Un ancien moudjahid accuse Ould Abbès de mentir sur son passé révolutionnaire!

Un ancien moudjahid accuse Ould Abbès de mentir sur son passé révolutionnaire!

Un ancien moudjahid, Abid Abdelkader, dit El Berkchi, lance de graves accusations à l’encontre de Djamel Ould Abbès, lui contestant jusqu’à son passé révolutionnaire.

En effet, et dans une lettre publiée par notre confrère d’El Watan, ce moudjahid met au défi l’actuel secrétaire général du FLN de pouvoir prouver son parcours de moudjahid. "Tout ce qu’il a avancé sur ses pseudo-activités de moudjahid ne sont, pour ma part, que pures affabulations, Djamel Ould Abbès — installé alors à Aïn Témouchent en 1966 — s’arroge donc une qualité qui ne lui appartient pas. Sur ce, je ne peux, et avec moi tous les moudjahidine de la région, que m’élever contre un tel comportement dénué de morale", écrit-il dans sa lettre.

Pour ce maquisard de la première heure (blessé à la bataille de Terga le 1e novembre 1954), Ould Abbes n’a jamais rencontré Larbi Ben M’hidi et Rabah Bitat à Ain Témouchent, puisque lui et ses compagnons d’armes étaient alors présents à la rencontre. "Libre à Ould Abbès de se faire passer pour ce qu’il n’est pas, mais qu’il fasse de cette ignoble pratique (l’usurpation de qualité) un raccourci vers la respectabilité, l’instrumentant à ses fins propres, cela relève de la flibusterie (…) Pour avoir, alors, moi-même accueilli et abrité ces valeureux hommes dans la wilaya (les moudjahidines de Aïn Témouchent en témoigneront), je vous mets au défi de citer un seul moudjahid qui puisse se rappeler de vos rencontres avec ces grands militants et de nous dire dans quelles circonstances avaient-elles eu lieu", ajoutait-il.

Plus grave encore, Ould Abbes, qui brandissait il y a peu, un papier prouvant sa condamnation à mort par le régime colonial, serait un faux document selon El Bekchi ! "Je vous mets aussi au défi d’appuyer vos fausses allégations par la moindre petite preuve ou, ne serait-ce que de mettre à la disposition de la presse nationale ce pseudo-document de condamné à mort que vous aviez fièrement brandi lors d’un de vos points de presse", défie l'ancien moudjahid, avant de fustiger littéralement Ould Abbes, et de lui demander de citer ses compagnons d’armes.

Vous avez prétendu avoir pris les armes le 1er novembre 1954. Citez-nous alors les noms de vos compagnons d’armes et dans quelle zone étiez-vous actif. Je parierai sur mon honneur que vous ne répondrez jamais à cette question. Honte à vous !

Après ce témoignage accablant, que fera Ould Abbes ? Aura-t-il le courage de publier dans la presse, le document prouvant sa condamnation à mort par les autorités coloniales de l’époque. Ensuite, pourrait-il apporter des preuves quant à l’authenticité de son passé révolutionnaire. Rien n’est moins sûr.

Tout le monde se souvient des révélations de Benyoucef Mellouk qui clament depuis des années que des dizaines de milliers de faux moudjahidine ont obtenu des attestations et les privilèges sonnants et trébuchants qui vont avec. Aucune autorité, encore moins le ministère des Moudjahidine n'a jamais daigné l'écouter ou ouvrir la moindre enquête. C'est dire que ces révélations sont sensibles et susceptibles de concerner de nombreux hauts cadres de l'Etat.

Affaire à suivre.

La rédaction

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Commentaires (9) | Réagir ?

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Abdelaziz DJABALI

-LA FRANCE COLONIALE EXISTE ENCORE,

-ET ELLE SEULE CONFIRMERA SI OULD ABBES EST UN ANCIEN MOUDJAHID,

-ET UN ANCIEN CONDAMNE A MORT,

-LES ARCHIVES EXISTENT ENCORE !

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oziris dzeus

c'est ça les conséquences du " un seul héros, le peuple",

donc il y avait neuf millions de héros et parmi eux donc tout ce beau monde,

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