Le FMI dicte un "plan de sortie de crise" pour les nuls … d’Algérie!

M. Jean-François Dauphin en compagnie de Bouchouareb en juillet 2016.
M. Jean-François Dauphin en compagnie de Bouchouareb en juillet 2016.

Le chef de mission pour le FMI en Algérie, M. Jean-François Dauphin, en poste depuis juillet 2015 a séjourné à Alger du 7 au 20 mars 2017.

Ce responsable de la division des pays francophones au département Moyen-Orient et Asie Centrale au sein du FMI, effectue périodiquement des visites en Algérie, dans le but de s’entretenir avec les autorités locales sur les mesures à prendre pour faire face à la crise, causée par la baisse des cours du pétrole et surtout par l’incompétence des dirigeants algériens. Cet ancien chef de mission au Maroc pour le FMI a fait (encore) les mêmes constats qu’il ne cesse de formuler depuis sa désignation en 2015.

Une inflation record à 8,1% en janvier 2017 !

Pour lui "l’Algérie reste confrontée à des défis importants posés par la baisse des cours pétroliers. L’activité économique a été globalement résiliente, mais la croissance s’est ralentie dans le secteur hors hydrocarbures sous l’effet de la réduction des dépenses et est estimée à 3,4 % pour 2016. Le taux d’inflation est passé de 4,8 % en 2015 à 6,4 % en 2016 et se chiffrait à 8,1 %, en glissement annuel, en janvier 2017", taisait-il remarquer dans un compte rendu publié le 20 mars 2017, sur le site internet du FMI.

Pour ce diplômé de l’École Nationale de l’Administration économique de Paris et de la London School of Economics "le redressement des finances publiques devra s’inscrire dans la durée, car les cours du pétrole devraient rester bas et les réserves d’hydrocarbures ne sont pas inépuisables (…) Pour l’heure, l’effort de redressement devrait reposer essentiellement sur les leviers suivants : l’élargissement de l’assiette fiscale, grâce notamment à l’amélioration du recouvrement de l’impôt et à la rationalisation des exonérations fiscales; la maîtrise des dépenses courantes; le remplacement progressif des subventions à l’énergie, qui sont coûteuses et bénéficient surtout aux ménages aisées, par un soutien direct aux personnes les plus défavorisées; et l’amélioration de l’efficacité et la réduction du coût des dépenses d’investissement".

Par contre, M. Jean-François Dauphin croit qu’il «convient de préserver l’investissement dans la santé, l’éducation et les systèmes de protection sociale bien ciblés. Il convient également de soutenir ces efforts en continuant à améliorer le cadre de gestion budgétaire et par un suivi attentif de la montée des risques budgétaires.» Poursuivait-il.

Attention : Trop de coupures budgétaires affecteront négativement la croissance!

Le banquier français déconseille au gouvernement de continuer à faire des coupes budgétaires trop violentes au risque d’impacter négativement la consommation, et lui conseil d’emprunter pour financer ses projets. «Il est cependant aussi important d’éviter une réduction trop abrupte du déficit des finances publiques, pour atténuer le risque d’un très fort ralentissement de la croissance. De l’avis de la mission, étant donné le niveau relativement bas de la dette publique, l’Algérie pourrait se permettre d’engager un redressement un peu plus progressif des finances publiques que ne le prévoit le budget à moyen terme actuel, en prenant en considération une gamme plus large d’options de financement, y compris les emprunts extérieurs et la cession d’actifs publics."

La recette économique "inratable" du FMI... même pour les nuls!

Enfin, le responsable du FMI, croit que les autorités algériennes n’ont pas encore entamé des vraies réformes structurelles à même d’impulser l’avènement d’une économie indépendante des hydrocarbures. Il donne sa recette «inratable» même pour les nuls du gouvernement algérien. Il préconise, entre autre, plus de transparence, l’assainissement du climat des affaires et l’adaptation du système éducatif aux besoins du marché du travail. "Il faudra entreprendre des réformes structurelles de vaste portée. Il est nécessaire d’améliorer le climat des affaires et l’accès au crédit, de renforcer la gouvernance et la transparence, de rendre le marché du travail plus efficace, de veiller à ce que les compétences acquises grâce au système éducatif et recherchées par les étudiants correspondent aux besoins des employeurs, de promouvoir la participation en plus grand nombre des femmes à la vie active et d’ouvrir plus largement l’économie aux investissements étrangers".

Avant de terminer sa "leçon" sur une note pas très rassurante. "Il convient d’agir sans tarder, car il faut un certain temps pour que les réformes structurelles produisent leurs effets". Voilà, tout ce que les gouvernements Bouteflika se sont refusés de faire vient d'être conseillé par le FMI. Après 20 ans de farniente : au travail !

La rédaction

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Commentaires (1) | Réagir ?

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Atala Atlale

Soit l'Algérie n'a plus le choix d'appliquer son propre programme économique et alors c'est le FMi qui l'impose, soit elle veut éviter de faire appel à des Algériens, comme Mr Benbitour ou Mr Benouari et ceci afin de continuer sa destruction du pays aux fins d'en faire une nouvelle colonie à proposer aux grandes puissances avec ses terres et ses serfs.

C'est inévitable, un pays dont le président est malade ou absent est livré à tous les appétits. tant que la plèbe n'a pour soucis que sa panse ou le foot c'est ainsi.