L’assaillant des Champs-Elysées était en Algérie pour "se marier"!

L’assaillant des Champs-Elysées était en Algérie pour "se marier"!

Le procureur de la République française, François Molins , a déclaré en conférence de presse, que Karim Cheurfi, l'auteur de la fusillade sur les Champs-Elysées de jeudi, s’était rendu en Algérie du 15 janvier au 14 février 2017 alors qu’il faisait l’objet d’un suivi judiciaire depuis octobre 2015, date de sa sortie de prison.

Le procureur de la République française indiquait que l’assaillant avait été entendu par la police le 7 avril dernier pour "rappel de ses obligations" après s'être rendu en Algérie, et ce sans le déclarer à la justice. Le juge qui l’avait entendu ne l’a cependant pas renvoyé en prison, puisque Karim Cheurfi avait déclaré s’être rendu au pays "pour se marier". De primse abord, on s'interroge sur le revirement extrême de cet homme. Comment en effet, Karim Cheurfi, par ailleurs très instable, est passé de cette tentative de trouver une vie stable en essayant de fonder un foyer à cet agissement de tueur dont la haine recuite du policier l'a conduit à commetrre l'irréparable ?

Haine de la police mais pas radicalisé

Karim Cheurfi, 39 ans, qui a tué un policier sur les Champs-Élysées jeudi soir avant d'être abattu, était un récidiviste, manifestement obsédé par l'idée de s'en prendre aux forces de l'ordre, mais n'était pas connu comme islamiste radicalisé.

Né le 31 décembre 1977 à Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), autre commune de la région parisienne, il avait été arrêté le 23 février dernier, après avoir affirmé en décembre à un proche vouloir "tuer des policiers en représailles de ce qui se passait en Syrie", pris des contacts pour acheter des armes et acheté des couteaux commando, une mini-caméra et des masques sur internet. À l'issue de sa garde à vue, il est relâché, faute d'éléments, selon une source proche de l'enquête.

Cet homme sans profession connue avait déjà eu affaire plusieurs fois à la justice, pour des vols avec violence, puis trois tentatives d'homicide. En février 2005, il avait été condamné en appel à quinze ans de réclusion pour avoir tenté de tuer un élève gardien de la paix portant un brassard "police" et le frère de celui-ci.

Présidentielles sous haute surveillance

A l'occasion du premier tour de la présidentielle, dimanche, 50.000 membres des forces de l'ordre doivent assurer la sécurité des 69.000 bureaux de vote mis en place dans toute la France, Outre-Mer compris. Selon une note des services de renseignements et de la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP) révélée samedi par Le Parisien, des risques sécuritaires entourent le premier tour de l'élection présidentielle en France, parmi lesquels la "menace djihadiste", jugée "constante et prégnante".

La rédaction avec AFP

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