geste libre, même minimum. Ainsi, il apprend à réaliser d’autres actes, toujours libres.

Et que personne ne vienne accuser les gens du "petit" peuple de ne pas savoir manifester leur liberté. Rappelons-nous la phrase de Ben M'hidi (je cite de mémoire) : "Mettez la révolution dans la rue, le peuple s’en emparera." En effet, le peuple a toujours ainsi agi, partout dans le monde. Quoique ses ennemis l’ont accusé du contraire. Faisons donc confiance au peuple, et apprenons à nous instruire aurpès de lui tout en lui transmettant nos connaissances. Alors, nous constaterons par expérience concrète où sont la raison et la justice, et comment contribuer au seul changement authentique : modifier les bases fondamentales du système social en construisant pacifiquement la liberté solidaire qui nous affranchira du profit autoritaire. Les Italiens ont ce beau précepte : "La speranza è l’ultima a morire" (L’espoir est le dernier à mourir). Alors, espérons mais les yeux ouverts sur l’enseignement que nous fournit l’histoire.

Kaddour Naïmi

kad-n@email.com

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Commentaires (2) | Réagir ?

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krimo bonody

Cher Monsieur Quelqun EncoreQuelqun,

tout d’abord merci pour votre précieux commentaire.

Ce que je vise c’est simplement de ne pas être superficiel, d’où la nécessité de fournir aux lectrices-lecteurs tous les arguments nécessaires sur un thème traité. Et les références servent à en vérifier la validité, ainsi qu’à fournir une occasion d’approfondir l’argument de manière personnelle. Je sais que parfois c’est un peu long ; je m’efforce de raccourcir mais sans me contenter de l’à peu près. Dès lors, comment faire plus court sans être superficiel ?

Quant au “théâtre”, le procédé consistant à m’adresser directement aux lectrices-lecteurs consiste à rendre moins aride et moins “savant” l’exposé, en lui donnant un aspect de discussion amicale, en faisant des lectrices-lecteurs non pas des sujets à prêcher, mais des personnes à interroger pour susciter leurs interventions, notamment dans les commentaires sur le journal, ou en m’écrivant directement.

Pour ce qui est d’être “précieux”, croyez-moi, c’est la tare que j’ai toujours tenté d’éviter, étant un enfant du peuple et n’appréciant absolument pas les “femmes savantes” et les “précieuses ridicules” dont le seul souci est de “briller”, oubliant que tout ce qui brille n’est pas or.

Je n’apprécie pas non plus le vocabulaire genre “café des sports”, où les termes sont, certes, populaires mais inadéquats, insuffisants et inopérants. Beaucoup de commentaires, dans les divers journaux, sont hélas de ce genre. Ils prouvent seulement, et malheureusement, un niveau de connaissance et de culture qui laisse beaucoup à désirer, et montre la régression dont sont victimes ces commentateurs.

Il faut donc aller à contre-courant, tenir un discours cohérent, valable, utile pour l’action positive. Faire en somme œuvre d’ “éducation”, dans le bon sens du terme, sans prétendre à la prêche même laïque.

J’ai donc en vue uniquement le souci du langage le plus clair et le plus simple, mais pas simpliste. Je m’efforce et souhaite porter les lectrices-lecteurs à plus d’effort de recherche et de connaissance personnelle, et non pas à “consommer”’ un écrit pour “passer le temps” et ensuite oublier ce qui a été lu.

Pour conclure, j’ai en vue les lectrices-lecteurs qui désirent lire un article pour améliorer leurs connaissances, en vue d’action concrète, ce qui demande de leur part (et du mien) un certain temps et un certain effort.

Si ce commentaire est long, excusez mon souci de vouloir être exhaustif -:)

Alors, comment mieux faire ? Avez-vous des propositions plus concrètes en plus de celles que vous avez eu la gentillesse de me signaler ?

Cordialement,

Kadour

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Quelqun EncoreQuelqun

Monsieur Naïmi,

Si vous êtes si peu commenté ou tout simplement suivi dans vos "thèse", c'est, peut-être, en raison de la longueur de vos articles ou de vos interventions. Elles (vos interventions) me font souvent penser à celle d'un (e) certain (e) Mimi Massiva intervenant régulièrement ici; c'est tellement long et plein de référence, qu'on a l'impression d'avoir affaire à une oeuvre d'art susceptible d'être abîmée par la moindre intervention (commentaire). Ces formes d'intervention me font personnellement penser à la pratique (orale ou écrite) du français dans les milieux dits algérois. C'est tellement précieux qu'on a l'impression d'être au théâtre; les gens déclament presque!