Les autorités interdisent une conférence de Younès Adli à Akbou

Younès Adli interdit d'expression à Akbou.
Younès Adli interdit d'expression à Akbou.

Sale temps pour la pensée et la liberté d'expression en Algérie. A la veille de l'élection législative, les autorités multiplient les interdictions de conférences publiques.

Selon une information rapportée par le site interne d'El Watan, les autorités ont interdit l'organisation d'une conférence autour de la pensée kabyle que devait animer l'écrivain Younès Adli. La même source nous apprend que la police a encerclé le siège du centre culturel pour empêcher la conférence et le chef de la police chargé de la besogne n'a avancé aucune explication aux organisateurs.

Pourtant, apprend-on, le maire de la commune a bien autorisé l'association Azday à tenir sa conférence publique. Alors sous quel ordre le chef de la police a ainsi agi ou simplement s'est-il affranchi de toute autorisation pour opérer ainsi ?

Les interdictions de débats publics se multiplient en Kabylie. Il y a dans le procédé comme une volonté de faire taire toute voix qui ne cadre pas au discours officiel. Après avoir étouffé le café littéraire de Bgayet, verrouillé les médias publics à toute expression libre, les autorités continuent à murer tous les espaces d'expression. En même temps, en haut lieu, on répète à tue-tête qu'en Algérie la liberté d'expression est respectée. Jusqu'à quand ?

Yacine K.

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Commentaires (1) | Réagir ?

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zwen

Si le pays est un Khalifat c’est normal que l’activité politique soit interdite. En arabe on dit : ''لا حزبية في الدين فمن تحزب خان''

, vous allez comprendre pourquoi c’est un grand péché de pratiquer la politique en Algérie. La gouvernance est orientée du haut vers le bas.

Dieu au-dessus de la pyramide. Il choisit le Khalifat par sa volonté. نسرالله

Le khalifat qui tue tous les autres et celui que dieu a élu.

Il choisit ses ministres, ces députés, les gouverneurs, ses walis…

les fatwas les lois les ordres suivent le cours en descendant.

Le peuple est عبدالله lui subit exécute et respecte la volonté de dieu.

Un schéma très simple des régimes arabo-islamiques.

Voilà pourquoi ce n’est pas le peuple qui choisit sa loi, sa constitution, sa liberté, son maire, son ministre, son président. Pour ça toute activité politique en dehors de ce modèle est interdite.

Le sens du mot politique en Algérie ce n’est pas l’explication que Larousse vous donne. Le petit peuple n’a pas le droit de faire de la politique, de militer, de participer ou de choisir ses dirigeants ou ses lois.

La seule opposition légitime aux yeux du gouvernement Algérien, est bien le FIS avec son aile armée, ils se battent pour le pouvoir. Actuellement dieu choisit Bouteflika, il le remplacera quand il n’aura plus envie.

Pour les indépendantistes Kabyles qui vont à contre-courant, ils ne sont pas considérer comme une opposition, mais des destructeurs des valeurs islamique. Et une grande menace à l’ordre déjà établie.

Malgré que ces Kabyles indépendantistes, sont pacifistes sans armes ni désobéissance civil, pour l’instant.

Tôt au tard le combat des kabyles ne se limitera plus à des déclarations sur internet, ou des plaintes à d’autres instances internationales, qui d’ailleurs restent impuissantes devant ces régimes de dictature. Les Kabyles s’organisent pour le moment pour faire valoir leurs revendications d’une manière pacifique, mais tranquillement ils vont perdre patience, et c’est le but du gouvernement de vouloir en finir avec eux à la manière qu’il maitrise le plus, la violence.

Je pense une fois que la maturité de révolution Kabyles est à terme, la prochaine étape du combat des Kabyles est la désobéissance civile. Ils finiront par élire leurs propres maires comme ils le font déjà avec les comités de villages. Ouvrir leurs propres écoles, payer leurs propres impôts, gérer leurs propres hôpitaux, développer leur économie, avoir leur propre justice comme dans le temps. Tout ça a déjà existé dans pas loin de temps.

La question finalement, que pourra faire la dictature d’Alger, pour stopper ça? Peut-être sortir une fatwa? Menacer avec l’enfer de l’au-delà?

Les Islamistes sont déjà rendus là, ils font des mariages non-inscrits à l’état civil, des enfants avec. Ils envoient leurs enfants dans les écoles coraniques, comme-ci l’école Algérienne ne forme pas déjà assez d’intégristes, tous leur argent passe par l’informel et ils paient leurs impôts de 10% obligatoire directement dans leurs fond collectif, et financent leurs projets. Ils règlent leurs conflits entre eux-mêmes. Je vous pose la question :’’ Est ce quelqu’un a déjà vu 2 islamistes en conflit devant la justice Algérienne?’’. Ce n’est pas parce qu’ils n’ont de problèmes entre eux. Mais ils ne reconnaissent pas les tribunaux de partout dans le monde. Ils continuent à faire leurs activités politiques sans soucis. Ali Belhadj est plus actif qu’avant, il donne des conférences dans des mosquées, des maisons, à toutes les occasions, funérailles, mariage… il y a personne qui le chasse ou qui lui interdit de parler.

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