Côte d’Ivoire : sérieux risque d’embrasement militaire (Vidéo)

Il y a un risque d'affrontements armés
Il y a un risque d'affrontements armés

La situation est très tendue ce matin en Côte d’Ivoire. Des tirs nourris ont été entendus très tôt ce matin à Abidjan.

D'Abidjan : Hamid Aït Ouarab

A Bouake : la situation très tendue. Des affrontements toujours en cours. Les mutins refusent de déposer les armes. Le corridors toujours fermés. Circulation impossible

Korhogo : Tirs sporadiques dans la ville, les mutins tiennent toujours les corridors. Circulation impossible
Daloa : Tirs sporadiques entendus ce matin. Circulation impossible.
Abengourou: Situation stable ce matin
Bondoukou : Tirs sporadiques dans la ville, les mutins tiennent les corridors. La circulation est devenue impossible
San Pedro : situation stable et circulation fluide
Abidjan :
Riviera : Tirs sporadiques ce matin aux deux camps d’Akouedo, Barrages des voies, Circulation impossible dans la zone de riviera Bingerville
Plateau : Tirs sporadiques à la base maritime quai fruitier et camps Galieni, circulation impossible. Par contre la circulation est fluide sur les Trois Ponts
Recommandation : Evitez tout deplacement ce matin.

Des fusillades intenses ont éclaté au camp Gallieni au Plateau, à proximité de l’État-major de l’armée, ainsi qu’au camp militaire d’Akouédo (Abidjan). Des barricades ont été dressées par les mutins ce matin au niveau du camp d’Akouédo au niveau du carrefour Faya situé sur la route de Bingerville empêchant toute circulation.

Plusieurs messages d'alerte ont été envoyés par certaines ambassades à leurs ressortissants les invitant à réduire dans la mesure du possible leurs déplacements et surtout éviter les alentours des casernes militaires. De même, certaines écoles françaises à Abidjan sont restées fermées ce lundi matin. C’est le cas notamment du lycée Blaise Pascal. Les parents d’élèves ont reçu des messages des établissements scolaires les invitant à garder leurs enfants à la maison par mesure de précaution. Des tirs sporadiques ont été également entendus à Bouaké et dans d’autres villes ivoiriennes.

Des renforts militaires, composés essentiellement des membres des forces spéciales, ont été envoyés dimanche à Bouaké, deuxième grande ville du pays, dans le cadre d’une opération "de rétablissement de l’ordre". Même si la situation reste relativement maîtrisable ce matin, le risque d’un affrontement entre les forces loyalistes et les mutins n’est pas exclu. L’État-Major de l’armée avait déjà adressé une mise en garde aux mutins les invitants à regagner au plus vite leurs casernes. Un appel resté sans écho puisque les insurgés refusent de rentrer dans les rangs et se disent prêts à en découdre avec les forces loyalistes. "Qu'ils nous envoient ce qu'ils veulent. On est prêts", a ainsi lancé à l'Afp un des mutins à Bouaké.

Après l'échec de négociations qui ont eu lieu samedi matin, plusieurs centaines de soldats ivoiriens étaient toujours dans les rues de Bouaké pour exiger le paiement de primes. Dans la matinée de dimanche, les militaires avaient empêché la tenue d’un rassemblement citoyen de protestation contre leur mutinerie autour du rond-point de la préfecture de police, dans le centre-ville de Bouaké. Un premier bilan fait aussi état d'une vingtaine de blessés, dont six par balle. Un homme est mort au Centre hospitalier universitaire des suites de sa blessure par balle. Les soldats réclament les reliquats des primes promises par le gouvernement après les mutineries qui ont ébranlé le pays en janvier.

H.A.O.

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Commentaires (1) | Réagir ?

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oziris dzeus

Voilà une situation confuse qui fait que les ivoiriens n'y voient rien de bon pour l'avenir,