L'autocrate Denis Sassou Nguesso invité par Abdelaziz Bouteflika

Denis Sassou Nguessou a violé la constitution pour se représenter pour la 3e fois
Denis Sassou Nguessou a violé la constitution pour se représenter pour la 3e fois

Le président-autocrate du Congo, Denis Sassou Nguesso sera à Alger demain lundi pour une visite d'Etat.

"A l'invitation de son excellence M. Abdelaziz Bouteflika, président de la République, son excellence M. Denis Sassou N'Guesso, président de la République du Congo, effectuera une visite d'Etat en Algérie du 27 au 30 mars 2017", précise un communiqué de la présidence.

Par ailleurs, la même source annonce que des entretiens sont prévus entre les deux chefs d'Etat. Ce putschiste est le premier chef d'Etat à rencontrer Abdelaziz Bouteflika depuis l'annulation, le 20 février, de la visite d'Angela Merkel, chancelière allemande.

A la tête du Congo depuis 1997, Denis Sassou Nguesso (73 ans) s'est taillé une réputation d'autocrate. A l'issue d'une guerre civile qui aura duré une décennie, Sassou Nguesso est revenu au pouvoir à la suite d'un coup d'Etat militaire. L'homme est un multirécidiviste. En octobre 2015, il change la constitution qui l'empêchait de se représenter pour un troisième mandat à la présidence de la République et limitait l’âge pour se présenter à la présidence de la République à 70 ans.

Ce viol de la Constitution rappelle étrangement la même méthode utilisée par son auguste hôte Abdelaziz Bouteflika (80 ans).

Le 20 ma rs 2016, il a été "réélu" à la suite d'une fraude massive dès le premier tour de la présidentielle. Les autorités avaient coupé les lignes téléphoniques.

Ancien officier, Denis Sassou Nguesso est passé par l'Ecole interarmes de Cherchell dans les années 1960. L'homme est aussi connu pour ses nombreux biens mal acquis. Le neveu de Denis Sassou-Nguesso a été mis en examen en France, mercredi 8 mars, dans une enquête sur les "biens mal acquis" par des dirigeants africains dont Denis Sassou Nguesso et leurs proches.

Dans une déclaration au quotidien français Le Monde, Me William Bourdon, avocat de Transparency international, pense que "cette mise en examen et celles qui vont suivre préfigurent le grand procès du clan Sassou à Paris pour pillage des ressources publiques à leur profit personnel". Me Bourdon est aussi le président de l’ONG de défense des victimes de crimes économiques, Sherpa, à l’origine de la plainte ayant déclenché l’ouverture de cette procédure.

La rédaction

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